Famille Scrive

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La famille Scrive est une famille subsistante d'ancienne bourgeoisie française, originaire de Lille, où beaucoup de ses membres eurent le statut de bourgeois sous l'Ancien Régime. Elle s'illustra, au début du XIXe siècle, par la mécanisation et l'industrialisation des étapes de la production textile ; en particulier celle de la fabrication des rubans nécessaires au cardage, étape indispensable dans le processus de transformation de la matière textiles en fil. Associée à la recherche de houille dans le pays lensois vers 1850, elle contribua ultérieurement à la fondation et à l'administration la Compagnie des mines de Lens.

BlasonnementDe sinople au S d'or, accompagné de trois chardons du même, deux en chef et un en pointe
PériodeXVe siècle - XXIe siècle
AllégeanceDrapeau de la France France
Faits en bref Blasonnement, Période ...
Famille Scrive
Image illustrative de l’article Famille Scrive
Armes modernes

Blasonnement De sinople au S d'or, accompagné de trois chardons du même, deux en chef et un en pointe
Période XVe siècle - XXIe siècle
Origine Drapeau de Flandre Comté de Flandre
Allégeance Drapeau de la France France
Demeures Hôtel Scrive
Charges Bourgeois de Bruxelles et de Lille
Maire de La Madeleine
Membre du Conseil des Cinq-Cents
Sous-préfet de Lille
Censeur de la Banque de France
Récompenses militaires Ordre national de la Légion d'honneur
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Historique

Origines

Buste d'Antoine Scrive-Labbe par Théophile Bra, 1847[1].


Peut-être issue d'Italie, la famille Scrive se serait installée à la fin du Moyen Âge à Bruxelles, où on la retrouve sous le patronyme flamand Scrieck.

Vers la fin du XVe siècle, Pierre Scrieck (1465-1535), orfèvre, se serait déplacé à Lille, alors capitale économique des Etats de Bourgogne. Il est le premier ancêtre connu des Scrive lillois[2].

Au XVIIIe siècle, après le rattachement définitif au royaume de France, le nom de famille se francise en Scrive.

Les Scrive font alors partie de la haute bourgeoisie de Lille, donnant de riches marchands, des notaires, des procureurs[3]...

Fils d'Hubert Scrive-Dury (1680-1755), jurisconsulte, subdélégué de l'intendance à Lille[4], Albert Scrive (1754-1803) est élu, le 25 germinal an V, député du Nord au Conseil des Cinq-Cents, prenant place parmi les modernes, avant de rallier Bonaparte le 18 brumaire et de devenir sous-préfet de Lille[5].

Son cousin, le négociant lillois Désiré Scrive (1757-1808), marchand-fripier à Lille, qui avait, sous l'Ancien Régime, exploité un négoce de gros, fonde, de son côté, en 1795 une fabrique de rubans de cardes pour la filature de coton. Avec son épouse Marie Catherine Périez (1761-1833)[6], il est à l'origine d'une lignée féconde, qui s'illustrera particulièrement dans l'industrie, le commerce et la finance.

Chromolithographie publicitaire de l'usine de cardes Henri Scrive vers 1869 (imprimerie L. Danel).

Activités industrielles et financières

Gravure d'en-tête de la correspondance de la société La Lilloise en 1907.

En 1795, le négociant Joseph-Désiré Scrive (1757-1808) fonde une manufacture de cardes que ses fils Désiré-Antoine Scrive-Crespel (1783-1826) et Antoine-Désiré Scrive-Labbe (1789-1864) reprendront à sa mort. C'est l'origine de la société Scrive Frères créée en 1834.

Chromolithographie publicitaire pour la société Scrive Frères (SF).

Antoine Scrive-Labbe sauve l'industrie textile lilloise au début du XIXe siècle par l'introduction de la mécanisation dans la fabrication des cardes, puis en 1835 réintroduit en France la machine à filer le lin inventée par Philippe de Girard.Citons également son rôle dans la création de la Société civile des mines de Lens, dont elle fut un temps l'un des actionnaires majoritaires (la fosse no 5 des mines lensoises portait le nom d'Antoine Scrive-Labbe), ou encore le rôle qu'elle tint dans l'administration du Crédit du Nord[a]. Elle commandita également un quotidien régional aujourd'hui disparu : La Dépêche.

Antoine Scrive-Labbe (1789-1864).
Portrait présumé de l'épouse d'Antoine Scrive, Henriette Labbe (1794-1869).

La société Scrive Frères devient une grande société formée entre les six frères Scrive, nés du mariage d'Antoine Joseph Désiré Scrive et d'Henriette Désirée Labbe. En 1855, date à laquelle Scrive-Labbe se retire des affaires, elle comprend 1 500 ouvriers dans cinq établissements de filature et tissage et 50 ouvriers dans la fabrique de cardes[7]. Elle est dissoute en 1864 en tant qu'entité juridique, mais la raison sociale Scrive frères continuera d'être utilisée.

Henri Scrive-Briansiaux de Milleville (1815-1881), troisième fils de A. Scrive-Labbe. C'est lui qui reprit spécialement la direction de l'usine de cardes.

La filature La lilloise, des frères André et Paul Scrive, tous deux diplômés de l'École des arts industriels et des mines (École centrale de Lille), petits fils d'Antoine Scrive-Labbe et fils d'Édouard Scrive-Debuchy, est l'une des héritières de Scrive Frères.

Le , Fernand Scrive teste les premiers vols humains, ce que l’on appellerait aujourd’hui « planeur », dans la cour de son usine lilloise puis sur un terrain à Wasquehal[8],[9].

Essai de vol en planeur sans dièdre réalisé en 1909 par Didier Scrive-Plateaux (1883-1960).

La disparition progressive du nom des Scrive, au XXe siècle, des registres de l'industrie, est essentiellement liée aux diverses crises que connurent les activités qui avaient précédemment assuré leur prospérité, qu'il s'agisse de l'industrie du lin, progressivement remplacé par le coton, ou de la nationalisation des charbonnages par la loi du . La F.A.C.E.N., aujourd'hui filiale du groupe « Rexel », leader mondial de la distribution de matériel électrique, est la dernière entreprise existante historiquement fondée et administrée par les Scrive.

Les Scrive se mêlèrent peu de politique à l'échelle du pays — encore que Laure Scrive, la fille d'Antoine Scrive-Labbe, épousât en 1837 le fils du futur sénateur comte Auguste Mimerel, puissant filateur roubaisien — on l'avait surnommé le « vice-roi du Nord » — qui tint sous le Second Empire le rôle officieux et généralement ignoré de chef du patronat français[10]. Il convient aussi de noter leurs liens d'amitié avec Adolphe Thiers, et leur refus déterminé du libre-échange. Ils exercèrent quelques mandats locaux, souvent de conseillers généraux ou municipaux ; ainsi Émile Scrive-Bonte (1852-1924), administrateur des mines d'Ars et Rocourt, fut-il conseiller général du canton Nord de 1892 à 1908, après avoir été conseiller municipal de Lille[11]; de même, Gustave Scrive-Thiriez fut maire de La Madeleine de 1935 à 1944, ce qui le plaça dans la position délicate d'avoir à administrer la ville sous l'occupation allemande[b].

Gustave Scrive-Thiriez (1880-1967)

Vie sociale et mécénat

M. et Mme Scrive-Paulis en landau (1895). C'est Albert Scrive-Paulis qui transféra l'usine de cardes de Lille à Marcq-en-Baroeul.

Malgré ou à cause des œuvres philanthropiques qu'elle soutint ou créa, comme la cité ouvrière de Marcq-en-Barœul, construite en 1854 par l'architecte Tierce, et toujours existante, Paul Lafargue, député de la 1re circonscription de Lille de 1891 à 1893, et gendre de Marx[12], l'attaqua vivement dans son célèbre Droit à la paresse[13].

Jules et Émélie Scrive-Briansiaux de Milleville. Jules est le deuxième fils de Scrive-Labbe.

Les Scrive reçurent à Lille, en leur hôtel particulier de la rue du Lombard, la visite de plusieurs souverains curieux des progrès de l'industrie. Ce fut Charles X en 1827, Louis-Philippe Ier et la reine Marie-Amélie de Bourbon-Siciles en 1833, accompagnés de Léopold Ier et Louise d'Orléans, roi et reine des Belges ; puis, en 1853 et 1868, Napoléon III.

Nelly Scrive-Lisnard (1842-1922), excellente musicienne, organisa de nombreux concerts à des fins caritatives.

Ils accueillirent également des écrivains et des artistes : Victor Hugo, Chopin, Saint-Saëns, Massenet, le violoniste et compositeur Eugène Ysaÿe, Eugénie-Émilie Juliette Folville, les pianistes Alfred Cortot et Francis Planté, Raoul Pugno, Paul Viardot, Alphonse Hasselmans, professeur de harpe au Conservatoire de Paris, le violoniste et chef d'orchestre Pierre Sechiari, les sculpteurs Antoine Laurent Dantan, Théophile Bra et Théodore Rivière, et d'autres personnages comme Don Bosco, le fondateur de la congrégation des Salésiens.

Auguste Scrive-Wallaert (1820-1893), cinquième fils d'Antoine Scrive-Labbe.

L'hôtel Scrive à Lille

L'hôtel Scrive, rue du Lombard (Lille) : la tourelle raccordant l'aile de l'horloge à l'aile de la manufacture.

L'hôtel particulier des Scrive, communément appelé « hôtel Scrive », sis à Lille au 1, rue du Lombard, date essentiellement du XIXe siècle ; il comprend cependant des parties plus anciennes (XVIIe et XVIIIe siècles), et certains aménagements intérieurs datent de la Belle Époque — quand ils ne sont pas plus récents encore[14].

Le salon de Flore de l'hôtel Scrive. Plafond dû à André-Adolphe Wacquez.

En 1976, il fut cédé par ses derniers occupants[c] à l'État, qui y installa le siège de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) du Nord-Pas-de-Calais.

Dans le vestibule de l'hôtel Scrive, les membres de la branche Henri et Sophie Scrive-Briansiaux de Milleville, vers 1885.

Il ouvre chaque année ses portes aux visiteurs lors des Journées européennes du patrimoine : on peut y admirer, entre autres, une surprenante salle de bain Art déco, devenue le secrétariat de la direction, ou encore une réplique au 7/9e de la bibliothèque du château de Malmaison due à Olivié Scrive-Masure, qui y fit installer, outre sa bibliothèque personnelle[d], des meubles de Bellanger achetés par son grand-père, Henri Scrive-Briansiaux de Milleville, qui provenaient du château si cher à l'impératrice Joséphine.

Photographie de la cour d'honneur de l'Hôtel Scrive, prise de nuit le 12 octobre 1894 par Albert Scrive-Benoist de Laumont (version restaurée).

Comme les autres grandes familles lilloises, les Scrive ont apporté leur contribution à l'embellissement et au développement artistique de la cité. Ainsi peut-on voir, au palais des Beaux-Arts, une partie de la collection Ozenfant-Scrive[e],[15], composée de pièces d'orfèvrerie médiévale ; de même, si l'évêché de Lille est installé depuis 1905 dans l'ancien hôtel de l'Intendance, chef-d'œuvre néo-classique dû à Michel-Joseph Lequeux, c'est à la générosité de la comtesse Paul Boselli, née Scrive, qu'il le doit.

Un autre bâtiment porte le nom de Scrive : l'actuelle annexe de la préfecture de Lille, 12, rue Jean-sans-Peur occupe les bâtiments d'un ancien couvent de jésuites où se trouvait le Centre hospitalier des Armées Gaspard-Scrive, ainsi nommé, en 1913, pour honorer la mémoire de Gaspard-Léonard Scrive[f]. Il fut, en tant que chirurgien militaire et médecin-chef du corps expéditionnaire français durant la guerre de Crimée, l'expérimentateur et le propagateur de l'anesthésie au chloroforme[g]. On peut y admirer un spectaculaire escalier à double révolution (l'un des trois qui existent en France) datant de l'époque de l'occupation du lieu par les jésuites.

Portrait du Dr Gaspard-Léonard Scrive, vers 1851.

Demeures historiques

Hôtel Scrive : l'aile du logis.
Hôtel Scrive : l'aile de l'horloge.

Deux autres demeures historiques ayant temporairement appartenu aux Scrive méritent également d'être mentionnées, en plus de quelques châteaux (château du Buat dans les Yvelines, château de la Pilaterie dans le Nord, château de Montaclier dans le Puy-de-Dôme, château de Candes en Tarn-et-Garonne). D'abord, l'hôtel d'Ailly d'Aigremont, aujourd'hui résidence du général commandant la Force d'Action terrestre du territoire national, qui appartint à Antoine Scrive-Loyer : selon une anecdote, c'est le général de Gaulle lui-même qui en aurait demandé l'acquisition par l'armée en 1945 : il se rappelait les soirées qu'il y avait passées dans sa jeunesse. Et M. et Mme Olivié Scrive-Masure accueillirent le même général en 1940, dans le palais Rose du Vésinet, célèbre pastiche du Grand Trianon édifié au début du XXe siècle, qui fut tour à tour propriété du dandy Robert de Montesquiou et de l'excentrique marquise Casati, aux créanciers de laquelle les Scrive l'achetèrent en 1936, pour s'en séparer dans les années soixante-dix : l'un des derniers rêves de Joséphine Baker fut, dit-on, d'acquérir cette coûteuse folie fin-de-siècle[16].

Réunion de famille dans la maison de campagne d'Hellemmes, vers 1895 (version colorisée).
Promenade dans le parc d'Hellemmes, vers 1895 (version colorisée).

La collection Descamps-Scrive, bien connue des bibliophiles, dispersée à la Galerie Petit (Paris) en , fut constituée par René Descamps-Scrive (1853-1924) et sa femme Claire Scrive (1857-1926)[h]. On leur doit une édition définitive et posthume des Trophées de José-Maria de Heredia, illustrée par Luc-Olivier Merson.

Christine Scrive-Benoist de Laumont (1878-1956) vers 1900. Portrait réalisé par le studio Reutlinger.

La branche Scrive-Crespel

Chapitre en cours de rédaction

Antoine Scrive-Labbe avait un frère aîné, Désiré Scrive-Crespel, auquel il fut associé dans l'exploitation de la manufacture créée par leur père Scrive-Periez. Désiré, né en 1783, épousa en 1816 Charlotte Philippine Crespel (1796-1875)[17]: sa mort prématurée en 1826 fut la cause d'une redistribution des parts détenues par chacun dans les activités industrielles des Scrive. À une date imprécise, mais probablement proche de l'installation de la famille dans l'hôtel de la rue du Lombard (1821), fut fondée, en succession à Veuve Scrive & fils, la première société Scrive frères, entre Antoine et Désiré.

Quand Antoine se décida à passer en Angleterre afin d'y copier et rapporter la machine à fabriquer des cardes mécaniquement mis au point outre-Manche, il echangea avec Désiré une correspondance qui, conservee dans la propriété de Mme Bossut-Scrive, à Pont-a-Chin, fut détruite lors d'un incendie qui éclata durant la Grande Guerre.

À la mort de son mari Mme Scrive-Crespel céda ses droits dans l'industrie pour la somme de 1 million de francs, et déménagea dans son hôtel particulier de la rue des Tours [18].

Liens de filiation entre les personnalités

La lecture des archives départementales du Nord permet d'établir les liens de filiation suivants.

  • Jean Scrive (1598-1674) épouse Barbe Anne Masurel.
    • Guilbert Scrive (11 décembre 1626 à Lille - 1674), maître charpentier, bourgeois par achat du 7 novembre 1653. Le 9 juillet 165 à Lille, il épouse Marie Dubus.
      • Jean Scrive (1657-1706) épouse Marie Barbe Le Houcq.
        • Hubert François Scrive (1680-1755), jurisconsulte, subdélégué de l'intendance à Lille, conservateur des hypothèques. Il épouse le à Lille (paroisse Saint-Maurice) Jeanne Françoise Marez.
          • Albert Joseph (1709-1781) épouse en 1731 Marie Catherine Louise Crespel.
            • François Albert Joseph Scrive (1731-1782), huissier de la Gouvernance. En 1752, il épouse Thérèse Joseph Dupire.
          • Alexandre Joseph Scrive (1719-1787) épouse en 1748 Marie Rose Binon.
            • Joseph Désiré Scrive (1757-1808), marchand-fripier puis fabricant manufacturier de cardes. Il épouse en 1787 Marie Catherine Périez.
              • Antoine Scrive-Labbe (1789-1864), industriel. Il introduit la mécanisation dans la fabrication des cardes, puis la machine à filer dans les manufactures de tissage de lin. Il épouse en 1811 Henriette Désirée Labbe.
                • Jules César Désiré Scrive (1813-1881), industriel du textile, chevalier de la Légion d'honneur. Le 7 août 1836 à Lille, il épouse Emélie Dominique Joseph Briansiaux de Milleville.
                  • Jules Émile Scrive (1837-1898), industriel et mécène[19]. Le 11 août 1866 à Lille, il épouse Mathilde Suzanne Loyer.
                    • Jules-Henri Scrive-Loyer (1872-1937), industriel, fondateur du Crédit immobilier de Lille, président de la commission départementale des sites et monuments et de la Commission historique du Nord.
                  • Albert Scrive (1846-1899) épouse Marie Adélaïde Paulis.
                    • Fernand Scrive (1879-1917), industriel. Fondateur et président de la société Nord-Aviation, il promeut le vol sans moteur et conçoit des planeurs qu'il fait voler sur ce qui deviendra l'aéroport de Lille-Ronchin.
                • Laure Henriette Marie Anne Scrive (1817-1863) épouse en 1837 Antoine Mimerel, fils du sénateur Auguste Mimerel.
                • Émile Charles Scrive (1825-1885) épouse en 1849 Clémence Eugénie Arsène Debuchy (1831-1899).
    • Louis Scrive (1631-1703) épouse Catherine Haze.
      • Jean François Scrive (1654-1745) épouse Marie Prevost.
        • Augustin Joseph Scrive (1691- ) épouse Marie Jeanne Turpin.
          • Gaspar Joseph Scrive (1738-1814) épouse Marie Elisabeth Joseph Brongniart.
            • Pierre Louis Joseph Scrive (1786-1857) épouse Sophie Joseph Debonte.
              • Gaspard-Léonard Scrive (1815-1861), chirurgien militaire, officier de la Légion d'Honneur. Il fut l'un des précurseurs de l'anesthésie médicale.
                • Jeanne Scrive (1857-1908), en littérature Jane de La Vaudère, femme de lettres de la Belle Époque.
Jeanne Scrive (1857-1908), en littérature Jane de La Vaudère, dans son salon au décor fin-de-siècle (version colorisée : fonds BNF/Gallica).

Armoiries

Les armoiries anciennes de la famille Scrive, telles que décrites par l'armorial de 1696, sont les suivantes : coupé d'azur et d'argent, au lion coupe de l'un dans l'autre, lampassé de gueules, adextré en chef d'un croissant d'argent.

Les armes modernes de la famille, adoptées au XIXe siècle, sont les suivantes : de sinople au S d'or, accompagné de trois chardons du même, deux en chef et un en pointe.

Hommages

L'Hôpital militaire Scrive a été nommé en hommage à Gaspard-Léonard Scrive, chirurgien militaire et précurseur de l'anesthésie.

Plusieurs municipalités ont voulu rendre hommage à la famille :

Pour approfondir

Bibliographie

  • Frédéric Barbier, Le Patronat du Nord sous le Second Empire : une approche prosopographique, Genève, Droz, 1989.
  • Louis Bergeron, Les Rothschild et les autres… La gloire des banquiers, Paris, Perrin, 1991. [Pour le chapitre consacré au développement du Crédit du Nord]
  • L. Detrez, Le Palais épiscopal de Lille, Lille, Raoust, s.d.
  • Paul Denis du Péage, Recueil de généalogies lilloises, 1907-1908. [Donne la généalogie des Scrieck et indique leurs seigneuries]
  • André-Louis Dunham (trad. de l'anglais par Louis Blanchard), La Révolution industrielle française, Paris, M. Rivière, 1953.
  • Jean Lambert-Dansette, Quelques familles du patronat textile de Lille-Armentières (1789-1914), Lille, E. Raoust, 1954. [Thèse de doctorat au sujet extrêmement fouillé, qui fournit une mine de renseignements ponctuels sr les familles en question]
  • Jean Lambert-Dansette, La Vie des chefs d'entreprise (1830-1880), Paris, Hachette, 1992.
  • Augustin Hamon, Les Maîtres de la France, 3 volumes, Paris, Éditions sociales internationales, 1936-1938. [Une virulente critique des dynasties industrielles françaises, dans l'esprit de la dénonciation des 200 familles, par un membre de la SFIO]
  • Jean-Pierre Hirsch, Les Deux rêves du commerce et de l'industrie. Entreprise et institution dans la région lilloise (1780-1860), Paris, éd. de l'EHESS, 1992. [Stimulante et perspicace étude de l'univers mental des négociants et notables lillois ; où il est montré que le passage du corporatisme au libéralisme ne fut jamais caractérisé par le souci constant que l'État n'intervînt jamais, bien au contraire ! Les deux rêves en question sont ceux, inconciliables, d'un État qui protègerait et d'un État qui n'interviendrait pas]
  • Christiane Lesage et Thierry Petitberghien, L'hôtel Scrive à Lille, collection Itinéraires du Patrimoine no 298, édité par l'association Christophe Dieudonné. [Bonne présentation, agréablement illustrée, d'un bâtiment à l'histoire complexe, aujourd'hui siège de la DRAC du Nord-Pas-de-Calais]
  • Jean Lhomme, La Grande Bourgeoisie au pouvoir (1830-1880), Paris, PUF, 1960.
  • Anne Mémet-Scrive, La Légende des Scrive. Le roman d'une grande famille lilloise, Lille, Ravet-Anceau, 2010.
  • Pierre Pierrard, La Vie ouvrière à Lille sous le Second Empire, Paris, Bloud & Gay, 1965.
  • Pimodan (Comte de), Simples souvenirs, 1859-1907, Paris, Plon, 1908.
  • Pierre Pouchain, Les Maîtres du Nord du XIXe siècle à nos jours, Paris, Perrin, 1998.
  • B. Schaeffer, Dictionnaire des femmes du Nord, Lille, Publi-Nord, 2003.
  • Marcel Scrive, Antoine Scrive-Labbe et ses descendants, imp. de l'Ouest, Angers, 1945. [Généalogie détaillée de la branche Antoine Scrive-Labbe, menée jusqu'à la sixième génération ; beaucoup d'anecdotes précieuses. L'ouvrage n'était pas destiné à la commercialisation ; un exemplaire disponible à la Bibliothèque municipale de Lille]
  • Bonnie G. Smith, Ladies of the leisure class. The Bourgeoises of Northern France in Nineteenth Century, Princeton, Princeton University Press, 1981. Trad. française : Les Bourgeoises du Nord, Paris, Perrin, 1989. [Par une historienne américaine, une brillante étude, inspirée de la psychanalyse et de la sociologie critique de Thorstein Veblen, de la condition féminine dans la haute bourgeoisie industrielle du Nord qui remet en cause nombre d'idées reçues ; plusieurs pages consacrées aux femmes de la famille Scrive]
  • Didier Terrier et Claudine Wallart (édité par), Jules Émile Scrive, Carnets d'un patron lillois 1879-1881, Représentations du quotidien, Lille, éd. du Septentrion, 2009.
  • Louis Trénard, Histoire de Lille, 3 tomes, Toulouse, Privat, 1970. [Un ouvrage de référence pour la connaissance de Lille]

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

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