Famille Le Caron de Chocqueuse
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| Famille Le Caron de Chocqueuse | ||
Armes de la famille | ||
| Blasonnement | D'argent au chevron de gueules accompagné en pointe d'un trèfle de sinople | |
|---|---|---|
| Fondateur | Jean Le Caron (vers 1504) | |
| Période | XVIe siècle - aujourd’hui | |
| Origine | ||
| Fiefs tenus | Chocqueuse, Les Bénards, Bouillancourt-sous-Miannay, Embreville, Selincourt, Louvencourt, Varennes-en-Croix, Marieux, Fontaine, Ardeville, La Mothe, Hurtevent, Boyart, La Carrière de la Fontaine, La Boissière, Fresnes, etc. | |
| Demeures | Château de Choqueuse Château de la Mare (Cavigny) Château de Marieux Château Champenois de Marac |
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| Charges | Avocats et conseillers au bailliage Premier échevin et échevins d'Amiens Conseiller d'État |
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| Fonctions militaires | Officiers Commissaire de la marine |
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| Fonctions ecclésiastiques | Maître de la Confrérie du Puy à Amiens | |
| Récompenses civiles | Légion d’honneur Ordre national du Mérite Palmes académiques Mérite agricole Médaille d’honneur départementale et communale (vermeil) Médaille d’argent des sports |
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| Récompenses militaires | Légion d’honneur Croix de guerre 1914-1918 avec palme Médaille commémorative du Maroc |
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La famille Le Caron de Chocqueuse (autrefois Le Caron, au XXIe siècle de Chocqueuse) est une famille subsistante de la noblesse française de noblesse d'extraction, originaire d'Amiens.
Sa filiation remonte en 1504 à Jean Le Caron, receveur des aides de la ville d'Amiens. Déclarée noble par arrêt de la Cour des aides en 1664 et maintenue en sa noblesse en 1704, elle a donné des échevins d'Amiens, des avocats au siège présidial d'Amiens, un conseiller d'État, des chevaliers de Saint-Louis, etc.
« La famille Le Caron de Chocqueuse, originaire d’Amiens, y est fort anciennement connue ; maintenue dans sa noblesse en 1704, elle a fourni plusieurs échevins d’Amiens, des magistrats au présidial, un conseiller d’état, des chevaliers de Saint-Louis. La filiation commence à Jean Le Caron qui vivait en 1510 »[1].
En 1577, la famille Le Caron de Chocqueuse a signé son adhésion à la Ligue catholique sous le règne d'Henri III, aux côtés d'autres familles nobles de Picardie. Cet engagement, documenté dans les archives régionales, illustre leur positionnement politique et religieux durant les Guerres de Religion[2].
Jean Le Caron, seigneur de Bouillancourt-sous-Miannay (Moyenneville et Selincourt, receveur des aides de la ville d'Amiens, est mentionné en 1504 et marié à Marie Bertin[3].
Certains membres de la famille ont également servi dans les forces armées françaises. Selon Paul Valet, directeur à la Société Générale entre 1905 et 1908, dans le Bulletin de la Montagne Sainte-Geneviève et ses abords : « Après avoir rempli, avec distinction, d’importantes charges dans la magistrature et les hauts Corps de l’État, les Le Caron de Chocqueuse, par leurs plus jeunes descendants, suivent, aujourd’hui, la carrière des armes. Je salue en eux de bons Français, des serviteurs loyaux et dévoués de la République. Bon sang jamais ne s’appauvrit. »[4]
Noblesse
La famille Le Caron a été déclarée noble par arrêt de la cour des aides du comme issue d'un receveur des aides de la ville d'Amiens[5].
Elle a été maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction, par jugement de M. Bignon, intendant de Picardie, le pour la branche des sieurs de Chocqueuse, de Marieux et de Varennes et la branche des seigneurs de Louvencourt et le pour la branche des seigneurs de la Mothe et d'Hauteville[3],[6].
Seigneuries et fiefs
En 1670, François des Essarts de Lignières vend la seigneurie de Choqueuse à Jean-Baptiste Le Caron, écuyer, sieur d'Ambreville, conseiller du roi et magistrat au bailliage et siège présidial d'Amiens[7].
À travers ses différentes branches La famille Le Caron a possédé les seigneuries et fiefs de Chocqueuse, Les Bénards, Bouillancourt-sous-Miannay, Embreville, Selincourt, Louvencourt,Varennes-en-Croix, Marieux, Fontaine, Ardeville, La Mothe, Hurtevent, Boyart, La Carrière de la Fontaine, La Boissière, Fresnes etc.[3],[6].
Armoiries

Les armes de la famille sont D'argent au chevron de gueules accompagné en pointe d'un trèfle de sinople[6].
Les armes de Marie Caterine le Caron, d'Antoine le Caron, écuyer, seigneur de Choqueuse, de Marius et d'Ambreville, conseiller au présidial d'Amiens et de Jean Baptiste le Caron, seigneur de Choqueuse et de Marieu, conseiller vétéran au bailliage présidial d'Amiens sont enregistrées dans l'Armorial général de France (Armorial d'Hozier de 1696)[8],[9],[10]

Certaines représentations montrent les armoiries accompagnées de supports, figurés ici sous forme de licornes[4].
Filiation
Au XXIe siècle, le nom usuel de la famille est « Chocqueuse (de) »[11].

La filiation est connue par les ouvrages d'André Borel d'Hauterive et d'Henri Jougla de Morenas[3],[6], puis par les actes d'état civil.
Les premiers seigneurs sont Jean Le Caron ( -1528), Jean Le Caron, Guillaume Le Caron, Jean Le Caron, François Le Caron ( -1641), Jean-Baptiste Le Caron, Antoine Le Caron de Chocqueuse (1661- ), Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse (1686-1727) et la suite :
- Jean-Baptiste Le Caron (1686-1727), chevalier, seigneur de Marieux, Chocqueuse, etc. Le à Amiens, il épouse Marie Thérèse Morel.
- (1727-1799) Antoine Le Caron de Chocqueuse (1721-1799), chevalier, seigneur de Chocqueuse, les Besnards, Marieux, Fresnes, la Boissière, etc., échevin d'Amiens (1781-1784) puis maire d'Amiens (1785-1788)[12]. Le à Montdidier (Somme), il épouse Marie Louise Juliette Cavé d'Haudicourt[13].
- (1799-1849) Jean Baptiste Augustin Louis Le Caron de Chocqueuse (1766-1849).
- (1849-1855) Antoine Marie Pierre Le Caron de Chocqueuse (1773-1855), maire de Marieux, conseiller général de La Somme. En 1802, il épouse Pauline du Crocquet de Guyencourt.
- (1855-1877) Antoine Jean Baptiste Augustin Le Caron de Chocqueuse (1804-1877), maire de Marieux. En 1834, il épouse Augustine d'Hanmer-Claybrooke.
- (1877-1911) Antoine Marie Edouard Le Caron de Chocqueuse (1835-1911). Il meurt sans descendance.
- Paul Le Caron de Chocqueuse (1839-1909), mort avant succession. En 1867, il épouse Marguerite Gigault de Bellefonds.
- (1911-1914) Charles Marie Antoine Le Caron de Chocqueuse (1870-1914) épouse le à Paris, Guillemette le Vaillant du Douët de Graville. Veuf, il épouse en secondes noces le à Paris, Henriette de Lur-Saluces[1]. Il meurt le , tué en Belgique pendant la Première Guerre mondiale.
- (1914-1978) Antoine Marie Laurent Edouard Le Caron de Chocqueuse (1907-1978)[14], maire de Cavigny de 1947 à sa mort, conseiller général indépendant du canton de Saint-Jean-de-Daye de 1950 à sa mort[15]. Nommé chevalier dans l'ordre national du Mérite, il est promu officier dans l'ordre en 1975 et nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur en 1976. Il épouse Madeleine Arnaulde Marie Denise Symone Huchet de La Bédoyère[16] (1911-2007)[17]. Dont descendance.
- Marguerite Marie Henriette Le Caron de Chocqueuse (1912-1932)[18].
- (1911-1914) Charles Marie Antoine Le Caron de Chocqueuse (1870-1914) épouse le à Paris, Guillemette le Vaillant du Douët de Graville. Veuf, il épouse en secondes noces le à Paris, Henriette de Lur-Saluces[1]. Il meurt le , tué en Belgique pendant la Première Guerre mondiale.
- Marie Guillaume Le Caron de Chocqueuse (1842-1910) épouse Joséphine Dessirier.
- Marie Marcel Hervé Le Caron de Chocqueuse (1878-1942), ancien élève de l'École supérieure de guerre, officier d'infanterie, officier de l'ordre national de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918[19],[20]. Le à Paris, il épouse Carmen Marie Alice de Roucy (1884-1948)[21],[22].
- Hervé Serge Marie Raynald Le Caron de Chocqueuse (1882-1965), ancien élève de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr de la promotion « Centenaire de la Légion d'honneur » (1901-1903). Le , il est nommé au grade de contrôleur adjoint à la mission de contrôle du ministère de la Guerre[23],[24]. Il termine sa carrière au poste de contrôleur général de l’Armée de 2e classe[25]. Le 9 juillet 1908 il épouse Marie de Villeneuve (1888-1966)[26]. Dont descendance.
- Marie Marcel Hervé Le Caron de Chocqueuse (1878-1942), ancien élève de l'École supérieure de guerre, officier d'infanterie, officier de l'ordre national de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918[19],[20]. Le à Paris, il épouse Carmen Marie Alice de Roucy (1884-1948)[21],[22].
- (1855-1877) Antoine Jean Baptiste Augustin Le Caron de Chocqueuse (1804-1877), maire de Marieux. En 1834, il épouse Augustine d'Hanmer-Claybrooke.
- (1727-1799) Antoine Le Caron de Chocqueuse (1721-1799), chevalier, seigneur de Chocqueuse, les Besnards, Marieux, Fresnes, la Boissière, etc., échevin d'Amiens (1781-1784) puis maire d'Amiens (1785-1788)[12]. Le à Montdidier (Somme), il épouse Marie Louise Juliette Cavé d'Haudicourt[13].
Alliances
Les principales alliances de la famille Le Caron de Chocqueuse sont : Bertin, Le Boullanger, Picart (1572), de Sacquespée (1599), Morgan (1639), Berthe (1659), Lucas (1685), Morel (1719), Cavé d'Haudicourt (1761), du Crocquet de Guyencourt (1802), d'Hanmer-Claybrooke (1834). Gigault de Bellefonds (1867), Le Vaillant du Douët de Graville (1906), de Lur-Saluces (1910), Dessirier (1877), de Roucy (1905), de Villeneuve-Esclapon ((1908), Huchet de La Bédoyère (1934).
Possessions
La famille a possédé plusieurs châteaux et hôtels particuliers :
- le château-ferme de Chocqueuse[27] ;
- l'hôtel de la famille à Amiens (à l'emplacement occupé plus tard par le magasin « Les Nouvelles Galeries »)[28],[29] ;
- le château de la Mare à Cavigny (Manche), propriété de la famille depuis 1822 ;
- le château Champenois de Marac;
- L'hôtel particulier sis 120 rue du Bac à Paris[30], appartenant toujours en partie à la famille Le Caron de Chocqueuse[31].
- Château-ferme de Chocqueuse, vue de la cour de ferme.
- Château-ferme de Chocqueuse, logis reprenant la forme de l'ancien chemin de ronde de la forteresse médiévale, vue depuis le sud-est.
- Château de la Mare à Cavigny.
- Le château Champenois de Marac, situé dans la ville du même nom
- Hôtel particulier sis 120 rue du Bac à Paris, où vécut et mourut Chateaubriand.



