Faille d’Aledjo
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La faille d’Aledjo, est un site géographique et routier situé dans la préfecture d’Assoli, dans la région de la Kara, au nord du Togo. Elle se trouve à environ 36 kilomètres au nord de Sokodé et constitue un passage historique entre les régions méridionales et septentrionales du pays. Le site est connu pour sa percée spectaculaire à travers les monts Togo, réalisée pour le passage de la route nationale 1.
La faille d’Aledjo est située dans la chaîne montagneuse des monts Togo, prolongement méridional de l’Atakora[1]. Elle se trouve à une altitude moyenne d’environ 650 mètres, à proximité du village d’Aledjo Kadara, à ne pas confondre avec la localité d’Alédjo située au Bénin. Le site est localisé à environ 378 kilomètres au nord de Lomé et marque une zone de transition entre la région Centrale et la région de la Kara[2],[3],[4].
Historique
Les premiers travaux d’aménagement du passage remontent à la période coloniale allemande, au début du XXe siècle, afin de faciliter les échanges entre le sud et le nord du territoire. La percée actuelle de la montagne, telle qu’elle est connue aujourd’hui, a été réalisée dans les années 1950. Elle a permis l’ouverture d’un axe routier majeur reliant Lomé à Cinkassé, à la frontière avec le Burkina Faso. Pendant plusieurs décennies, la faille d’Aledjo a constitué un passage stratégique pour le transport de marchandises et la circulation des poids lourds en direction des pays sahéliens[5],[2],[3],[4].
Infrastructures routières
La route traversant la faille correspond à l’ancien tracé de la route nationale 1. En raison de la pente, de l’étroitesse du passage et des contraintes techniques, ce tronçon a longtemps été considéré comme difficile, notamment pour les véhicules lourds[5]. Dans les années 2010, une voie de contournement plus moderne a été construite afin d’améliorer la sécurité et la fluidité du trafic entre Sokodé et Kara. Depuis la mise en service de cette déviation, la circulation des camions est interdite dans la faille, qui est désormais principalement empruntée par les véhicules légers[2],[4].
Problèmes et controverses
La construction et la réhabilitation de la voie de contournement ont fait l’objet de critiques dans la presse togolaise, en raison de retards, de dégradations prématurées de l’ouvrage et de soupçons de mauvaise exécution des travaux. Plusieurs fermetures temporaires de la déviation ont conduit, par le passé, à la réutilisation de l’ancienne route passant par la faille. Ces difficultés ont alimenté des débats publics sur la gestion des grands travaux routiers au Togo[6],[1],[4].