FIAR

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Création1941
Dates clés1941 : CGE SpA rachète FAR SpA
1980 : vente à SETEMER SpA
1989 : Finmeccanica prend 12 ¨de FIAR SpA
1989 : Rachat de Inelco-Erisys SpA
1992 : Finmeccanica détient 52 %
1998 : devient filiale d'Alenia Difesa
2003 : Intégrée dans Galileo Avionica
Disparition2003 - Incorporation dans Galileo Avionica
Personnages clésGiorgio Oldoini (Président)
FIAR - Fabbrica Italiana Apparecchiature Radioelettriche S.p.A.
Création 1941
Dates clés 1941 : CGE SpA rachète FAR SpA
1980 : vente à SETEMER SpA
1989 : Finmeccanica prend 12 ¨de FIAR SpA
1989 : Rachat de Inelco-Erisys SpA
1992 : Finmeccanica détient 52 %
1998 : devient filiale d'Alenia Difesa
2003 : Intégrée dans Galileo Avionica
Disparition 2003 - Incorporation dans Galileo Avionica
Personnages clés Giorgio Oldoini (Président)
Forme juridique S.p.A. Société anonyme italienne par actions
Siège social Milan
Drapeau de l'Italie Italie
Actionnaires Leonardo (100 %)
Activité Industrie électronique
Produits Systèmes électro-optiques
systèmes intégrés
radars
avionique
Effectif 2002 : 530

Chiffre d'affaires 2002 : 81,5 M €uros[1]
Résultat net 2002 : 3,8 M €uros[1]

La société FIAR -Fabbrica Italiana Apparecchiature Radioelettriche S.p.A., connue sous le simple acronyme FIAR SpA, est une entreprise italienne du secteur électronique active dans la construction d'équipements professionnels à usage civil et militaire, un constructeur d'avionique et de radars. Le radar de l'avion de combat multirôle biréacteur européen, à ailes delta, Eurofighter contient sa technologie[2].

En 1941, la CGE - Compagnia Generale di Elettricità S.p.A. rachète la société FAR - Fabbrica Apparecchi Radiofonici S.p.A. et la renomme FIAR - Fabbrica Italiana Apparecchiature Radioelettriche S.p.A.[3],[4].

L'activité de FIAR consistait initialement à produire des postes de radio à usage domestique sous sa marque dans une usine située dans le quartier de Vialba de la capitale lombarde[5].

Peu après la fin de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, FIAR rachète l'usine italienne Telefunken de Baranzate[6],[7]. Durant les années du Plan Marshall, les compétences techniques acquises ont permis de lancer, en 1953, une ligne de production de téléviseurs dans l'usine de Baranzate[7]. Les productions militaires, qui avaient cessé avec la fin du conflit mondial, ont repris au plus fort de la guerre froide avec le développement de la technologie des radars. FIAR SpA va se développer fortement dans le secteur militaire et dans le secteur civil avec la fourniture de répéteurs de télévision à la Rai − Radiotelevisione Italiana S.p.A. et le développement des secteurs spatial et électro-optique. En 1953, FIAR crée le radar de conduite de tir AA N3 MK7 dans l'usine de Vialba[3],[8] À l'époque, la société employait 600 salariés, passés à plus de 2 000 dans les années 1960[5].

Dans les premières années de l'ère spatiale, une partie des investissements de FIAR a été orientée dans ce secteur innovant en concevant des sous-systèmes de puissance pour les satellites et des synthétiseurs de fréquence pour les répéteurs embarqués. En 1969, FIAR occupe le premier poste de maître d’œuvre du transpondeur satellite ELDO-F9[9].

En 1967, le groupe CGE - Compagnia Generale di Elettricità S.p.A. vend ses activités d'électronique grand public à AEG-Telefunken et la partie restante de FIAR - défense et espace - est intégrée, devenant la division électronique professionnelle du groupe[3],[7],[10]. Parallèlement, la FIAR renforce ses compétences dans le domaine militaire avec la production, en coopération avec l'entreprise américaine Raytheon, du système de missile HAWK et lance la conception du nouveau radar embarqué du chasseur Aeritalia F-104S Starfighter avec la participation de Rockwell International.

En 1976, premier bilan annuel négatif pour CGE-FIAR ; c'est le début d'une période de manque de rentabilité qui va durer jusqu'en 1981[3]. En 1978, la CGE met en œuvre un plan de réorganisation d'entreprise qui aboutit à la transformation de la CGE en holding et la création de 3 nouvelles sociétés chef de groupe, parmi lesquelles FIAR-Fabbrica Italiana Apparecchiature Radioelettriche S.p.A., qui intègre toutes les activités électroniques[11]. La restructuration va conduire la société à avoir six lignes de produits : systèmes avioniques, grandes installations, systèmes de défense aérienne, électro-optique, composants satellites et systèmes d'automatisation industrielle.

En 1980, la nouvelle société FIAR S.p.A. est rachetée (81 %) par la Società Elettro Telefonica Meridionale SpA, société contrôlée par le groupe suédois Ericsson[3]. La société est à nouveau réorganisée et, après une rapide progression de la production et des investissements, l'effectif passe de 943 en 1982 à 1 215 en 1988. La direction décide alors de structurer l'activité en trois divisions : défense, espace & automatisation et soutien logistique[3]. En 1985, la société FIAR SpA est cotée à la Bourse de Milan[12].

En 1987, la société Sabaudia Finanziaria, appartenant au groupe CIR-De Benedetti , entre dans l'actionnariat de FIAR SpA avec une participation de 9,5 %, revendue après un an seulement[13],[14]. Deux ans plus tard, en 1989, le groupe public Finmeccanica prend une participation de 12,0 % dans le capital de FIAR SpA[15]. La même année, FIAR SpA prend une participation majoritaire dans la société Inelco-Erisys SpA du groupe Sopaf, le plus grand fabricant italien de systèmes de sécurité professionnels[16].

La holding publique Finmeccanica est devenue l'actionnaire majoritaire de FIAR en 1992, avec 52,0 %. Elle transforme l'entreprise milanaise en unité stratégique de sa division avionique et équipements Alenia Difesa, avec la cession à cette dernière, en 1998, de toutes les activités liées[17],[18]. Depuis lors, la production de FIAR concerne principalement les systèmes électroniques, les technologies de l'information, la robotique industrielle, les systèmes de sécurité et d'automatisation industrielles et le contrôle environnemental[3].

En 2003, FIAR SpA, devenue une filiale de Finmeccanica, intègre Galileo Avionica, une société qui, par le biais de divers processus de fusions et acquisitions, a fusionné avec Selex Galileo, Selex ES du groupe Leonardo-Finmeccanica[19].

Informations et données

Notes et références

Voir aussi

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