Eulalie Nibizi (née le ) est une enseignante et syndicaliste du Burundi. Elle a présidé le Syndicat des travailleurs de l'enseignement du Burundi et le comité Afrique de l'Internationale de l'éducation. Exilée en Ouganda en 2017, elle travaille pour la Coalition burundaise des défenseurs des droits de l’homme.
Carrière professionnelle et militante
Après ses études secondaires à Rusengo dans la province de Buhumuza, elle commence sa carrière d'enseignante au lycée Maranatha de Kivoga[1]. Elle reprend des études universitaire et décroche une licence en langue et littérature française en . Elle a ensuite exercé comme professeure de Français et conseillère pédagogique[1].
Elle a participé en à la création du premier syndicat du Burundi, l'Union des travailleurs du Burundi[2]. Elle a ensuite pris ses distances avec ce syndicat, lorsque le pouvoir en place récupère le mouvement et oblige tous les fonctionnaires à adhérer[2].
Eulalie Nibizi est incarcérée en 1977[2] et en 2004[2],[3] pour «troubles à l'ordre public»[3]. Elle a fait état de pressions politiques à son encontre, dont des tentatives de corruption[2]. En 2002, elle obtient, à la suite d'une grève générale, un statut spécifique pour les enseignants, ainsi que le paiement d'arriérés de salaires et la gratuité des frais de scolarité pour les enfants d'enseignants[2].
Entre 2010 et 2015, elle a exercé des fonctions au niveau international, en devenant la présidente du comité régional Afrique de l'Internationale de l'éducation[1].
Exilée en Ouganda, elle devient coordinatrice, en de la Coalition burundaise des défenseurs des droits de l’homme (CBDDH), une plateforme qui regroupe des associations de défense des droits de l'Homme et qui travaille avec le HDR[4]. En , elle devient Directrice exécutive de cette ONG[1].