Féris Barkat
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Féris Barkat, né le dans le Bas-Rhin, est un militant et influenceur français. Cofondateur de l'association Banlieues climat, ses interventions promeuvent une « écologie populaire » articulant enjeux climatiques et inégalités sociales.
Origines familiales
Féris Barkat naît le à Illkirch-Graffenstaden[1] ou à Hautepierre[2] d'un père ouvrier algérien et d'une mère marocaine[3]. Fils unique de parents divorcés, il grandit à Koenigshoffen[2], dans la banlieue de Strasbourg et obtient un baccalauréat économique et social[4].
Parcours
Il étudie ensuite la philosophie politique[2] à Londres, à la London School of Economics, qu'il abandonne au cours de la deuxième année[3] en raison de l'hospitalisation de sa mère[2], puis intègre le Collège citoyen de France à Paris[4]. Il prend conscience de l'exposition à la pollution lorsque sa mère, qui vit à l'Elsau, est diagnostiquée d'une tumeur du cerveau ; elle meurt le [2],[5]. Il évoque alors l'exposition aux particules fines et la précarité environnementale propre à certains quartiers populaires[6].
Activités
Banlieues climat
En , il cofonde Banlieues climat avec Sanaa Saitouli[7], Abdelaali El Badaoui et Sefyu[8],[9]. Banlieues climat est une association visant à sensibiliser les jeunes entre 16 et 25 ans[9] aux enjeux climatiques et à l'écologie[4],[10],[11], des thèmes qu'il estime délaissés dans les quartiers populaires et les banlieues[4],[12], permettant la création d'un diplôme écologique pour les quartiers populaires[13]. En , il « mobilise la jeunesse des quartiers populaires » en vue des élections législatives[11].
Le , des membres de Banlieues climat sont invités à l'Assemblée nationale pour présenter leurs actions et défendre une écologie populaire articulée aux inégalités sociales[14].
En , il participe à la réunion annuelle du pacte vert pour l'Europe à Bruxelles, où il intervient pour représenter Banlieues climat. Il y défend l'idée que les politiques climatiques doivent partir des réalités vécues par les habitants des quartiers populaires et des pays du Sud, et pas seulement des trajectoires de CO2, afin d'éviter une écologie conçue depuis les seuls centres de pouvoir européens[15].
À l'automne , l'association ouvre à Saint-Ouen-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, une « école populaire du climat », présentée comme une formation conçue « par et pour les premiers concernés »[16].
En , il se rend avec l'association à la Conférence de Belém de 2025 sur les changements climatiques[2],[17].
Autres activités
Actif sur les réseaux sociaux et notamment sur la plateforme TikTok, il gagne en popularité au cours de l'année [3].
Depuis , il siège au conseil d'administration du fonds de dotation du palais de Tokyo[sp 1],[sp 2].
Il pratique également le slam, qu'il mobilise dans ses interventions publiques autour du climat ; des médias le présentent comme « slameur », et son texte Belle au bois brûlant remporte le deuxième prix lors d'un concours dédié à la biodiversité[18],[19].
Il enseigne à partir de à l'université Sorbonne-Nouvelle[20] où il donne un cours intitulé « Cultures, écologies, transitions »[2], un dispositif qualifié d'« expérimental » par l'université elle-même, portant sur des approches critiques de la violence et la notion de « violences structurellement transmissibles. »[réf. nécessaire]
Il investit également certaines institutions culturelles (palais de la Porte-Dorée, palais de Tokyo) pour en faire des « lieux d’émancipation collective »[21] ou mettre en place des expositions[5].