Famille Le Caron de Chocqueuse
famille noble française
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La famille Le Caron de Chocqueuse (autrefois Le Caron, au XXIe siècle de Chocqueuse) est une famille subsistante de la noblesse française de noblesse d'extraction, originaire d'Amiens.
| Famille Le Caron de Chocqueuse | ||
Armes de la famille | ||
| Blasonnement | D'argent au chevron de gueules accompagné en pointe d'un trèfle de sinople | |
|---|---|---|
| Fondateur | Jean Le Caron (vers 1504) | |
| Période | XVIe siècle - aujourd’hui | |
| Origine | ||
| Fiefs tenus | Chocqueuse, Les Bénards, Bouillancourt-sous-Miannay, Embreville, Selincourt, Louvencourt, Varennes-en-Croix, Marieux, Fontaine, Ardeville, La Mothe, Hurtevent, Boyart, La Carrière de la Fontaine, La Boissière, Fresnes, etc. | |
| Demeures | Château de Choqueuse Château de la Mare (Cavigny) Château de Marieux Château Champenois de Marac |
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| Charges | Avocats et conseillers au bailliage Premier échevin et échevins d'Amiens Conseiller d'État |
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| Fonctions militaires | Officiers Commissaire de la marine |
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| Fonctions ecclésiastiques | Maître de la Confrérie du Puy à Amiens | |
| Récompenses civiles | Légion d’honneur Ordre national du Mérite Palmes académiques Mérite agricole Médaille d’honneur départementale et communale (vermeil) Médaille d’argent des sports |
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| Récompenses militaires | Légion d’honneur Croix de guerre 1914-1918 avec palme Médaille commémorative du Maroc |
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Sa filiation remonte en 1504 à Jean Le Caron, receveur des aides de la ville d'Amiens. Déclarée noble par arrêt de la Cour des aides en 1664 et maintenue en sa noblesse en 1704, elle a donné des échevins d'Amiens, des avocats au siège présidial d'Amiens, un conseiller d'État, des chevaliers de Saint-Louis, etc.
Histoire
« La famille Le Caron de Chocqueuse, originaire d’Amiens, y est fort anciennement connue ; maintenue dans sa noblesse en 1704, elle a fourni plusieurs échevins d’Amiens, des magistrats au présidial, un conseiller d’état, des chevaliers de Saint-Louis. La filiation commence à Jean Le Caron qui vivait en 1510 »[1].
En 1577, la famille Le Caron de Chocqueuse a signé son adhésion à la Ligue catholique sous le règne d'Henri III, aux côtés d'autres familles nobles de Picardie. Cet engagement, documenté dans les archives régionales, illustre leur positionnement politique et religieux durant les Guerres de Religion[2].
Jean Le Caron, seigneur de Bouillancourt-sous-Miannay (Moyenneville et Selincourt, receveur des aides de la ville d'Amiens, est mentionné en 1504 et marié à Marie Bertin[3].
Certains membres de la famille ont également servi dans les forces armées françaises. Selon Paul Valet, directeur à la Société Générale entre 1905 et 1908, dans le Bulletin de la Montagne Sainte-Geneviève et ses abords : « Après avoir rempli, avec distinction, d’importantes charges dans la magistrature et les hauts Corps de l’État, les Le Caron de Chocqueuse, par leurs plus jeunes descendants, suivent, aujourd’hui, la carrière des armes. Je salue en eux de bons Français, des serviteurs loyaux et dévoués de la République. Bon sang jamais ne s’appauvrit. »[4]
Noblesse
La famille Le Caron a été déclarée noble par arrêt de la cour des aides du comme issue d'un receveur des aides de la ville d'Amiens[5].
Elle a été maintenue dans sa noblesse d'ancienne extraction, par jugement de M. Bignon, intendant de Picardie, le pour la branche des sieurs de Chocqueuse, de Marieux et de Varennes et la branche des seigneurs de Louvencourt et le pour la branche des seigneurs de la Mothe et d'Hauteville[3],[6].
Seigneuries et fiefs
En 1670, François des Essarts de Lignières vend la seigneurie de Choqueuse à Jean-Baptiste Le Caron, écuyer, sieur d'Ambreville, conseiller du roi et magistrat au bailliage et siège présidial d'Amiens[7].
À travers ses différentes branches La famille Le Caron a possédé les seigneuries et fiefs de Chocqueuse, Les Bénards, Bouillancourt-sous-Miannay, Embreville, Selincourt, Louvencourt,Varennes-en-Croix, Marieux, Fontaine, Ardeville, La Mothe, Hurtevent, Boyart, La Carrière de la Fontaine, La Boissière, Fresnes etc.[3],[6].
Armoiries

Les armes de la famille sont D'argent au chevron de gueules accompagné en pointe d'un trèfle de sinople[6].
Les armes de Marie Caterine le Caron, d'Antoine le Caron, écuyer, seigneur de Choqueuse, de Marius et d'Ambreville, conseiller au présidial d'Amiens et de Jean Baptiste le Caron, seigneur de Choqueuse et de Marieu, conseiller vétéran au bailliage présidial d'Amiens sont enregistrées dans l'Armorial général de France (Armorial d'Hozier de 1696)[8],[9],[10]

Certaines représentations montrent les armoiries accompagnées de supports, figurés ici sous forme de licornes[4].
Filiation
Au XXIe siècle, le nom usuel de la famille est « Chocqueuse (de) »[11].

La filiation est connue par les ouvrages d'André Borel d'Hauterive et d'Henri Jougla de Morenas[3],[6], puis par les actes d'état civil.
Les premiers seigneurs sont Jean Le Caron ( -1528), Jean Le Caron, Guillaume Le Caron, Jean Le Caron, François Le Caron ( -1641), Jean-Baptiste Le Caron, Antoine Le Caron de Chocqueuse (1661- ), Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse (1686-1727) et la suite :
- Jean-Baptiste Le Caron (1686-1727), chevalier, seigneur de Marieux, Chocqueuse, etc. Le à Amiens, il épouse Marie Thérèse Morel.
- (1727-1799) Antoine Le Caron de Chocqueuse (1721-1799), chevalier, seigneur de Chocqueuse, les Besnards, Marieux, Fresnes, la Boissière, etc., échevin d'Amiens (1781-1784) puis maire d'Amiens (1785-1788)[12]. Le à Montdidier (Somme), il épouse Marie Louise Juliette Cavé d'Haudicourt[13].
- (1799-1849) Jean Baptiste Augustin Louis Le Caron de Chocqueuse (1766-1849).
- (1849-1855) Antoine Marie Pierre Le Caron de Chocqueuse (1773-1855), maire de Marieux, conseiller général de La Somme. En 1802, il épouse Pauline du Crocquet de Guyencourt.
- (1855-1877) Antoine Jean Baptiste Augustin Le Caron de Chocqueuse (1804-1877), maire de Marieux. En 1834, il épouse Augustine d'Hanmer-Claybrooke.
- (1877-1911) Antoine Marie Edouard Le Caron de Chocqueuse (1835-1911). Il meurt sans descendance.
- Paul Le Caron de Chocqueuse (1839-1909), mort avant succession. En 1867, il épouse Marguerite Gigault de Bellefonds.
- (1911-1914) Charles Marie Antoine Le Caron de Chocqueuse (1870-1914) épouse le à Paris, Guillemette le Vaillant du Douët de Graville. Veuf, il épouse en secondes noces le à Paris, Henriette de Lur-Saluces[1]. Il meurt le , tué en Belgique pendant la Première Guerre mondiale.
- (1914-1978) Antoine Marie Laurent Edouard Le Caron de Chocqueuse (1907-1978)[14], maire de Cavigny de 1947 à sa mort, conseiller général indépendant du canton de Saint-Jean-de-Daye de 1950 à sa mort[15]. Nommé chevalier dans l'ordre national du Mérite, il est promu officier dans l'ordre en 1975 et nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur en 1976. Il épouse Madeleine Arnaulde Marie Denise Symone Huchet de La Bédoyère[16] (1911-2007)[17]. Dont descendance.
- Marguerite Marie Henriette Le Caron de Chocqueuse (1912-1932)[18].
- (1911-1914) Charles Marie Antoine Le Caron de Chocqueuse (1870-1914) épouse le à Paris, Guillemette le Vaillant du Douët de Graville. Veuf, il épouse en secondes noces le à Paris, Henriette de Lur-Saluces[1]. Il meurt le , tué en Belgique pendant la Première Guerre mondiale.
- Marie Guillaume Le Caron de Chocqueuse (1842-1910) épouse Joséphine Dessirier.
- Marie Marcel Hervé Le Caron de Chocqueuse (1878-1942), ancien élève de l'École supérieure de guerre, officier d'infanterie, officier de l'ordre national de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918[19],[20]. Le à Paris, il épouse Carmen Marie Alice de Roucy (1884-1948)[21],[22].
- Hervé Serge Marie Raynald Le Caron de Chocqueuse (1882-1965), ancien élève de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr de la promotion « Centenaire de la Légion d'honneur » (1901-1903). Le , il est nommé au grade de contrôleur adjoint à la mission de contrôle du ministère de la Guerre[23],[24]. Il termine sa carrière au poste de contrôleur général de l’Armée de 2e classe[25]. Le 9 juillet 1908 il épouse Marie de Villeneuve (1888-1966)[26]. Dont descendance.
- Marie Marcel Hervé Le Caron de Chocqueuse (1878-1942), ancien élève de l'École supérieure de guerre, officier d'infanterie, officier de l'ordre national de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918[19],[20]. Le à Paris, il épouse Carmen Marie Alice de Roucy (1884-1948)[21],[22].
- (1855-1877) Antoine Jean Baptiste Augustin Le Caron de Chocqueuse (1804-1877), maire de Marieux. En 1834, il épouse Augustine d'Hanmer-Claybrooke.
- (1727-1799) Antoine Le Caron de Chocqueuse (1721-1799), chevalier, seigneur de Chocqueuse, les Besnards, Marieux, Fresnes, la Boissière, etc., échevin d'Amiens (1781-1784) puis maire d'Amiens (1785-1788)[12]. Le à Montdidier (Somme), il épouse Marie Louise Juliette Cavé d'Haudicourt[13].
Alliances
Les principales alliances de la famille Le Caron de Chocqueuse sont : Bertin, Le Boullanger, Picart (1572), de Sacquespée (1599), Morgan (1639), Berthe (1659), Lucas (1685), Morel (1719), Cavé d'Haudicourt (1761), du Crocquet de Guyencourt (1802), d'Hanmer-Claybrooke (1834). Gigault de Bellefonds (1867), Le Vaillant du Douët de Graville (1906), de Lur-Saluces (1910), Dessirier (1877), de Roucy (1905), de Villeneuve-Esclapon ((1908), Huchet de La Bédoyère (1934).
Possessions
La famille a possédé plusieurs châteaux et hôtels particuliers :
- le château-ferme de Chocqueuse[27] ;
- l'hôtel de la famille à Amiens (à l'emplacement occupé plus tard par le magasin « Les Nouvelles Galeries »)[28],[29] ;
- le château de la Mare à Cavigny (Manche), propriété de la famille depuis 1822 ;
- le château Champenois de Marac;
- L'hôtel particulier sis 120 rue du Bac à Paris[30], appartenant toujours en partie à la famille Le Caron de Chocqueuse[31].
- Château-ferme de Chocqueuse, vue de la cour de ferme.
- Château-ferme de Chocqueuse, logis reprenant la forme de l'ancien chemin de ronde de la forteresse médiévale, vue depuis le sud-est.
- Château de la Mare à Cavigny.
- Le château Champenois de Marac, situé dans la ville du même nom
- Hôtel particulier sis 120 rue du Bac à Paris, où vécut et mourut Chateaubriand.
Personnalités
- Tassart Le Caron, sergent du roi dans le bailliage d’Amiens en 1325[32]
- Jehan Le Caron, maïeur de bannière du roi à Amiens en 1359[32].
- Louis Le Caron, sergent du roi au bailliage d’Amiens le 28 août 1439[32].
- Jehan Le Caron (14??–1501), écuyer, maître et échevin (1485, 1486, 1487, 1497 et 1501) d'Amiens, Receveur des aides, chargé de la perception des impôts indirects pour la ville. Il joue un rôle notable dans la gestion municipale et religieuse de la ville. En 1451, il est reçu dans la confrérie de Notre-Dame du Puy, distinction religieuse et sociale. En 1489, il en devint maître, fonction consistant à organiser les célébrations et processions en l’honneur de Notre-Dame du Puy. Jehan Le Caron commande également des tablettes votives pour la cathédrale d’Amiens. Ces œuvres, aujourd’hui conservées au musée de Cluny, représentent sa famille en prière. Elles sont mentionnées dans des inventaires anciens, notamment ceux de Jean Patte et Nicolas Blasset en 1656[32].
- Jean Le Caron (16??–????), écuyer et seigneur de Louvencourt, était capitaine d’une compagnie franche de fusiliers du roi en 1677[33]
- Charles Le Caron († ), seigneur de Louvencourt, était conseiller et médecin du roi[33].
- Antoine Le Caron, écuyer et seigneur de la Mothe, maïeur d’Amiens en 1659[33].
- Antoine Le Caron, écuyer et seigneur de la Mothe, contrôleur du domaine royal, puis conseiller du roi en ses conseils d’État et privé en 1685[33].
Antoine-François Le Caron de Choqueuse (1721–1799)
Antoine-François Le Caron de Choqueuse (né en 1721 et mort le 3 octobre 1799 à Amiens) est un chevalier et seigneur français de l’Ancien Régime, seigneur de Chocqueuse, Marieux, Fresnes, La Boissière, entre autres terres.
Il fut échevin d'Amiens de 1781 à 1784, puis maire de la ville de 1785 à 1788. À ce titre, il siégea à l’Assemblée des notables convoquée à Versailles en 1787, chargée d’examiner la répartition des charges fiscales entre les différentes classes de la société française. Cette assemblée comprenait notamment des princes du sang, des prélats, des gentilhommes et des magistrats municipaux issus des principales villes du royaume. Les listes officielles des notables indiquent qu’à l’occasion de cette assemblée, Antoine-François Le Caron de Choqueuse était logé à Versailles dans la « maison Veret », située vis-à-vis de la rue de Mazière, adresse mentionnée pour les notables en fonction lors de la session de 1787[34]
Un historien local rapporte les circonstances de sa convocation :
« Le 4 janvier 1787, dit M. de Calonne, Le Caron de Chocqueuse, maire de la ville d’Amiens, reçoit avis de se rendre à Versailles afin d’entrer dans les vues de Sa Majesté pour le soulagement de ses peuples, l’ordre de ses finances et la réformation de plusieurs abus. Le 22 février eut lieu l’ouverture de la session dans la salle des Menus-Plaisirs. Chacun des notables avait revêtu, conformément aux instructions, l’habit de cérémonie de sa charge. Chocqueuse portait la robe de drap de soie noire avec bandes et parements, collet de velours violet et toque de même couleur ; sa qualité de gentilhomme l’autorisait à ceindre l’épée sous la robe municipale. »
Il épousa le 2 septembre 1761 Marie-Louise-Juliette Cavé d’Haudicourt.
Jean-Baptiste Le Caron (1680–1765)
Jean-Baptiste Le Caron, chevalier et seigneur de Chocqueuse, Marieux, etc., était conseiller du roi et bailli d'Amiens. Il épousa Marie Morgan, fille de Jean Morgan et de Catherine de Court. Il mourut le 28 août 1728[33].
Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse (1686–1727)
Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse (né à Amiens le 15 juin 1686) est un chevalier et seigneur français.
Il épousa à Amiens, le 22 janvier 1719, Marie-Thérèse Morel, fille de François Morel, échevin d’Amiens, et de Françoise Destrées.
Par héritage maternel et par représentation de la famille Lucas de Demuyn, il devint protecteur et administrateur de l'école des enfants bleus d'Amiens, œuvre charitable fondée par son arrière-grand-oncle Guillim Lucas, seigneur de Demuyn, chanoine de la cathédrale d’Amiens, conseiller et aumônier du roi, mort le 28 août 1628[33].
Jean-Baptiste Le Caron de Chocqueuse mourut le 15 décembre 1727[33].
Antoine-François Le Caron (1725–1799)
Antoine-François Le Caron, chevalier et seigneur de Chocqueuse, était conseiller du roi et maire d'Amiens. Il épousa Marie-Louise Maillet en 1759. Il mourut le 2 septembre 1799[33].
Jean-Baptiste-Augustin-Louis Le Caron de Chocqueuse (1765–1849)
Jean-Baptiste-Augustin-Louis Le Caron de Chocqueuse naquit à Amiens le 21 décembre 1765. Officier de l’armée de Condé, il fut chevalier de Saint-Louis. Il mourut le 8 juin 1849[33].
Antoine-Marie-Pierre Le Caron de Chocqueuse (1763–1855)
Antoine-Marie-Pierre Le Caron de Chocqueuse naquit à Amiens le 21 décembre 1763. Il fut maire de Marieux et conseiller général de la Somme à partir du 9 mai 1816. Il épousa à Amiens, le 24 janvier 1802, Pauline du Crocquet de Guyencourt. Il mourut au château de La Boissière le 9 octobre 1855[33].
Antoine-Jean-Baptiste-Augustin Le Caron de Chocqueuse (1804–1877)
Antoine-Jean-Baptiste-Augustin Le Caron de Chocqueuse, né à Amiens le 6 décembre 1804, épousa à Paris le 3 mars 1834 Augustine d’Hanmer Claybrooke. Il fut maire de Marieux et châtelain du château de Marieux, où il mourut le 10 mars 1877. Il mourut sans descendance[33].
Charles Marie Antoine Le Caron de Chocqueuse (1870-1914)
Charles Marie Antoine Le Caron de Chocqueuse naît le à Montreuil-sur-Lozon (Manche). Élève de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr de la promotion « Cronstadt » (1890-1892), il atteint le grade de capitaine au 80e régiment d'infanterie territoriale. Le à Paris, il épouse Guillemette Le Vaillant du Douët de Graville (1884-1907). De ce mariage, naît Antoine Marie Laurent Édouard Le Caron de Chocqueuse (1907-1978) qui épouse le à Raray, Symone Huchet de La Bédoyère (1911-2007) dont quatre filles et deux garçons (Charles sans descendance et Édouard, marié à Bénédicte de Mathan dont une fille et un garçon Charles Antoine). Veuf, il épouse en secondes noces le à Paris 7e, Henriette de Lur-Saluces (1883-1963) dont deux filles, sans descendance. Il meurt lors de la Première Guerre mondiale à Bikschote en Belgique le . Il est décoré de l'ordre national de la Légion d'honneur à titre posthume, et titulaire de la croix de guerre 1914-1918 avec palme et de la médaille commémorative du Maroc. Son nom figure sur plusieurs monuments aux morts (Cavigny, Choqueuse-les-Bénards, Marieux) et sur de nombreuses plaques commémoratives (le carrousel de plaques à Paris VIIe, église de Choqueuse-les-Bénards, église de Marieux, église de Choqueuse-les-Bénards, église Saint-François-Xavier à Paris VIIe, ainsi que sur les Plaques commémoratives pour les 20 arrondissements de Paris). Sa mort au combat lui vaut d'être reconnu Mort pour la France et la citation : « Est tombé mortellement frappé, le , comme il chargeait bravement à la tête de son bataillon. A été cité. »,[35].
- Charles Le Caron de Chocqueuse.
- Monument aux morts de Cavigny.
- Plaque dans l'église Saint-Léger de Marieux.

Marie Marcel Hervé Le Caron de Chocqueuse (1878-1942)
Marie Marcel Hervé Le Caron de Chocqueuse naît le 9 décembre 1878 dans la Seine (Paris). Il entre à l’École spéciale militaire en 1897, puis obtient le grade de lieutenant en octobre 1901 au sein du 54e régiment d’infanterie. Il intègre l’École supérieure de guerre de 1908 à 1910, et est promu capitaine en septembre 1912.
À l’éclatement de la Première Guerre mondiale, il collabore avec le général Charles Mangin. Il est impliqué notamment dans la bataille de la Marne (1914) et dans celle du Chemin des Dames (1917). En avril 1918, il reçoit une citation à l’ordre du 6ᵉ corps d’armée. Après l’Armistice, en 1919, il est désigné adjoint au directeur des transports au ministère des régions libérées. Il est admis à la retraite en 1925[36],[37].
Antoine Marie Laurent Édouard Le Caron de Chocqueuse (1907-1978)

Antoine Marie Laurent Édouard Le Caron de Chocqueuse naît le 7 août 1907 à Saint-Vincent-Cramesnil. Il décède le 17 octobre 1978 à Caen[38].
Il est maire de Cavigny de 1947 à 1978, succédant à Charles Jeanne. En 1950, il est élu conseiller général indépendant du canton de Saint-Jean-de-Daye, mandat qu’il conserve jusqu’à sa mort en 1978. Il assume également la présidence de l’Office départemental de la Jeunesse et des Sports dans la Manche.
Pour ses mérites, il est promu officier de l’Ordre national du Mérite en 1975. Il est nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1977, en récompense de sa « fidélité d’une existence passée au service de l’agriculture ». Il est également désigné officier des Palmes académiques, officier du Mérite agricole, et titulaire de la Médaille d’argent des sports ainsi que de la Médaille d’honneur départementale et communale (vermeil).,
En son honneur, une course hippique annuelle, le Prix Antoine de Chocqueuse, se déroule sur l’hippodrome de Graignes ; une rue porte également son nom à Cavigny[39],[40].

Serge Le Caron de Chocqueuse (1881 – 1965)
Serge Le Caron de Chocqueuse était un officier supérieur français, contrôleur général des armées, et un acteur engagé dans la politique bonapartiste.
Il naquit à Levallois-Perret, Hauts-de-Seine, Île-de-France, France et fit ses études à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « Centenaire de la Légion d’Honneur » (1901-1903)[41], où il commença comme Élève le 26 octobre 1901 avant de devenir Élève de 1ᵉʳ classe le 8 avril 1903. Il entra ensuite au 5ᵉ Régiment de cuirassiers comme Sous-lieutenant le 1er octobre 1903, fut promu Lieutenant le 1er octobre 1906 puis Capitaine le 23 octobre 1914[42].
Pendant la Première Guerre mondiale, il fut admis à l’École de l’administration de l’armée comme Contrôleur-adjoint le 19 avril 1918 et fut nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 10 juillet 1918[42].
Durant le conflit, il rédigea un manuscrit destiné à son fils, Jean Le Caron de Chocqueuse, critiquant la hiérarchie militaire et réfléchissant sur l’adaptation de la cavalerie à la guerre industrielle[43]. Après la guerre, il fut promu Officier de la Légion d’honneur le 7 juillet 1927[44] et occupa divers postes administratifs au Ministère de l’Air, notamment comme chef du service central du Contrôle[45]. Réactivé entre 1939 et 1940, il reprit ses fonctions de contrôleur général de 2ᵉ classe[45],[46].
Il était également un bonapartiste[47], assurant les fonctions de délégué du conseil bonapartiste pour les Alpes-Maritimes[48] et de délégué départemental de l’Appel au Peuple[49], remplaçant ponctuellement le Général Prince Napoléon Murat lors de conférences. Ses interventions et discours ont été publiés dans le journal Brumaire à plusieurs reprises entre 1935 et 1939[50],[51],[52],[53],[54].
Il épousa le 9 juillet 1908 Raoule Roseline Charlotte Marie de Villeneuve-Esclapon à Paris, 75017[55] par se mariage le Château champenois de Marac rentra dans la famille[56].
François Joseph Gaston Le Caron de Chocqueuse (1907-1997)
François Joseph Gaston Le Caron de Chocqueuse commence sa carrière au sein de la Marine nationale en tant qu'élève-commissaire le . Commissaire de 3e classe le , puis commissaire de 2e classe le , il est commissaire de 1re classe le . En , il est en poste à Toulon. Il accède au grade de commissaire principal le et commissaire en chef de 2e classe le , puis commissaire en chef de 1re classe le . Il est chef du 3e secteur social au commandement de la Marine à Paris en 1954, et chef du service des subsistances à la direction du Commissariat de la Marine à Brest en 1955. En 1959, il est placé hors-cadre. En 1962, il atteint le grade de commissaire en chef de 1re classe de réserve. Il est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national de la Légion d'honneur puis promu au grade d'officier dans l'ordre.
Pour approfondir
Bibliographie
- André Borel d'Hauterive, Annuaire de la noblesse de France, 1903, p. 221-230, [lire en ligne].
- Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, p. 333, [lire en ligne].
Articles connexes
Liens externes
- Arnaud Clement, La noblesse française, 2024, p. 676 sur 1132, [lire en ligne].
