Eva Illouz

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Naissance
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FèsVoir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Formation
Université Paris-Nanterre
Annenberg School for Communication at the University of Pennsylvania (en) (docteur en philosophie)
Université hébraïque de JérusalemVoir et modifier les données sur Wikidata
Eva Illouz
Eva Illouz en 2025.
Fonction
Directrice
École des beaux-arts Bezalel
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (64 ans)
FèsVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Formation
Université Paris-Nanterre
Annenberg School for Communication at the University of Pennsylvania (en) (docteur en philosophie)
Université hébraïque de JérusalemVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
Liste détaillée
Prix des Rencontres philosophiques d'Uriage (d) ()
Prix EMET pour l'Art, la Science et la Culture (en) ()
Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()
Prix Albertus-Magnus ()
Prix Aby-Warburg ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Le Capital sexuel (d), Unloving (d), Happycratie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Eva Illouz (en hébreu : אווה אילוז), née le à Fès au Maroc, est une sociologue et universitaire franco-israélienne[1] d'origine marocaine spécialisée dans la sociologie des sentiments et de la culture[2]. Elle est directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à partir de 2015. En 2024, elle reçoit le prix Aby-Warburg.

Jeunesse et formation

Née le à Fès au Maroc, d'Émile-Haïm un bijoutier et d'Alice, une mère au foyer d'une famille de 4 enfants, Eva Illouz déménage en France en 1971 alors qu’elle a 10 ans[3],[4].

Diplômée de l'université Paris-Nanterre en sociologie, elle suit ensuite des cours de communication à l'université hébraïque de Jérusalem entre 1983 et 1986. Entre 1986 et 1991, elle étudie à l'école de communication et d'études culturelles de l'université de Pennsylvanie, où elle obtient un doctorat[5].

Eva Illouz parle couramment le français, l'hébreu, l'anglais et l'allemand.

Carrière

Deux ans après l'obtention de son doctorat, en 1993, elle est professeure invitée à l'université Northwestern, dans l'Illinois. Elle reste à ce poste jusqu'en 1995.

En 2000, elle enseigne la sociologie à l'université hébraïque de Jérusalem, et devient professeur d'université en 2004[6]. Elle est professeure invitée à l'université de Princeton pendant un an. Elle est nommée directrice de l'école des beaux-arts Bezalel, à Jérusalem[7].

Depuis 2015, elle est directrice d'études à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris[8], et enseigne également à l'université de Zurich, en Suisse.

Depuis , elle est professeur à l'université Zeppelin.

En 2024, la ville de Hambourg lui décerne le prix Aby-Warburg, attribué tous les quatre ans[9].

Eva Illouz est l'auteure de 12 livres traduits en 18 langues et écrit régulièrement pour des journaux tels que Die Zeit, Le Monde et Ha'aretz.

Elle connait un fort succès en Allemagne où ses livres sont édités à plus de 250 000 exemplaires[10].

Le comité du prix Israël choisit Eva Illouz pour recevoir ce prix en 2025. En , le ministre israélien de l'Éducation, Yoav Kisch, annule la sélection d'Illouz, la décrivant comme animée par une « idéologie anti-israélienne » car elle a signé un appel en 2021 demandant à la Cour pénale internationale d'enquêter sur les potentiels crimes de guerre commis par l'armée israélienne en Cisjordanie[11],[12].

Lors d'une invitation aux matins de France Culture le 16 Décembre 2025, animé par Guillaume Erner, elle considère les sympatisants de la France Insoumise plus antisémites que ceux du Rassemblement national. Son argumentaire tient sur des théories de Sigmund Freud à propos du déni. Dans le cas où on leur reprocherait une telle position, selon elle, leurs sympathisants ne feraient que nier de tels faits[13].

Recherches

Eva Illouz explore les liens entre les émotions dont on connaît les difficultés pour les définir ou les dénombrer (neuf, selon elle) et la communication, en particulier dans le cadre d'une société de consommation[3].

Elle s'intéresse au rôle des médias dans la création du vocabulaire, des métaphores et des causalités à travers lesquels nous percevons, interprétons et façonnons notre vie émotionnelle. Elle interroge l'évolution des médias, dont la mission de captiver un public modifie la façon dont ce dernier traite les émotions complexes. Elle se demande notamment si les médias ont contribué à une transformation de notre vie émotionnelle et, le cas échéant, quelle est la nature de cette transformation[3].

Un autre de ses axes de recherche porte sur la manière dont la culture privée et plus particulièrement les relations amoureuses (comme les rendez-vous et le choix des partenaires) est influencée par le capitalisme et les médias de masse[14],[15],[16].

Ses travaux, qui couvrent un large cadre d'analyse, s'appuient sur différentes disciplines telles que la sociologie historique, l'anthropologie et la sémiotique.

Eva Illouz analyse également l'interaction entre les médias populaires, les systèmes d'information, l'économie et les émotions, montrant comment ces dimensions se façonnent mutuellement[3].

Décoration

Publications

Notes et références

Liens externes

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