Euronet

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Euronet est un réseau informatique public européen, de type similaire à celui appelé Transpac en France, basé sur la norme X.25, utilisé entre banques de données scientifiques, mis en place à la fin des années 1970[1], qui a pris le relais du réseau" European Informatics Network (EIN), lancé lui en 1971, avec des choix techniques très différents, EIN ayant installé la technologie du datagramme en Europe et Euronet revenant à la commutation de circuits.

La France est "très active dans la définition du réseau" European Informatics Network (EIN) "tant sur le plan technique qu’industriel", dans le cadre plus général d'une active politique d'innovation de Maurice Allègre, à la tête de la Délégation générale à l'informatique[1].

Une réflexion à l'échelle européenne est engagée au milieu des années 1960, car "la CEE estime que le rythme de développement technologique est trop lent" face à "la vive progression de la concurrence américaine et japonaise". Pierre Aigrain, ministre français, préside la commission chargée de la coopération scientifique et technique à la Communauté européenne, au sein de laquelle est créé un groupe de travail chargé d'examiner "les possibilités d’une coopération technologique européenne dans sept principaux secteurs d’activités", le septième étant l’informatique et les télécoms" Dans la foulée un comité Cost (Coopération scientifique et technique) est créé en par le Conseil européen[1].

Le réseau European Informatics Network qui en découle sera ainsi parfois appelé "Cost 11" car consacré à la téléinformatique. Il est adopté le par huit gouvernements européens (France, Italie, Yougoslavie, Norvège, Portugal, Suisse, Suède, Grande-Bretagne, rejoints par les Pays-Bas en ) et de la Communauté européenne de l’énergie atomique[1]. Derek Barber du National Physical Laboratory (NPL) dirige le projet. France, Italie, Suisse et Grande-Bretagne ont accepté l’installation d’un centre de commutation de messages et le raccordement d’un ordinateur. Mais il n'y a pas encore de "fonds gérés en commun", selon Claude Labarrère[2] et cela commence par une "auberge espagnole où un certain nombre de pays s’associaient" avec des participants en désaccord sur les choix techniques, certains veulent la commutation de circuits d'autres de paquets, et c'est le second choix qui est fait, poussé par l’IRIA française ou encore le National Physical Laboratory britannique[1], qui ont respectivement lancé le réseau Cyclades et le Réseau du NPL, d'où est issu Derek Barber,du National Physical Laboratory[1], qui a délégué aussi Roger Scantlebury[3], même si les Britanniques ont par ailleurs mis en avant une solution proche d'un autre réseau, expérimenté lui par le British Post Office, proche de la technologie d’EPSS (Experimental Packet Switching System)[1],[3]? qui sera déployé en 1976[3].

Selon l'historienne Valérie Schafer, le projet Cost 11 entre, à l’été 1973, dans "une phase active"[1] avec "à titre d’expérience préliminaire", un raccordement entre les réseaux du NPL et de l’IRIA[1], puis en un appel d’offres, gagné début par le Mitra 15 comme routeur[1], le logiciel étant réalisé par un consortium unissant l'anglaise Logica à la française Sesa[1]. Les spécifications finales sont ainsi très proches de celles du réseau Cyclades de Louis Pouzin, qui observe ensuite que "toutes les offres remises par les industriels proposent le Mitra 15" comme routeur[1].

Le centralien Michel Gien est "promu responsable technique des relations entre le réseau Cyclades et EIN"[4], et fait la promotion des datagrammes et de Cigale, nouveau nom du réseau "Mitranet" de Cyclades[4]. Peu après, il accompagnera Louis Pouzin et Hubert Zimmermann, les responsables de réseau Cyclades, lors de leurs travaux au sein de l'IFIP et de l'International Network Working Group (INWG)[4].

Davies, Scantlebury et Barber sont membres du Groupe de travail international sur les réseaux (International Networking Working Group, INWG) qui propose une norme pour l'interconnexion des réseaux[5],[6],[7]. Derek Barber est nommé directeur du projet européen COST 11, le futur Réseau informatique européen (European Informatics Network). Scantlebury en supervise le déploiement technique depuis le Royaume-Uni[8],[9],[10].

Le réseau Euronet de 1979

Notes et références

Bibliographie

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