Famille Bernard (Lille)
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Armes de la famille | ||
| Blasonnement | « D’argent à trois abeilles au naturel, 2 et 1 ; parfois les abeilles accompagnent un chevron de gueules. » | |
|---|---|---|
| Devise | Mellificamus Domino (faites du miel pour le Seigneur)[réf. nécessaire] | |
| Période | XVIIe siècle - XXIe siècle | |
| Origine | ||
| Pays | France | |
| Demeures | Château Marmont |
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| Charges | Député Ambassadeur de France |
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| Fonctions ecclésiastiques | Vicaire général Chanoine |
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| Récompenses civiles | Ordre national de la Légion d'honneur Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand |
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| Récompenses militaires | Croix de guerre 1914-1918 | |
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La famille Bernard et Bernard de Meurin est une famille d'ancienne bourgeoisie, originaire de Lille, ayant donné de nombreux industriels depuis le XVIIe siècle[1].
Jean Bernard (1656-1743)

Né le à Camphin-en-Carembault, Jean Bernard, sieur de Jardin-Meurin, est le premier membre de la famille à raffiner le sucre en 1686. C'est à cette indutrie qu'est due la devise donnée plus tard à la famille par le Pape Pie IX : "Mellificamus Domino".[réf. nécessaire]
Il acquiert la bourgeoisie de Lille en .
Profitant des édits de 1696 et 1702 qui permettaient aux négociants d'être anoblis sans dérogeance par leur négoce, Jean Bernard acheta en vue d'anoblissement à Ignace Despienne le fief viscontier de Jardin-Meurin, à Erquinghem-Lys. D'après une anecdote, impossible à contrôler, Louis XIV, passant à Lille, avait répondu à l'Echevin qui lui demandait chez qui Sa Majesté désirait loger : "Je veux descendre chez le plus honnête homme de Lille." - En ce cas, Sire, avait rétorqué le premier Magistrat de la Cité, pas de doute, il faut aller chez Jean Bernard ». L'histoire ne dit pas si le grand Roi prit logement chez lui.[réf. nécessaire]
Il meurt le à Lille.

Claude Joseph Bernard (1727-1784)

Né le à Lille, fils de Henri-Dominique Bernard (1693-1765), sieur des Mottes, capitaine d'infanterie, il devient raffineur de sucre, bourgeois de Lille en 1747, consul et syndic des Chambres consulaire et de commerce de Lille.
Marié à Catherine Lagache (cousine germaine du baron Louis Joseph de Warenghien de Flory), il est le père de Charles-Dominique Bernard.
Il meurt le à Lille.
Charles-Dominique Bernard (1762-1845)
D'une importante famille lilloise de négociants et industriels, Charles Dominique Bernard est le fils de Claude Joseph Bernard, raffineur de sucre, bourgeois de Lille, consul et syndic des Chambres consulaire et de commerce de Lille, et de Catherine Lagache. Sa mère est une cousine germaine du baron Louis Joseph de Warenghien de Flory.
Il est notamment l'oncle de l’abbé Charles-Joseph Bernard (1806-1882), vicaire général du diocèse de Cambrai et archiprêtre de Lille, de Henri Bernard (1810-1889), président de la Chambre de commerce et d'industrie de Lille et conseiller général du Nord, de Mme Charles Kolb-Bernard et de Mme Philippe Marie Victor Jacobs.
Il épouse, le , Sophie Simon de Maybelle.
Benjamin Bernard (1769-1848)
Né le à Lille, il est industriel sucrier, conseiller municipal de Lille de 1826 à 1829, membre du tribunal et de la Chambre de commerce de Lille.
Il meurt le à Lille.
Auguste Bernard (1772-1859)

Né le à Lille, il est d'abord attaché au secrétariat du Ministère de la guerre, avant de revenir à Lille. Il s'associe avec son frère Benjamin pour continuer l'exploitation de la raffinerie de sucre, fondant alors la maison Bernard frères.
Il est membre de la chambre et du tribunal de commerce de Lille.
Il acquit une maison de campagne à Lambersart.
Marié à Adélaïde Françoise Beaussier, fille d'Alexandre Beaussier-Mathon, il est le beau-père de Charles Kolb-Bernard.
Il meurt le à Lille.
abbé Charles-Joseph Bernard (1806-1882)
Né le à Lille, il suit ses études à Saint-Sulpice et est ordonné prêtre à Cambrai le .
Professeur de philosophie au grand séminaire de Cambrai de 1831 à 1833, il est nommé vicaire à Bavai, puis aumônier des sourds-muets à Lille en 1838.
Nommé doyen de Sainte-Catherine à Lille en 1842, il passe vicaire général du diocèse de Cambrai et archiprêtre de Lille en 1845.
Le , il est nommé chanoine honoraire d'Antioche du Syrien.
Il est à l'initiative de l'édification de la basilique Notre-Dame-de-la-Treille.
Il est l'auteur de plusieurs notices sur l'histoire locale.
Il meurt le à Cambrai.
Gustave Bernard (1808-1890)

Né le à Lille, il devient industriel, co-gérant de la sucrerie Bernard à Santes, associé à ses cousins Bernard-Serret, ainsi qu'à son beau-frère Kolb-Bernard.
Retiré des affaires en 1844, il quitta son hôtel de la rue de Paris (anciennement, rue des Malades), pour s'installer dans son hôtel de la rue Royale, continuant à passer ses étés à Lambersart.
Il se consacre au service des œuvres de charité.
Gendre de Joseph Mesdach de ter Kiele, il est le beau-père du ministre Philippe Marie Victor Jacobs
Il meurt le à Lille.
Henri Bernard (1810-1889)
Né le à Lille, il devient industriel raffineur de sucre.
Il est président de la Chambre de commerce et d'industrie de Lille de 1872 à 1880, conseiller municipal de Lille de 1846 à 1865 et conseiller général du Nord de 1852 à 1864.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur () et commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand ().
Il meurt le à Lille.
Félix Bernard (1812-1880)
Né le à Lille, il se fixe à Santes après la mort de son frère ainé pour reprendre la direction des affaires familiales.
Il est maire de Santes de 1850 à 1863.
De retour à Lille, il se consacre sa vie à la bienfaisance, spécialement à l'Asile des Cinq-Plaies.
Il meurt le à Lille.
Théodore Bernard (1825-1901)
Né le à Lille, il s'installe comme banquier à Lille et devient président du Tribunal de commerce de Lille.
Il est fait chevalier de la Légion d'honneur le [2].
Il meurt le à Lille.
Georges Bernard (1837-1887)
Né le à Lille, il est industriel sucrier et maire de Santes de 1874 à 1882.
Il meurt le à Lille.
André Bernard (1844-1913)
Né le à Lille, il s'engage en tant que zouave pontifical sous Charette entre 1861 et 1864. Il est fait commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand et comte romain héréditaire par la pape Léon XIII le .
Il est président du conseil administration de la Société des hauts fourneaux et des forges de Denain et d'Anzin et membre du conseil d'administration de la Compagnie des mines d'Aniche.
Il est également président du conseil d'administration des journaux La Dépêche et Le Nouvelliste du Nord et du Pas-de-Calais, ainsi que délégué de l'Action libérale populaire pour le comité de Lille. Il meurt le à Paris.
Joseph Bernard (1851-1932)
Né le à Lille. Il est le fils de Henri Bernard (1810-1889), industriel raffineur de sucre, président de la Chambre de Commerce & d'Industrie de Lille, conseiller municipal de Lille, conseiller général du Nord. Entre à l’École Navale en 1867 et devint l'ami de Julien Viaud (1850-1923), futur Pierre Loti. Il quitte la Marine en 1874 après une mission au Sénégal pour reprendre la direction de la raffinerie de sucre de son père à Lille. Il épouse le à Douai (Nord) Hélène Marie-Elisabeth Le Ricque de Monchy (1853-1919). Son oncle est le cardinal de Ségur[3], fils de la comtesse de Ségur.
Thérèse Bernard (1856-1940)
Née le mardi à Lille. Après avoir fait sa profession religieuse le mercredi chez les bénédictines de Sainte-Cécile de Solesmes, elle est envoyée à Wisques pour fonder l'abbaye Notre-Dame de Wisques, le jeudi . En 1901, elle part en exil à Oosterhout (Hollande) où elle fonde un nouveau monastère et en elle revient à Wisques relever son abbaye[4].
Elle est la fille unique de Benjamin Bernard (1824 -1862) et de Céline Dambricourt (1835 -1856). Orpheline à l'âge de 5 mois, elle est élevée par sa tante Anna Dambricourt.
Son père est un petit-fils de Claude Joseph Bernard (1727-1784).
Jean Bernard (1860-1924)
Né le à Lille, il devient industriel raffineur de sucre.
Vice-président de l'Université catholique de Lille, il prend part à la création de l'ICAM et préside de l'Œuvre de Notre-Dame de La Treille. Il est fait commandeur de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand.
Il meurt le à Lille.
François Bernard (1860-1923)
Né le à Lille, il est élève de l'École polytechnique (X1879) et devient ingénieur des ponts et chaussées, à Toulon puis à Châlons-en-Champagne.
Il s'installe comme armateur à Dunkerque. Il devient alors vice-président de la Chambre de commerce et d'industrie de Dunkerque.
Après la Première Guerre mondiale, il habite château Marmont à Châtillon-sur-Seine.
Il meurt le à Anvers.
Charles Bernard (1865-1933)
Né le à Lille, il devient industriel.
En 1892, il succède à son père comme maire de Santes, et le reste jusqu'en 1919. Le , il est enlevé comme otage par les Allemands et passe trois mois en prison.
Marié à Émilie Thiriez, il est le beau-père de l'industriel et résistant François de Guillebon (1901-1945).
Il meurt le à Lille.
Henri Bernard-Maître (1889-1975)
Émile Bernard (1868-1941)
Né le à Lille, Émile Bernard est un peintre, graveur et écrivain français, fondateur avec Gauguin de l'école de Pont-Aven.
Louis Bernard (1890-1982)
Né le à Lille, licencié es-sciences, il est professeur à l'école des Hautes études et à l'Université catholique de Lille.
Engagé lors de la Première Guerre mondiale, il reçoit la croix de guerre 1914-1918. Il se marie en 1920 avec Élisabeth Maurice, petite-fille de Léon Maurice, député du Nord (1885 - 1889) et arrière-petite-fille de Jules Maurice, député du Nord (1871-1876) et sénateur (1876). Ensemble, ils ont sept enfants et s'installent à l'abbaye de Saint-Valéry-sur-Somme à partir de 1930.
Il est maire d'Attiches de 1930 à 1945.
Il meurt le à Saint-Valéry-sur-Somme.
Lucien Bernard (1893-1957)
Né le à Lille, il crée une distillerie à Bordeaux qui porte son nom pour produire et vendre des alcools rectifiés et des eaux de vie. Il est président de la Distillerie L. Bernard & Cie à Bordeaux.
En 1928, il crée à Bordeaux une distillerie qui porte son nom pour produire et vendre des alcools rectifiés et des eaux de vie
Il meurt le à Bordeaux.
Philippe Bernard (1931-1993)
Jean-Louis Bernard
Originaire de Lille, Jean-Louis Bernard est un auteur français spécialisé dans la mystique et l’ésotérisme. Il étudie la mise en scène avec Jean-Louis Barrault au Théâtre du Rond Point à Paris et publie une pièce "Les papillons ou le Nô".
Président d’Emergences Littéraires et Artistiques, directeur littéraire, il édite au début des années 90 plusieurs ouvrages. Deux recueils de poésie, "Empire Céleste" d’Anne Vinh, et "Barrière d'hommes" de Basile Gonnord " ainsi qu'un texte collectif (Bernard, Curat, Gonnord, illustré par Sigrid Hagel), "La raison d'être".
Son cousin l'éditeur Pierre Bernard, créateur des éditions Sindbad, lui fait rencontrer son auteur le prix Nobel Naguib Mahfouz. Dès lors, Jean-Louis Bernard se passionne pour le soufisme et l'ésotérisme. Sa nouvelle "Amor di gatto"[5] est illustrée par l'artiste sur soie Anne-Lan. Ses essais, écrits en collaboration avec Bernard Duboy, "Les autres vies et la réincarnation"[6] et "Mehdi, l'initiation d'un soufi"[7] sont publiés aux éditions du Rocher et en poche chez Pocket[8].
Depuis , Jean-Louis Bernard a réactivé les éditions Emergences Littéraires & Artistiques, qui publient désormais en numérique et en accès gratuit les textes de leurs auteurs[9].
Voir aussi
Bibliographie
- Frédéric Barbier, Jean-Pierre Daviet, « Le Patronat du Nord sous le Second Empire : Une approche prosopographique », Droz, 1989
- Hervé Joly, Danièle Fraboulet, Patrick Fridenson, Alain Chatriot, « Dictionnaire historique des patrons français », Flammarion, 2010
- « Généalogie de la famille Bernard, 1575 -1924 ». Lille: Desclée, de Brouwer et Cie, 1954
- Jean Lambert-Dansette, « Quelques familles du patronat textile de Lille-Armentières (1789-1914): origines et évolution d'une bourgeoisie », Raoust, 1954
- Jean Lalbert-Dansette, « Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France », L'Harmattan, 2003
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
- ↑ Henri Bernard-Maitre, Généalogie de la Famille Bernard, Lille, 1575-1952, 1954
- ↑ « Recherche - Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Lesley Blanch, Pierre Loti, Paris, Seghers, , 320 p. (ISBN 2-221-04608-0), p. 78
- ↑ Oury Guy-Marie, L'abbaye Notre-Dame de Wisques, Paris, Editions cld,
- ↑ (it) Collectif, Il sofa delle fusa, Milano, Felinamente & Co, , 192 p. (ISBN 88 7934 128 6), p. 59,60, 61 62
- ↑ Jean-Louis Bernard et Bernard Duboy, Les autres vies et la réincarnation, Monaco, Le Rocher, , 272 p. (ISBN 2 268 01407 X)
- ↑ Jean-Louis Bernard et Bernard Duboy, Mehdi l'initiation d'un soufi, Monaco, Le Rocher, , 218 p. (ISBN 2 26801764 8)
- ↑ J Bernard & B Duboy, Mehdi, l'initiation d'un soufi, Paris, Pocket, , 224 p. (ISBN 2-266-06996-9)
- ↑ Comité éditorial, « Emergences Littéraires & Artistiques »
, (consulté en )