Fadhel Jaziri naît au sein d'une famille de la petite bourgeoisie de la médina de Tunis connue dans la fabrication des chéchias; son père est un libraire connu à Bab Souika et gérant du café Ramsès et de l'hôtel Zitouna, lieux de rencontre d'hommes politiques, d'écrivains, d'hommes de théâtre et de musiciens. Ce cadre permet au jeune Jaziri de développer sa passion pour la culture et le théâtre. Il effectue ses études secondaires au Collège Sadiki, où il fait partie d'une troupe théâtrale scolaire comprenant notamment le futur ministre de la culture Abderraouf El Basti et l'acteur Raouf Ben Amor. Sous la direction de Mohsen Ben Abdallah, Fadhel Jaziri a le privilège d'être l'un des élèves de Zoubeir Turki en dessin et Ahmed Larbi en langue arabe[1].
Déjà élève, il participe aux manifestations de 1968 et aux grèves estudiantines à la faculté des lettres et des sciences humaines de Tunis, où il prend la parole dans l'un des amphithéâtres pour exprimer son soutien comme représentant du comité des élèves. En 1969, il intègre la faculté en section de philosophie mais se voit renvoyé rapidement en raison de ses prises de position.
En 2006, Fadhel Jaziri est décoré des insignes de commandeur de l'Ordre du mérite culturel tunisien[3].
En 2016, Fadhel Jaziri réalise Éclipses (Khousouf) avec en têtes d’affiche Ali Jaziri et Yasmine Bouabid[4].
Il met en scène plusieurs de ses spectacles accompagné de Samir Agrebi, dont Nouba (1991), Hadhra (qui reste l'un de ses plus grands succès à ce jour)[5], Noujoum (1992) et plus récemment Ezzaza et Hadhra 2010.
Membre de la commission économique et sociale de Nidaa Tounes, il annonce sa démission du parti le [6].
Fadhel Jaziri meurt le après une longue maladie[7].