Famille Etignard de La Faulotte

From Wikipedia, the free encyclopedia

BlasonnementD'azur à un chevron d'or accompagné d'un croissant d'argent sommé d'une tige de trois roses de même.
BranchesEtignard de La Faulotte, Etignard de Corcy
PériodeXVe siècle - XXe siècle
Famille éteinte
Origine Nivernais
Famille Etignard de La Faulotte
Blasonnement D'azur à un chevron d'or accompagné d'un croissant d'argent sommé d'une tige de trois roses de même.
Branches Etignard de La Faulotte, Etignard de Corcy
Période XVe siècle - XXe siècle
Famille éteinte
Origine Nivernais
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France

Drapeau de la France France

Demeures château de la Faulotte
château de Coulon
château du Bréau
château de Bois-Himont
château de Bellozanne
hôtel La Faulotte
Charges Marchands, conseiller-secrétaire du roi, auditeurs au Conseil d'État, conseiller à la cour de cassation, diplomate, maires, conseiller municipal de Paris
Fonctions militaires Officiers
Récompenses civiles ordre de la Légion d'honneur
ordre des Palmes académiques

La famille Etignard de La Faulotte[a], anciennement Etignard, est une ancienne famille de la bourgeoisie[b] française originaire de Château-Chinon dans le département de la Nièvre. Elle s'est éteinte au XXe siècle.

Famille d'origine protestante dite de noblesse inachevée[2],[3], ayant fait fortune dans le négoce et la banque avant de se tourner vers la haute fonction publique et le service de l'État, elle incarne, par sa trajectoire sociale, ses alliances, sa sociabilité et ses modes de vie, un exemple intéressant de la recomposition des élites parisiennes ainsi que de l'identité aristocratique au XIXe siècle[4].

Plan des terrains à vendre appartenant à M. de La Faulotte, à côté de l'église de la Madeleine (1823).

Chaix d'Est-Ange indique que cette famille appartenait, au XVIIe siècle, à la haute bourgeoisie protestante de la ville de Château-Chinon. Elle vint au siècle suivant, dès 1714, s'établir à Paris où elle acquit une fortune considérable dans le commerce des bois[5],[6]. L. Bergeron évoque ainsi le chiffre de 50 à 60 000 F. de rente foncière annuelle pour Claude de La Faulotte de Neuilly (1756-1811), résultant de sa possession de grands biens fonciers dont un chantier de bois près de la Madeleine (cf. plan), l'ensemble de son patrimoine étant estimé, à sa mort en 1811, à 900 000 F.[7]. Cette solide assise économique lui permettra de devenir propriétaire du domaine de Vermenoux, près de Château-Chinon, acheté dès 1783 à Girardot de Chandauphin[7].

La Révolution française et, avec elle, l'abolition de la noblesse (par le décret du [8]) et la suppression des offices de secrétaires du roi de la grande et des petites chancelleries le viennent stopper le processus d'accession au Second Ordre de la famille de La Faulotte débuté avec l'obtention, en 1785, de la charge de conseiller-secrétaire du roi par le père de ce premier Claude, également appelé Claude de La Faulotte (1718-1809)[9].

L'ascension sociale de la famille ne s'en poursuit pas moins, au XIXe siècle, avec l'accession de plusieurs de ses membres à de hautes fonctions publiques (conseiller à la cour de cassation, auditeurs au Conseil d'État, etc.) et des alliances formées avec plusieurs familles de la noblesse. En 1834, la fille de Claude de La Faulotte de Neuilly (1756-1811), Blanche, épouse Charles Le Peletier d'Aunay (1803-1868)[10]. Deux des trois fils d'Ernest de La Faulotte (1819-1872) se marient, l'un avec la fille de Nicolas Martin du Nord en 1875 puis, au décès de celle-ci, avec une Saint-Phalle, le second, Henri (1851-1928), avec la fille d'Eugène Pajol[11], lui-même rejeton d'une grande famille de l'Empire - il était le fils du général comte Pajol et le petit-fils du maréchal Oudinot -, marié à une descendante du maréchal Mortier et très proche de l'Empereur Napoléon III dont il fut l'aide de camp[12]. La pratique du mariage avec des familles de l'Empire se maintient à la génération suivante par celui de la fille unique d'Henri de La Faulotte, Hélène, avec un Davout en 1902[13], alliance dont Charles Bocher (1816-1908) observait, dans ses mémoires, qu'elle réunissait « sous un même nom, trois familles de l'Empire »[14]: celles du duc d'Auerstaedt, du duc de Trévise et du duc de Reggio.

Le mariage, en 1908, du dernier porteur du nom masculin, Alexandre de La Faulotte (1876-1957) avec Élizabeth O'Connor[15] (dont la mère était une Ganay) est rapporté dans la presse de l'époque avec un luxe de détails où fleurissent les grands noms, témoignant ainsi de l'ampleur du réseau de relations de la famille et de la visibilité mondaine dont elle jouissait au début du XXe siècle[16],[17].

Le Cercle de la rue Royale, de James Tissot (1866). Les La Faulotte furent membres de plusieurs grands cercles parisiens[18],[19],[20].

Liens de filiation entre les personnalités

La lecture des actes de l'état civil (naissances, mariages, décès) depuis le XVIIIe siècle permettent d'établir les liens suivants de filiation :

Propriétés

La famille Etignard de La Faulotte a possédé plusieurs demeures :

Alliances

Pour approfondir

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI