Fabrice Hadjadj

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Fabrice Hadjadj
Fabrice Hadjadj, à l'Institution Sainte-Jeanne d'Arc de Brignoles en 2009
Fonction
Directeur
Philanthropos
-
Vincent Aubin (d)
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Père
Bernard Hadjadj (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Siffreine Michel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Influencé par
Distinctions
Liste détaillée
Grand prix catholique de littérature ()
Prix du Cercle Montherlant ()
Prix de littérature religieuse ()
Prix spiritualités d'aujourd'hui ()
Prix Siloë Pèlerin ()
Prix du Cardinal-Lustiger ()
Docteur honoris causa de l'université catholique de Valence Saint Vincent martyr (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
  • Réussir sa mort : Anti-méthode pour vivre (2005)
  • La Foi des Démons ou l'athéisme dépassé (2009)
  • L'Attrape-Malheur (2020-2022)

Fabrice Hadjadj, né le à Nanterre (Hauts-de-Seine), est un écrivain et philosophe français converti au catholicisme, qui fut notamment directeur de l'Institut Philanthropos et membre du Conseil pontifical pour les laïcs. Il est l’auteur de nombreux ouvrages, essais et pièces de théâtre, dont plusieurs livres consacrés à la critique de la technologie moderne et au mode de vie contemporain[1]. Plusieurs de ses textes ont été distingués par des prix.

Jeunesse et études

Fabrice Hadjadj est né en 1971 dans une famille d'origine tunisienne ; ses parents sont alors militants maoïstes à l'université Paris-Nanterre[2].Son père Bernard Hadjadj étant alors diplomate pour l'Unesco et la mission française de coopération et d'action culturelle, il le suit dès l'âge de 13 ans dans ses affectations successives en Haïti, au Bénin, à Djibouti[3]. Il restera profondément marqué par la rencontre avec la culture noire, notamment haïtienne, dont il apprendra le créole[3], et découvrira les artistes tels que Frankétienne[note 1], Lyonel Trouillot, Jean-Louis Sénatus, Émeline Michel et Master Dji (en), pionner du hip-hop haïtien qui l'initiera au travail de studio.

De retour en France et après avoir commencé une année de mathématiques supérieures[3] à Saint-Louis puis de médecine au CHU Pitié-Salpêtrière, il se réoriente finalement vers l'Institut d'études politiques de Paris, et poursuit ensuite des études de philosophie à la Sorbonne, dont il est agrégé[4].

Parcours

En 1995, il fait paraître son premier ouvrage : Objet perdu[5], un collectif d'inspiration nihiliste qu'il dirige en collaboration avec Claude Alexandre et John Gelder et auquel collabore notamment Michel Houellebecq.

Il consacre la plupart de ses essais à la question du salut, de la technique et du corps, s'inspirant notamment d’Aristote, de Thomas d’Aquin, de Heidegger, d’Emmanuel Lévinas et de Günther Anders.

En 2012, après avoir vécu plusieurs années à Vins-sur-Caramy dans le Var[6], près de Brignoles où il enseigne la philosophie en lycée, il s'installe à Fribourg[7] en Suisse où il dirige l'Institut Philanthropos.

En est annoncée la nomination de Vincent Aubin pour prendre sa suite comme directeur de Philanthropos[8], en prévision du départ de Fabrice Hadjadj à Madrid pour le lancement de l'Institut Incarnatus, inspiré du projet suisse[9].

Vie privée

Famille

En 2001, il épouse la comédienne et metteur en scène Siffreine Michel[10], formée à la Classe Libre du Cours Florent. Ensemble, ils ont dix enfants[11],[12].

Convictions politiques et religieuses

Il se déclare athée et anarchiste jusqu'en 1998, date à laquelle il se convertit au catholicisme, lorsqu'une maladie sérieuse de son père le pousse à entrer dans l'église Saint-Séverin du Quartier latin et à prier la Vierge Marie[13],[14]. Il est oblat bénédictin de l'abbaye de Solesmes, où il a été baptisé[14] et se présente comme « juif de nom arabe, de confession catholique et de langue française »[13],[15].

Œuvre

Fabrice Hadjadj a publié une quarantaine de livres, dans plusieurs genres littéraires :

  • le théâtre : À quoi sert de gagner le monde (2002)[16], Massacre des Innocents (2006)[17], Pasiphaé (2009)[18], Jeanne et les Posthumains (2015) ;
  • l'essai : Et les violents s'en emparent (1999), La Terre chemin du ciel (2002), Réussir sa mort (2005), La Profondeur des sexes (2008), La Foi des démons ou l'Athéisme dépassé (2009), Le Paradis à la porte (2011) ;
  • le livre d'art : Passion Résurrection avec Arcabas[19] (2004), L'Agneau mystique : le retable des frères Van Eyck (2008), Jugement dernier, le retable de Beaune de Rogier van der Weyden (2010).
  • le roman et le conte: trilogie de L'Attrape-Malheur (2020-2022), La petite fille blanche (2024)
  • le récit de type midrashique: Noé (2025),

Depuis 2015, il est conseiller de rédaction de la revue d'écologie intégrale Limite. Comme les autres contributeurs, lecteurs de Karl Marx, de Jacques Ellul et d'Ivan Illich, il collabore à sa mesure au développement d'une pensée critique du capitalisme industriel, de l'idéologie de la croissance et de la consommation.

Également musicien, en 2017 il écrit et enregistre l'album de chansons Nos vies quotidiennes[20], et collabore la même année avec Marguerite Chauvin et Vincent Laissy sur l'album Les Circonstances, dont il écrit les textes[21].

Collaborations

Il contribue régulièrement au magazine d'art contemporain Artpress, au Figaro littéraire, à La Vie, au magazine de littérature Transfuge, à la revue d'écologie Limite, à la revue Le Verbe ou au journal La Décroissance. Depuis , il coanime l'émission Matière à penser sur Radio Notre Dame avec Galdric Drapé.

Publications

Essais

Théâtre

Récits

Essais sur l'art

Entretiens

Articles en ligne

  • « La personne, la transcendance et l’État. La laïcité n’est pas l’anti-religion », Revue du Mauss, vol. 1, no 49, , p. 319-326 (lire en ligne)
  • « Contre la “saine famille” : À propos d’un texte de Michel Serres », Études, t. 418, no 4, , p. 461-472 (lire en ligne)
  • « Mozart, ou le poids de la légèreté », Études, t. 410, no 3, , p. 365-376 (lire en ligne)

Distinctions

Notes et références

Voir aussi

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