Famille Nesme

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Création1715
Disparition9 novembre 1797
Forme juridiqueAteliers distincts
Famille Nesme
Création 1715
Disparition 9 novembre 1797
Forme juridique Ateliers distincts
Siège social Lyon et Villefranche-sur-Saône
Drapeau de la France France
Activité Argenterie, Orfèvrerie

La famille Nesme est une famille d’orfèvres lyonnais exerçant au XVIIIe siècle.

L’activité familiale débute au début du XVIIIe siècle lorsque les trois fils du marchand lyonnais Pierre Nesme accèdent à la charge de maîtres orfèvres de la cour des monnaies de Lyon, leur notoriété est telle que les membres de la famille se trouvent régulièrement nommés parmi les maîtres garde de la Confrérie des orfèvres de Lyon. Cependant leur ascension fut aussi rapide que leur déclin, ainsi la dissolution de la confrérie entraina la fin de la famille Nesme.

L'ascension d'une famille

Les débuts

Sans que l’on en connaisse les raisons, trois des enfants du marchand Pierre Nesme, Denis I, André Denis et Blaise, commencent leur apprentissage en orfèvrerie sur la ville de Lyon. À la suite d'un apprentissage de huit ans dont la durée fut fixée en 1565. Après un temps de compagnonnage ils accédèrent tous trois à la maîtrise pour lesquelles ils réussirent les épreuves théoriques et techniques, respectivement en 1715, 1720 et 1727.

C’est lorsqu’ils prêtèrent serment que leurs poinçons fut enregistré pour la première fois et que le nom de la famille Nesme s’inscrivit dans l’histoire de l’orfèvrerie.

Assoir la position familiale

Le nombre de maîtres ne cessa d’augmenter. À la veille de la Révolution, en 1788, il y avait au sein de la corporation de Lyon 53 maîtres établis, 12 veuves, 12 postulants, 18 compagnons qui ont fait leur apprentissage à Lyon et 24 fils de maîtres[1] encombrent la profession.

Néanmoins, l’avantage dont jouissaient les fils de maîtres favorise, à Lyon comme ailleurs, l’existence de grandes familles d’orfèvres dont les membres se transmettaient le métier de génération en génération, constituant de véritables dynasties. C’est ainsi que les fils des orfèvres Nesme furent à leur tour recommandés par leurs pères et devinrent maîtres.

La charge de garde

Le rôle des gardes consistait essentiellement à administrer la communauté, à faire respecter les règlements de leur métier, à contrôler, par l’essai, le titre des ouvrages exécutés par leurs confrères et à marquer ces ouvrages de leur poinçon de jurande, ce qui, sous leurs responsabilités, en garantissait le titre (= degré de fin contenu dans les matières d’or et d’argent. Le titre se calculait en carats. Le marc se divisait en 24 carats, le carat en 8 deniers et le denier en 24 grains)[2].

Les Lyonnais ne comportant qu’une seule communauté d’orfèvres, celle de Lyon. Privés de jurés gardes, les orfèvres isolés, tels que Blaise Nesme, étaient rattachés à la communauté de Lyon et soumis au contrôle de ses gardes. En effet Villefranche ne comptait aucun maître en 1727 lorsque Blaise Nesme s’installa après son enregistrement auprès de la Monnaie de Lyon. Dès lors, trois autres membres de la famille Nesme exercèrent successivement dans la capitale du Beaujolais jusqu’à la Révolution. Recevant rarement la visite des gardes, dans l’impossibilité de faire marquer régulièrement leurs ouvrages des poinçons de la ville et de la jurande, ces orfèvres devaient les marquer de leur seul poinçon de maître et peut être le frappait-ils à trois reprises, comme on le reprochait à Blaise Nesme, en 1749.

Lieu de travail

C’est dans un esprit de communauté que les différents membres de la famille vivaient à proximité l’un de l’autre autour de l’église Saint-Nizier alors un quartier très prisé des orfèvres lyonnais. Les différents membres de la famille ne travaillaient pas ensemble, chacun étant maître orfèvre sans dépendre de l’autre et possédait son propre poinçon de maître.

Une partie de la famille Nesme exerce également la profession d’orfèvre à Villefranche-sur-Saône où ils détiennent le monopole.

La fin brutale d’une dynastie

En 1776 la situation des orfèvres se complique lorsque Turgot décide de mettre fin à l’âge des corporations. Bien que bon nombre d’entre elles soient supprimées, celle des orfèvres survit et ne disparaîtra qu’après une suite de mesures et de contre mesures. Ainsi ce n’est que bien des années plus tard par la loi du 2 mars 1791, que seront abolies toutes les corporations. Le de la même année, un décret rétablit exceptionnellement les communautés d’orfèvres. Cependant le siège de Lyon et les représailles de la Convention achevaient de ruiner la ville et c'est par la loi du 19 brumaire an VI () que fut définitivement supprimée la corporation des orfèvres.

François est alors seul membre de la famille Nesme qui poursuit son activité.

Au cours du siècle suivant, le nom de Nesme réapparait parmi les maîtres orfèvres lyonnais. Il s’agit de l’atelier Berger-Nesme alors reconnu pour l’orfèvrerie religieuse. En revanche, on ne peut pas faire avec certitude le lien entre les orfèvres Nesme de l’Ancien Régime et Henri Nesme né en 1856 associés de cet atelier avec Charles-Frédéric Berger.

Arbre généalogique

  • Pierre Nesme, marchand.
    • Denis I Nesme x Marie Villette (m.o. 1715)
      • Frédéric I Nesme (m.o. 1749)
    • André Denis Nesme (m.o. 1720)
      • Denis II Nesme (1729 - † av. 1788) (m.o.1753)
        • François Nesme (1766) (m.o.1788)
      • Pierre Nesme († 1776) (m.o.1753)
    • Blaise Nesme († av. 1770) (m.o. 1727)
      • Théodore Nesme aussi appelé Nesme-Mory (1736) (m.o. 1760)
      • Frédéric II Nesme (m.o. 1770)
      • Gabriel Nesme (m.o. 1788)

Membres notables et réalisations

Bibliographie

Notes et références

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