Famille d'Isque
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La famille d'Isque appartenait à l'ancienne noblesse chevaleresque du Boulonnais. Elle était basée à Isques, aux portes de Boulogne-sur-Mer, y possédait une motte ("le mote de Ysche", 1302), d'où émergea le futur château d'Isque. Du XIe au XIVe siècle, elle était régulièrement au service des comtes de Boulogne.

On peut retracer la famille sans interruption à Ebrald de Isica (vers 1175 à vers 1240), qui fonda l'église d' Isques encore existante en 1208 et combattit en 1214 dans la bataille de Bouvines jusqu'à la fin aux côtés du comte Rainald Ier de Dammartin contre le roi français Philippe II et fut fait prisonnier. La famille comprend également Watier d'Isque, qui fut capitaine de la milice de Cambrai sous Simon d'Oisy vers 1160[1], et Goso de Isica (vers 1095 à vers 1160), qui a témoigné en 1135 d'une donation du comte Etienne de Blois et de son épouse Mathilda de Boulogne en faveur de l'abbaye de Saint-Josse-sur-Mer. Le premier à apparaître fut Amalrich de Iseca (vers 1040 à vers 1105), dont l'église est mentionnée en 1069[2] et qui fut témoin en 1084 d'une donation de Gérard de Burnulvilla (Bournonville) lors de la fondation du monastère d'Andrès par son oncle Baudouin Ier, comte de Guînes[3].
La branche principale des Seigneurs d'Isque s'éteint avec la mort d'Antoine-Achille d'Isque (1681-1789), chevalier, vicomte d'Isque, seigneur du Manoir, marquis de Colembert et de Alembon etc. et lieutenant aux gardes français. Il est avancé que la famille a survécu dans la famille palatine «Disqué» par la branche collatérale des d'Isque von Haudisque, grâce à la fuite de Jean d'Isque, seigneur de Rieux, qui se convertit au protestantisme et devint par la suite bailli et magistrat en chef du Palatinat. Jean d'Isque, comme son grand-père et son arrière-grand-père avant lui, se faisait également appeler «Disque»[4]. Cependant, il n'existe aucune preuve définitive à ce sujet.
La famille d'Isque serait issue des chevaliers d'Isca[5], qui, au début et au haut Moyen Âge, étaient maîtres du domaine et palais du duc de Brabant portant le même nom (flamand: «Iske», «Ische», «Yssche» et «Ijse», français: «Isque», aujourd'hui: «Overijse» de «Isca superior»), situés au sud de Bruxelles. On pense qu'Amalric de Iseca faisait partie des chevaliers qui participèrent à la conquête de l'Angleterre sous Guillaume de Normandie dans la suite du comte Eustache II de Boulogne. Le comte dirigea l'aile droite de l'armée d'invasion normande, composée de combattants flamands et français, à la bataille d'Hastings en 1066. A cet égard, Eustache II aura également recruté des combattants auprès de son beau-père, Godfrey III, duc de Basse Lorraine. Il n'est pas improbable qu'Amalric fasse partie de ces écuyers et chevaliers qui pouvaient se permettre des armes, des armures et des chevaux, mais qui n'étaient pas les premiers-nés et n'avaient donc aucun droit aux biens ménagers ou aux titres, mais qui étaient attirés précisément en raison de la perspective de terres. dans la conquête[6]. De plus, les noms «Amalrich» et «Goso» sont courants dans la famille des Chevaliers d'Isca[7]. Elle disposait d'un vaste patrimoine dans la palatinat ducal d'Isca, qui remonte de manière vérifiable à un Aginulph, qui en l'an 832 reçut de Louis le Pieux 18 fermes avec terres, personnes et droits associés dans quatre lieux, dont sept dans la «villa vocante Isca», à titre de propriété éternelle[8].
Blason

D'or à la croix ancrée de gueules, supports: deux lions, cimier: un lion naissant. La famille d'Isque partage les armoiries de l'embranchement « de Marquise » des seigneurs d'Ardres (près de Calais).
La famille d'Isque partage les armoiries de l'embranchement « de Marquise » des seigneurs d'Ardres (près de Calais)[9].
Les héritiers ou les fils cadets portaient les armes brisées des marques suivantes:
- cantonée de quatre étoiles: Enguerran d'Isque (1306)
- à la bande brochant: Enguerran d'Isque (1321), Colart d'Isque (1380, 1387, 1388), Jean d'Isque "Desrée" (1380, 1387, 1389)



