Eustachio Celebrino

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Eustachio Celebrino
Biographie
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Activités

Eustachio Celebrino, né en 1490 environ à Udine, et mort après 1535, est un graveur, calligraphe et écrivain italien.

Graveur et calligraphe

Eustachio Celebrino est né à Udine. La date se sa naissance peut être située autour de 1490. En effet, dans un texte publié vraisemblablement en 1525 (Dechiarazione perché non è venuto il diluvio del MDXXIIII), il affirme être « au milieu du voyage de sa vie », ce qui selon les canons de Dante correspond à 35 ans.

Gian Giuseppe Liruti, son premier et complaisant biographe, lui attribue un diplôme de philosophie et de médecine de l'Université de Padoue[1]. Mais les registres de cette université ne conservent aucune trace de son inscription. Celebrino a écrit deux opuscules sur des sujets médicaux (Regimento mirabile et verissimo ad conservare la sanità nel tempo de peste del 1522 et Questo è lo modo da guarir del mal francioso de 1526), mais il s'agit de simples compilations. La formation du Celebrino était celle d’un artiste, dans le sens d’artisan il dit lui-même de lui-même : « je me suis toujours consacré aux arts »[2].

Il quitte Udine en 1511, dans des circonstances obscures, en conflit avec un ami ou un membre de la famille[3]. La même année, il signe sa première gravure connue, une xylographie ornant le frontispice du Libro d'arme e d'amore chiamato Gisberto da Mascona de Francesco Luzio da Trevi, imprimé à Pérouse par Girolamo Cartolari[4]. Il reste à Pérouse au moins jusqu'en 1518, continuant à travailler pour l’imprimerie des Cartolari et pour celle de Cosimo Bianchino del Leone.

Dans les années 1523-1525, il vit à Venise, et travaille dans des ateliers qui ont marqué l’histoire de la calligraphie italienne et européenne. En 1523, en effet, il collabore à l'édition du Modo de temperare le penne con le varie sorti de littere, manuel de calligraphie de Ludovico degli Arrighi, dit le Vicentino, pour lequel il réalise les xylographies. En 1524 et 1525, il grave sur bois les illustrations du manuel de Giovanni Antonio Tagliente La vera arte de lo excellente scrivere. Enfin, en 1525 également, il publie son propre traité : Il modo di imparare di scriver lettera merchantescha et etiam a far lo inchiostro et cognoscere la carta. Con el modo de temperare la penna. Composto et fatto per lo Ingenioso Maistro Eustachio Cellebrino da Udene lo anno santo MDXXVI [1525][5]. Ses thèses sont à contre-courant d'une époque où triomphe la cancelleresca (les italiques qui vont bientôt s’imposer à la plus grande partie de l’Europe, avant de prendre le nom d’italico), et il défend les caractères mercantesca, de plus en plus perçus comme démodés. Toute l'oeuvre d'Eustachio est empreinte d'archaïsme, mais aussi d'un goût ajusté.

Écrivain

À partir de 1522 au moins, Eustachio Celebrino ajoute à ses activités de graveur et de calligraphe, celles d'écrivain, se consacrant à la rédaction et à l'impression de diverses brochures de petit format, faciles à vendre, proches parfois du charlanisme.

Outre les deux opuscules à caractère médical déjà cités, en font partie la Dechiarazion de 1525, qui se moque des astrologues qui avaient prédit une catastrophe aquatique qui aurait eu pour effet de détruire l’humanité en 1524, un manuel d’apprentissage de la langue turque (Opera a chi si dillettasse de saper domandar ciascheduna cosa in Turchesco, sans date), un traité de maquillage féminin (Venusta, 1526), des exemples de lettres d’amour (Chiave d'amore, 1527), un livre de secrets (Probatum est, 1527) ou un petit manuel pour apprendre à dresser une table (Refettorio, 1527). Il a publié un recueil de rimes, dans le goût actuel de Petrarque (Pantheon, 1525), et deux récits en vers: Fenitio (1530) et la Novella de uno prete(1535). Son œuvre la plus célèbre est La presa di Roma (1528), qui raconte en vers le sac de Rome de 1527 et qui a été réimprimée plusieurs fois avec des titres différents[6].

Il séjourne encore quelques années à Venise, travaillant notamment à l'imprimerie de Francesco Bindoni et Maffeo Pasini. Il part ensuite à Cesena, où il collabore avec Girolamo Soncino. Après 1535, date de la première édition de sa Novella , il n’y a plus de nouvelles de lui.

Ouvrages

Notes et références

Annexes

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