En , l'entrepreneur chargé des travaux de l'Exposition internationale de Nice est invité à prendre possession des terrains destinés à accueillir l'événement. Dix-huit wagons de matériaux arrivent en gare de Nice afin de permettre la construction des bâtiments et des enceintes de l'exposition. Un bureau spécial de renseignements est établi sur place, à la villa Piccus, pour centraliser les informations relatives à l'exposition. Un embranchement ferroviaire spécifique relie le site du futur palais à la gare de Nice, afin de faciliter l'acheminement direct des matériaux sans rupture de charge, ce qui permet un gain de temps et une réduction des coûts. De nombreuses demandes d'exposants parviennent déjà au comité organisateur. Les représentants ayant participé à des expositions internationales antérieures soumettent leurs offres de service, lesquelles sont acceptées. Le nombre d'exposants français dépasse dès lors notablement celui de l'Exposition de Bordeaux[1].
La plupart des villes du littoral, à l'exception de Hyères, répondent favorablement à l'appel lancé par le commissaire général de l'exposition. Dans plusieurs régions de France, notamment dans les grandes villes, des comités d'initiative se constituent afin de stimuler l'engagement des négociants et des industriels. Des démarches actives sont également entreprises auprès des principaux exposants de la section française à Amsterdam pour les inciter à participer à l'Exposition internationale de Nice. Un catalogue officiel de l'exposition est aussi constitué début 1883. Les principales maisons de librairie sont sollicitées pour y contribuer[1].