Eve Billing
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Eve Billing, née en 1923 et morte le , est une phytopathologiste britannique.
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National Agricultural Advisory Service (d) Université de Reading East Malling Research Station |
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Ses travaux portent principalement sur l'épidémiologie du feu bactérien, maladie causée par Erwinia amylovora et affectant plusieurs plantes de la famille des Rosaceae (aubépine, cotonéaster, poirier, pommier...)
Biographie
Après des études de microbiologie à l'université de Manchester, elle travaille dès 1957 pour le National Agricultural Advisory Service (en) à Wye (Kent, Royaume-Uni) avant de rejoindre en 1962 département de microbiologie de l'université de Reading (Berkshire). De retour dans le Kent en 1972, elle intègre l'East Malling Research Station où elle exerce jusqu'à sa retraite au début des années 1980. Elle s'installe alors à Cirencester mais poursuit ses recherches depuis son domicile. Sa dernière publication scientifique intervient en 2011[1].
Elle meurt le , à l'âge de 95 ans, au Hunters Care Home de Cirencester[2].
Travaux scientifiques
| Image externe | |
| Eve Billing en 2012 sur media.springernature.com | |
Ses travaux de phytopathologiste l'amènent à étudier plus spécialement Erwinia amylovora, agent du feu bactérien. Cette maladie cause d'importants dégâts dans les vergers d'arbres fruitiers à pépins mais aussi sur les végétaux d'ornement, en pépinières, en plantations ou spontanés, appartenant à la famille des Rosaceae.
Dans le domaine de la recherche appliquée, elle conçoit un modèle destiné à prévoir les risques d'infection du feu bactérien en fonction des paramètres météorologiques. Ce modèle est complété et affiné par plusieurs de ses collègues[1].
Sur le plan de la recherche fondamentale, elle étudie plus particulièrement la capsule d'E. amylovora ce qui lui permet d'intégrer le rôle des biofilms dans les infections bactériennes[1]. Elle s'intéresse également au rôle des bactériophages comme potentiels agents de lutte biologique contre le feu bactérien[3].
Distinctions et hommages
La bactérie pathogène Erwinia billingiae, qui s'attaque aux plantes mais peut, ponctuellement, infecter l'homme[4], est nommée en son honneur[1].
Le deuxième symposium international sur le feu bactérien des rosacées, qui a lien du 17 au à Traverse City dans le Michigan, lui est dédié[5].
Publications
- (en) Eve Billing, « Studies on a soap tolerant organism: a new variety of Bacterium anitratum », Journal of General Microbiology, no 13, , p. 252-260.
- (en) Eve Billing, « An association between capsulation and phage sensitivity in Erwinia amylovora », Nature, no 186, , p. 819-820 (lire en ligne).
- (en) R. A. Lelliot, E. Billing et A. C. Hayward, « A determinative scheme for the fluorescent plant pathogenic pseudomonads », Journal of Applied Bacteriology, no 29, , p. 470-487 (lire en ligne).
- (en) Robert A. Bennett et Eve Billing, « Origin of the polysaccharide component of ooze from plants infected with Erwinia amylovora », Journal of General Microbiology, no 126, , p. 341-349 (lire en ligne).
- (en) Eve Billing, « Reflections on fireblight and questions », Acta Horticulturae, no 896 « XII International Workshop on Fire Blight », , p. 33-38 (lire en ligne).