Famille Juste
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Le nom de Juste est le nom habituellement donné à une famille de sculpteurs italiens.
Leur vrai nom était Betti, originaire de la région de San Martino a Mensola[1], paroisse située à 3 km au nord-est de Florence. Le premier connu est Giusto Betti (1416-1486/1487), dont le nom fut ensuite donné à toute la famille.
Andrea Betti est le second qui soit connu en Italie. Giusto et Andrea ne semblent pas avoir quitté l'Italie.
Antoine et Jean Juste Ier en France

Andrea a eu trois fils :
- Antonio di Giusto di Betti ou Antoine Juste (1479-[2]) ;
- Andrea di Giusto di Betti, André (né vers 1483) ;
- Giovanni di Giusto di Betti ou Jean Juste Ier (1485-1549).
Les trois frères ont émigré en France après l'intervention de Louis XII en Italie, en 1504. Ils ont été naturalisés en 1513 et pris alors le nom de Juste.
Ils ont été avec Francesco Laurana les représentants les plus brillants et les plus actifs de la sculpture de la Renaissance italienne en France.
On retrouve Antoine et Jean Juste en Bretagne, à Dol où ils réalisent le tombeau de l'évêque Thomas James[3].
Ils se séparent ensuite :
- Antoine Juste a travaillé pour le cardinal d'Amboise au château de Gaillon. Les comptes de Gaillon indiquent qu'il est marié à Isabeau ou Isabelle de Pascha[4]. Sous l'égide de l'archevêque de Rouen, il a sculpté pour la chapelle du château[5] une série de douze apôtres en terre cuite[6],[7], un buste du cardinal et un bas-relief représentant la bataille de Gênes pour la galerie.
- Jean Juste Ier s'est installé à Tours où il a passé quelques années dans l'atelier de Michel Colombe. Ce dernier était célèbre pour la Mise au tombeau se trouvant dans l'abbaye de Solesmes. Michel Colombe avait été formé à Dijon, influencé par Claus Sluter et le réalisme flamand. Il a créé un style mélangeant le réalisme flamand et la douceur française transmis par Michel Colombe avec un charme venant de la flexibilité et de la complexité des formes.
Jean Juste Ier a sculpté les tombeaux de Jean IV de Rieux, maréchal de Bretagne, à Ancenis, de Thomas Bohier, bâtisseur du château de Chenonceau, dans l'église Saint-Saturnin de Tours, et de Louis de Crevant, abbé de la Trinité de Vendôme, à Vendôme. Il a exécuté le tombeau d'Artus Gouffier à la demande de sa veuve Hélène de Hangest, entre 1532 et 1537 pour la collégiale Saint-Maurice du château d'Oiron (Deux-Sèvres), ainsi que celui de sa belle-mère, Philippe de Montmorency[8],[9].
Juste de Juste
Juste de Juste (vers 1505-vers 1559) est le fils d'Antoine. Il est né et mort à Tours. Il a été l'élève de son oncle Jean Juste Ier. Il a été marié à Françoise Lopin, de Tours.
Il est l'auteur de gravures de personnages masculins nus ou écorchés signés avec un monogramme complexe. Il a également travaillé comme un stucateur au château de Fontainebleau sous les ordres de Rosso Fiorentino puis du Primatice. Il a travaillé sur la galerie François Ier et dans d'autres salles du château entre 1537 et 1540.
Jean Juste II
Jean Juste II (vers 1510-1577) est le fils de Jean Juste Ier.
Il a travaillé au château d'Oiron sur des sépultures de deux membres de la famille Gouffier, Claude Gouffier, grand écuyer de France, et probablement sa première épouse, Jacqueline de La Trémoille. Ces œuvres, postérieures à 1558, sont en grande partie détruites. Il a aussi réalisé pour le même château une fontaine en marbre blanc, elle aussi en grande partie disparue, car il n'en reste qu'une vasque[10].
En 1560, pour l'entrée dans Tours de François II et Marie Stuart, il a réalisé trois arcs de triomphe avec le peintre François Vallence.
Le , il a passé un marché pour réaliser une fontaine, place de la Foire-le-Roi, à Tours, terminée en 1562, aujourd'hui disparue[11].
