Eva Rittmeister
médecin allemande, résistante contre le nazisme
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Eva Rittmeister Knieper, née le à Zeitz et morte le , est une résistante allemande au nazisme, proche de l'Orchestre rouge. Après la guerre, elle exerce comme psychothérapeute.
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nom de naissance |
Eva Knieper |
| Nationalité | |
| Domiciles |
Brême (à partir de ), Sankt Märgen, Hochdorf |
| Formation |
Heilsches Abendgymnasium (d) (à partir de ) |
| Activités |
Psychothérapeute, employée de bureau, actrice, chanteuse, infirmière, médecin, résistante, artiste |
| Conjoint |
John Rittmeister (à partir de ) |
| Personne liée |
|---|
Biographie
Eva Knieper est née le à Zeist. Elle est la fille d'un commerçant[1]. Après l’école, elle suit une formation d’infirmière en pédiatrie, puis travaille comme employée de bureau[1]. Plusieurs sources indiquent cependant qu'elle est comédienne[2],[3].
En 1939, elle épouse le médecin et psychanalyste John Rittmeister, de 15 ans son aîné. Par son intermédiaire, elle entre en contact avec les groupes résistants autour de Harro Schulze-Boysen[1].
Pour préparer son Abitur en 1940, Eva Knieper fréquente le Heilsche Abendgymnasium à Schöneberg. Elle y rencontre, entre autres, Ursula Goetze, Liane Berkowitz, Fritz Thiel (de) et Friedrich Rehmer (de). Ils se réunissent pour discuter et constituent progressivement un groupe de jeunes opposés au nazisme[1],[4] .
Fin 1941, les Rittmeister font la connaissance du couple Harro et Libertas Schulze-Boysen qui commencent à regrouper des opposants au nazisme, comme qu'Arvid et Mildred Harnack. Le groupe distribue des tracts et a parfois des contacts avec des diplomates soviétiques qu'ils informent des activités de l'armée allemande[1]. La propagande nazie regroupe cette mouvance d'opposants sous le nom de groupe « l'Orchestre rouge », en référence à ses relations présumées avec l'Union soviétique[1].
À partir de la mi-, les membres principaux du groupe sont surveillés par la Gestapo et leurs téléphones sur écoute. Informés du début des arrestations, John et Eva Rittmeister parviennent à détruire presque tous les documents en leur possession[5].
Ils sont arrêtés le vers 6 heures à leur domicile. Après une brève libération, elle est arrêtée une seconde fois le et emprisonnée à Berlin, dans la prison de la Kantstraße (de)[6].
Le deuxième sénat du Reichskriegsgericht la condamne le à trois ans de prison « pour avoir écouté des radios ennemies ». Elle est libérée en par l'Armée rouge[1], alors que son mari John Rittmeister sera condamné à mort et exécuté le [7].
Après-guerre
Eva Rittmeister épouse en secondes noces, à une date indéterminée, Heinz Hildebrand et est alors connue sous le nom de Eva Hildebrand[8]. Elle exerce comme psychothérapeute et travaille un temps avec Fritz Riemann[8].
Distinctions
En 1979, Eva Hildebrand-Rittmeister est la première à obtenir la Médaille John Rittmeister de la Société de psychothérapie médicale de la République démocratique allemande en reconnaissance de ses réalisations particulières en psychothérapie et en psychiatrie sociale[9]. La médaille a été attribuée à 21 personnes, dont seulement trois femmes : elle-même, Irene Blumenthal (de) et Christa Kohler (de).