Famille Guaita
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La famille Guaita est une famille lombarde de banquiers et de manufacturiers établie au XVIIe siècle à Francfort-sur-le-Main.
Villa Guaita (de)
Maire de Francfort
| Famille Guaita | ||
Armes de la famille | ||
| Période | XVIIe siècle-XXIe siècle | |
|---|---|---|
| Origine | ||
| Demeures | Château Storkau Villa Guaita (de) |
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| Charges | Maire d'Aix-la-Chapelle Maire de Francfort |
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Historique
Origine, noblesse
La famille remonte au XIVe siècle à Pierre Guaita, de Codogna (Lombardie), un de ses membres, Innocent-Antonio Guaita (1692-1744), banquier et commerçant, migra à Francfort en Allemagne.[réf. nécessaire]
Banque Guaita
Elle a été créée par Innocentio-Antonio Guaita en 1712 à Francfort-sur-le-Main, à sa mort, son fils Antoine-Marie Guaita en devient propriétaire.
La banque est considérable, par sa sûreté, son étendue et l'activité de ses opérations, elle tient toutes les caisses d'Italie et des Provinces-Unies. Sa grande fortune et son grand crédit lui permettent de rendre d'importants services financiers à l'armée française en 1760[1].
Commerce « Innocentio & Matthäo Guaita »
En 1628, Giacomo Cetto (parfois orthographié Cetti), fonde avec Martin Bellino la société Bellino, Cetto et compagnie. Ils vendent des fruits du sud qu'ils importent. La société est locataire de trois magasins à Francfort en 1641 sur la Neue Kräme. Martin Brentano, le gendre de Martin Bellino, entre dans la société en 1651 qui s'appelle alors « Bellino, Brentano et Cetto ». C'était la plus ancienne des sociétés commerciales italiennes à Francfort[2].
Innocentio Guaita, arrière-grand-père d’Antoine-Marie Guaita, succède à son Oncle, Giacomo Cetto, et devient propriétaire de la boutique. Il prend son frère comme partenaire commercial. Il renomme alors la maison de commerce Innocentio & Matthäo Guaita en 1656[3].
Le commerce revient ensuite à son petit-fils, Innocent-Antonio Guaita, qui continue avec succès et acquiert une réputation en tant que marchand. Son frère Josef est partenaire commercial. Il y importe et vend des vins napolitains, de la région rhénane et espagnols, du colza, de l'huile d'arbre, du beurre et fromage, du sucre des Indes orientales et des Antilles, du cacao, des fruits italiens, du tabac, bouchon, bois de couleur, mais aussi des rubans de soie, des étoffes, fanons, gants, bas, dentelle, soie à coudre, boucles de chaussures. Il se fournit principalement à Amsterdam, Bruxelles, Cologne et Bonn, Codonia et Gênes.
Contrairement aux Brentano (de) qui obtenaient leurs marchandises d'Allemagne, son entreprise est un commerce de gros international. Mais les deux étaient considérés comme les plus riches et les plus distingués, ils avaient comme clients les princes et la noblesse. Le magasin des Guaita est le plus important de Francfort[4].
Antoine-Marie Guaita succède à son père. Son commerce de détail en épicerie est situé en dehors de son domicile, ce qui est un privilège exclusivement réservé à ceux qui avait le droit de bourgeoisie. Il a encore plus réussi à promouvoir l'importance de l'entreprise familiale et sa réputation. Par son premier mariage avec Johanna-Claudine Monet, la fille du très riche marchand de vin de Francfort Jean-Louis Monet (originaire de Savoie), il augmente son capital.
Son commerce d’épiceries représente peu par rapport à ses autres activités. Il ne le dirige pas, et en laisse l’administration à cinq employés (commis).
À sa mort en 1808, son neveu Louis de Guaita (1765-1839), fils de Johann-Baptista Guaita, devient propriétaire de l'entreprise d'épicerie familiale Innocentio & Matthäo Guaita créée par son trisaïeul. Il la revend en 1813[5].
Manufactures de glaces et verres de Saint-Quirin et Monthermé
Antoine-Marie Guaita est copropriétaire de deux manufactures importantes, l’une à Francfort-sur-le-Main, l’autre, les Manufactures de glaces et verres de Saint-Quirin et Monthermé, en Moselle et en Ardennes.
La verrerie de Saint-Quirin cherche un partenaire financier et trouve Antoine-Marie Guaita en 1760 qui deviendra rapidement propriétaire des 2/5e de la verrerie. En 1766, lui et ses associés rachètent la verrerie de Monthermé.
Les Manufactures de glaces et verres de Saint-Quirin et Monthermé connaîtront une ascension fulgurante, et deviendront rapidement le concurrent numéro un de la Manufacture des Glaces de Saint-Gobain.
Personnalités
- Antoine-Marie Guaita (1722-1808), banquier et homme d’affaires
- Cornelius von Guaita (de) (1766–1820), maire d'Aix-la-Chapelle
- Georg Friedrich von Guaita (de) (1772–1851), maire de Francfort
- Max von Guaita (de) (1842–1903), homme d'affaires et homme politique
- Mathilde von Guaita (de) (1850–1890), Mäzenin de la ville de Francfort
- Stanislas de Guaita (1861-1897), occultiste et poète
- Leon von Guaita (de) (1878–1932), constructeur de la Villa Guaita (de)
- Antoine Marie de Guaita et sa famille.
- Mme O'Hicky d'Arundel, née Marie Madeleine Ignace de Guaita.
- Lord Mayor Cornelius von Guaita (1766-1821) et son épouse Maria Catharina Josepha. Peinture de Jean Baptiste Bastiné
- Georg Friedrich von Guaita.
- Étienne Guaita.
- Mme Charles Foucques Duparc, née Amélie de Guaita.
- Stanislas de Guaita
Généalogie
Antoine-Marie Guaita, né en 1722 à Codogna, mort le 13 janvier 1808 à Francfort-sur-le-Main, banquier et homme d’affaires. Il se marie en premières noces avec Johanna-Claudine Monnet qui meurt en 1748, puis en 1750 avec Catherine-Claire Bessel (1733-1783), avec qui il à cinq enfants, dont:
- Georges de Guaita (1755-1831), directeur de la verrerie de Cirey
- Catherine Claire de Guaita (1782-1836), fille du précédent, épouse Auguste Chevandier de Valdrome (1781-865), président des Manufactures de glaces et verres de Saint-Quirin, Cirey et Monthermé, puis vice-président de Saint-Gobain.
- Eugène Chevandier de Valdrome (1810-1878), directeur de la verrerie de Cirey et administrateur de Saint-Gobain.,
- Paul Chevandier de Valdrome (1817-1877), artiste peintre.
- François de Guaita (1790-1866), administrateur des Manufactures de glaces et verres de Saint-Quirin, Cirey et Monthermé, dont une fille adoptive:
- Thérèse Allesina von Schweitzer (1829-1881), épouse de Louis-Thomas Mariani (1815-1890), député.
- Catherine Claire de Guaita (1782-1836), fille du précédent, épouse Auguste Chevandier de Valdrome (1781-865), président des Manufactures de glaces et verres de Saint-Quirin, Cirey et Monthermé, puis vice-président de Saint-Gobain.
- Louise de Guaita (1757-1833), épouse de Pierre-Louis Roederer (1754-1835), dont:
- Pierre-Louis Roederer (1780-1835), lieutenant-colonel de cavalerie et aide de camp du Roi Joseph à Naples.
- Antoine-Marie Roederer (1782-1865), préfet et administrateur de Saint-Gobain, dont :
- Alexandrine Roederer (1811-1892), épouse de Thomas-Louis Mercier (1800-1882), député et administrateur de Saint-Gobain.
- Françoise-Marthe Roederer (1783-1823), épouse du baron Gaspard Gourgaud (1783-182), général, dont :
- Napoléon Gourgaud (1823-1879), député et administrateur des Manufactures de glaces et verres de Saint-Quirin, Cirey et Monthermé.
- Martha de Guaita (1758-1815), épouse du docteur en pharmacologie, obstétrique et chirurgie Johann Peter Weidmann (1751-1819).
- Etienne de Guaita (1772-1848), créateur de la « Fondation Louise et Étienne de Guaita » à Francfort, administrateur des Manufactures de glaces et verres de Saint-Quirin, Cirey et Monthermé.
Parmi les nombreux descendants d’Antoine-Marie Guaita, tous actionnaires de la Manufacture des glaces et produits chimiques de Saint-Gobain, Chauny et Cirey, nous avons :
- Henri Duparc (1848-1933), compositeur.
- Pierre-Louis Roederer (1856-1940), président de Saint-Gobain de 1931 à 1936.
- Stanislas de Guaita (1861-1897), occultiste et poète.
- Pierre de Liedekerke de Pailhe (1869-1943), ministre belge des affaires économiques (1925-26) et de l'Agriculture (1926).
- Napoléon Gourgaud (1881-1944), collectionneur d'art, mécène français et « sauveur » de l'Île d'Aix.
- Pierre Hély d'Oissel (1887-1959), PDG de Saint-Gobain de 1936 à 1953.
