Euskerazaintza
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Euskerazaintza, Euskeraren Erri Akademia (Académie populaire de la langue basque), est une association d'écrivains en langue basque, d'enseignants, de poètes et d'artistes populaires. Euskerazaintza a été fondée en 1978 pour protéger et renforcer les dialectes basques utilisés pendant des siècles, face à la tendance croissante à les remplacer dans l'usage quotidien par le basque unifié (euskara batua)[1].
Le premier président de l'association fut Lino Akesolo. Il fut ensuite remplacé par Agustin Zubikarai, qui en assura la présidence jusqu'à sa mort en 2004[2]. Depuis cette date, c'est Martin Olazar qui en est le président[3].
EUSKERAZAINTZA / Euskerazaintza
ERRIZ —ERRI.... / De village en village
EUSKALKIZ EUSKALKI / avec leurs parlers
ERRI EUSKERA LANTZEN. / Travaillant pour le basque populaire." est le slogan de l'association, exprimant son engagement envers la vitalité des dialectes locaux[1].
Euskerazaintza est née en réaction à certaines décisions prises par Euskaltzaindia lors d'une réunion en 1978 à Bergara, jugées défavorables à la reconnaissance des dialectes. Un groupe dissident créa alors une structure parallèle visant à défendre une vision plus enracinée dans le parler populaire basque[4].
L'association défend l'usage vivant des euskalkiak (Dialectes du basque), estimant que l'usage exclusif du basque unifié dans les sphères publiques marginalise les formes dialectales traditionnelles et affaiblit leur transmission intergénérationnelle[5].
Activités
Euskerazaintza publie une revue du même nom, contenant des textes en dialectes basques, des analyses linguistiques et des articles sur la culture populaire. Le numéro 100, paru en 2021, comprenait plus de 100 pages consacrées à l'histoire locale, aux témoignages linguistiques et aux traditions rurales[6]. Elle organise également des conférences, des journées d'étude et des rencontres pour encourager l'usage des dialectes dans la vie quotidienne et valoriser leur richesse.
Le , le gouvernement basque a révoqué le statut d'utilité publique de l'association, en raison d'un manquement répété à ses obligations administratives, notamment l'absence de présentation des comptes de 2019 à 2023 et une inactivité observée par le protectorat administratif[7].