Eyad al-Gharib
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Eyad al-Gharib, né en 1976 à Mohassan, est un ancien sergent des services de renseignements syrien. Il se réfugie en Allemagne après avoir déserté et fui la Syrie. En 2019, il y est arrêté car il est soupçonné de complicité de crimes contre l'humanité. Le , il est reconnu coupable par la justice allemande. C'est la première condamnation au monde pour des exactions ayant eu lieu pendant le conflit syrien.
Eyad Al-Gharib naît en 1976 à Mohassan, près de Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie. Fils de paysans, il quitte la région à la fin du lycée en 1994 pour la capitale, où il s’engage au sein des renseignements généraux en 1996[1]. Eyad al-Gharib postule aux services de renseignements alors qu'il est âgé d'une vingtaine d'années. Il y travaille comme instructeur pendant plus de dix ans, chargé de l’entraînement physique et militaire des nouvelles recrues. Il y enseigne le maniement des fusils, des grenades et des bombes à fragmentation.
En 2010, il est transféré à la branche 251, au département « religion » , où il doit effectuer des rapports sur les prêches dans les mosquées pour savoir si des imams critiquent le régime[1]. Plus tard, lassé des tâches administratives, il demande à être transféré à la subdivision 40 de la Branche 251, en ne pouvant ignorer ce qui s'y passe[2]. À partir de février-, les arrestations, la torture et les décès sous la torture se multiplient[2]. Al-Gharib est chargé de la répression violente et des arrestations lors des manifestations[3].
Eyad al-Gharib déserte en 2012 et fuit la Syrie en 2013. Il arrive en Allemagne le après être passé par la Turquie puis en Grèce. Il explique aux autorités allemandes son rôle au service de régime syrien.