Famille Réjou

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La famille Réjou est une famille française, originaire du Périgord, qui a donné plusieurs imprimeurs et patrons de journaux entre le XIXème et le XXIème siècle.

PériodeXVIIIe siècle - XXIe siècle
PaysFrance
Famille Réjou
Période XVIIIe siècle - XXIe siècle
Origine Périgord
Dordogne
Pays France
Charges Imprimeur, patron de presse, polémiste, journaliste, conseiller municipal, pharmacien
Fonctions militaires médecin militaire, officier, officier de Marine
Récompenses militaires Ordre national de la Légion d'honneur, Croix de Guerre 14-18, Médaille militaire, Ordre royal et militaire de Saint-Louis

La famille initialement installée en Périgord s'est scindée en deux branches, l'une est demeurée dans cette région et a donnée la lignée d'imprimeurs[1], et est issue de Hélie Réjou (1670-1734) époux de Marie Parouty (1676-1744). Une autre branche s'est installée en Saintonge notamment à Rochefort et Saint Jean d'Angély et a donné plusieurs médecins et militaires[2], elle est issue de Bernicaud Réjou (1668-1737) époux de Huguette Grandchant (1667-1747). Hélie et Bernicaud sont nés de Jean Réjou (1636-1678) marchand, époux de Luque Gaultier (1640-1697).

Filitiation

Généalogie de la branche du Périgord

  • Pierre Réjou (1820-1876), épouse Marie Vidal (1820-1898).
    • Louis Réjou (1846-1922), imprimeur à Nontron épouse Suzanne Lachaud (1846-1919).
      • Fernand Réjou (1871-1922), imprimeur, épouse Louise Condon (1877-1943), fille de Camille Condon (1839-1895) imprimeur et propriétaire du Journal de Ribérac, et de Jeanne Focké Veuve Condon (1847-1897) imprimeur et directrice de l'imprimerie Condon.
        • Jeanne Réjou (1901-1983) épouse Maurice Guillet (1899-1989), imprimeur.
          • Daniel Guillet (1938-2019) imprimeur.
      • Georges Réjou (1874-1950) imprimeur, épouse Louise Vergeron (1881-1962).
        • Jean-Louis Réjou (1905-1992), imprimeur, épouse Yvonne Breignac (1910-1998).
          • Jacques Réjou (1933-2011), imprimeur, épouse Marie-Gabrielle Roux (1934-2009).
            • Jean-Philippe Réjou (1965), imprimeur.
      • Théodore Réjou (1885-1916), imprimeur. Soldat au 50e Régiment d'Infanterie, agent de liaison, mort pour la France, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 1914-1918 (France).
    • Alphonse Réjou (1860-1912), imprimeur à Nontron.

Généalogie de la branche du Saintonge

  • Jean Réjou (1741-1820) pharmacien, épouse Mary-Anne Roy (1745-1780).
    • Pierre-Benjamin Réjou (1775-1836) premier médecin en chef de la Marine, chevalier de la Légion d'honneur, épouse Marie-Victoire Thomas (1774-1861).
      • Prosper Réjou (1799-1860) médecin de la Marine, chevalier de la Légion d'honneur, épouse Rose Imbert (1806-1860).
      • Pierre Jules Réjou (1806-1845) lieutenant de vaisseau, chevalier de la Légion d'honneur, épouse Céleste Réjou (1804-1839), fille de Jacques Réjou (1770-1843) capitaine de frégate, chevalier de la Légion d'honneur, chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis.
      • Philippe Réjou (1811-1835) lieutenant au 9è régiment d'Artillerie.

Famille du monde de la presse locale

Les Réjou ont débuté dans le monde de l'imprimerie avec la création d'une première imprimerie en 1870 à l'initiative de Louis Réjou. Ils se sont illustrés dans le monde de l'édition en prenant la direction des plusieurs journaux locaux, tels que l'Union Nontronnaise[3], journal local catholique et conservateur, d'inspiration bonapartiste, publié entre 1867 et 1944[3], qu'ont dirigé successivement, Louis Réjou, Georges Réjou, et enfin Jean-Louis Réjou. Alphonse Réjou, lui aussi impliqué dans le monde de la presse, a créé dès 1892 le Courrier de Nontron qu'il publiera jusqu'en 1912[4]. L'imprimerie Guillet-Réjou a également imprimé l'Echo du Ribéracois[5] et le Journal de Ribérac. Ce dernier était la propriété de la famille Condon, belle-famille de Fernand Réjou[6], fils de Louis Réjou, lui même propriétaire et imprimeur de l'Union Nontronnaise.

Journaux

Journal de Ribérac, l'Echo du Ribéracois, L'Union Nontronnaise, Le Courrier de Nontron.

Implication dans le monde sportif

La famille Réjou s'est fortement investie dans le monde sportif local périgourdin en particulier au Bugue et à Périgueux en contribuant notamment à la création du Bugue Athetic Club qu'a dirigé Georges Réjou en tant que capitaine et entraîneur au début du XXème siècle[7]. Mais c'est à Périgueux qu'un autre membre de la famille, Raymond Réjou, a connu une intéressante carrière sportive au sein des effectifs du Club athlétique Périgueux Dordogne dans les années 1930, en tant que joueur puis en tant que dirigeant[8].

Postérité

Pour approfondir

Notes et références

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