Famille de Monchy
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Monchy-Hocquincourt
Monchy-Inquessen
Monchy-Senarpont
Monchy-Vismes
Monchy-Moismont
Monchy-Campneuseville, etc.
| Famille de Monchy | ||
Armes de la famille | ||
| Blasonnement | De gueules à trois maillets d'or. | |
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| Devise | « Virtus in armis » | |
| Fondateur | Dreux Ier de Monchy | |
| Branches | Monchy-Montcavrel Monchy-Hocquincourt Monchy-Inquessen Monchy-Senarpont Monchy-Vismes Monchy-Moismont Monchy-Campneuseville, etc. |
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| Période | XIIe siècle- XVIIIe siècle (1825 en ligne féminine) | |
| Origine | Picardie (Ancien Régime), Ponthieu | |
| Allégeance | ||
| Demeures | château de Montcavrel, château d'Hocquincourt, château de Senarpont, château de Francières | |
| Fonctions militaires | Maréchal de France | |
| Fonctions ecclésiastiques | Évêque de Verdun | |
| Récompenses civiles | Ordre du Saint-Esprit Ordre de Saint-Michel Ordre de Saint-Michel |
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| Preuves de noblesse | ||
| Réformation de la noblesse | 1668 et 1708 | |
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La famille de Monchy est une famille française de noblesse chevaleresque originaire de Picardie et du Ponthieu, mentionnée dès 1146. Elle a été notamment illustrée par Charles de Monchy, marquis d'Hocquincourt (1599-1658), maréchal de France.
La maison de Monchy s'est éteinte dans toutes ses branches (en 1785 en ligne masculine et en 1825 en ligne féminine) et n'a pas de lien connu avec des familles homonymes subsistantes.
La famille de Monchy, connue dès 1146, est une famille de noblesse chevaleresque originaire de Picardie[1],[2],[3] qui se fixa en Ponthieu à la fin du XIVe siècle[1],[3] et se divisa en plusieurs branches[1],[3].
Le lieu dont elle tire son nom n'est pas précisément identifié, car il existe cinq villages de ce nom dans le Pas-de-Calais et la Somme[4].
Il pourrait s'agir de Monchy-Cayeux ou Monchy-Breton, villages de l'ancien comté de Saint-Pol, mais cette origine n'est pas absolument déterminée[5] (rien ne prouve qu'il descendent des anciens seigneurs de Monchy-Cayeux (dont les armes, différentes de la maison de Monchy, étaient un écu avec une bande cantonnée au lambel penché)[6].
Selon d'anciens auteurs et manuscrits, au XIIe siècle, sous le roi Louis VII le Jeune, un seigneur de Monchy, de retour de Croisade, se vit attribuer par le roi, en récompense d'un combat victorieux à l'aide d'un maillet, les armes de gueules à trois maillets d'or et fit construire un château en Artois en un lieu entre Arras et Saint-Omer à qui il imposa le nom de Monchy[7].
Le plus ancien sire de Monchy, dont l'histoire a conservé le nom, est Dreux ou Drion de Monchy marié à Ade de Picquigny, qui suivit le roi Louis VII le Jeune en Terre-Sainte, en 1146[1]. Ses armes figurent à la Salle des Croisades du Château de Versailles[8].
Pendant deux cents ans on trouve divers autres membres de la même famille, mais que rien ne rattache les uns aux autres[1].
- Matthieu, sire de Monchy-le-Breton ou Monchy-le-Cayeux au comté de Saint-Pol, vivait sous Saint Louis[1].
- Eudes de Monchy vendit en 1232 sa maison et la forteresse de Monchy-Lagache en Picardie au roi Saint Louis[2],[9].
La filiation suivie de la famille de Monchy remonte en 1351 avec Jean Ier, seigneur de Monchy et de Mortagne, marié à N. de Planques dont il eut Jean II de Monchy, qui suit[10],[3].
Jean II de Monchy, chevalier, seigneur de Monchy et de Planques, capitaine de Falaise vivait en 1411. De son mariage avec Jeanne de Cayeu, dame de Vismes et de Senarpont, dernière de son nom, qui lui porta en dot les terres de Cayeu, de Vismes, de Dominois et de Senarpont. Il eut entre-autres enfants Edmond Ier de Monchy, qui suit[1],[2],[3].
Edmond Ier de Monchy, chevalier, seigneur de Massy, de Planques et de Bellacourt (mort après 1470), fait chevalier à la prise du Crotoy en 1437, épousa le Jeanne, dame de Montcavrel qui lui porta en dot la terre de Montcavrel, dont il eut entre autres enfants : 1) Pierre, auteur de la branche aînée de Montcavrel et 2) Edmond II, auteur de la branche cadette de Senarpont[1],[3],[8] :
- Pierre de Monchy, marié en 1473 à Jeanne de Lannoy fut l'auteur de la branche aînée des marquis de Montcavrel[1],[2],[3],[8] qui a donné le rameau des marquis d’Hocquincourt auquel appartenait Charles de Monchy, marquis d'Hocquincourt (1599-1658), maréchal de France, gouverneur de Péronne, marié en 1628 à Éléonore d’Etampes, dont Georges, marquis d’Hocquincourt, chevalier des Ordres du Roi, dont la descendance s’est éteinte en 1705[8].
- Edmond II de Monchy, seigneur de Senarpont et de Vismes, marié à Isabeau de Ligne, fut l'auteur de la branche cadette de Senarpont[1],[2],[3],[8]. Il est l'aïeul de Jean, baron de Vismes, marié en 1531 à Claude de Longueval, et père de deux fils : le cadet, Sidrach, forma le rameau des seigneurs de Moimont et de Boisrobert, éteint vers 1700 ; l’aîné, Antoine de Monchy, chevalier de l’Ordre du roi, gouverneur de Boulogne, épousa en 1559 Jeanne Oliver dont il eut deux fils : Gédéon, dont les fils formèrent les rameaux des seigneurs de Senarpont et des barons de Vismes, et François, auteur du rameau des seigneurs de Longueval[1],[3].
La famille de Monchy remplit les charges les plus élevées et fut illustrée par un maréchal de France, deux Chevaliers des Ordres du roi, par deux prévôts de l'hôtel du roi et par un grand nombre de personnages distingués[1]. Elle a donné de nombreux officiers et officiers généraux, des ecclésiastiques et des gouverneurs de province.
Extinction
La famille de Monchy est entièrement éteinte dans toute ses branches[11],[10],[12],[13], en 1785 en ligne masculine avec André-Honoré marquis de Monchy, baron de Vismes, sénéchal et gouverneur de Ponthieu[14] et en 1825 en ligne féminine avec Théodore Hubertine Armande Marguerite de Monchy[15], issue du rameau de Talmas[16].
Branches
La famille de Monchy a donné les branches suivantes[1],[2],[3], toutes éteintes[11],[10],[12],[13] :
- Edmond Ier de Monchy, seigneur de Massy, de Planques et de Bellacourt (mort après 1470) marié en 1431 à Jeanne, dame de Montcavrel.
- Pierre de Monchy, marié en 1473 à Jeanne de Lannoy, auteur de la branche aînée de Montcavrel[1],[8] († 1702)[17]
- Branche d'Inquessen et de Caveron († XVIIe siècle)
- Branche de Noroy († 1780)
- Branche d'Hocquincourt († 1705)
- Branche illégitime de Gribeaumesnil († XVIIe siècle)
- Branche d'Inquessen et de Caveron († XVIIe siècle)
- Edmond II de Monchy, seigneur de Senarpont et de Vismes, marié à Isabeau de Ligne, auteur de la branche cadette de Senarpont[1],[8] († 1743)[18]
- Branche illégitime de Campneuseville († 1781)
- Rameau de Longueval († fin XVIIe siècle)
- Branche de Moismont († vers 1700)
- Branche de Vismes († 1782)
- Rameau de Talmas († 1825)[16]
- Branche protestante en Suisse (rattachement à confirmer), fondée par Guillaume de Monchy, pasteur à Yverdon en 1550 († fin XVIIe siècle)
- Branche de Ponceaux : le 30 octobre 1654 les chefs des branches de Montcavrel, Hocquincourt et Moismont reconnaissent que « Guy de Monchy, écuyer, sieur de Ponceaux, est originairement et véritablement issu d'un cadet du nom et armes de notre maison »[19]. Marié à Marguerite de Bastelard, Guy de Monchy, chevalier de l'ordre du roi, maître d'hôtel ordinaire et gentilhomme de sa maison, mourut à Paris le 16 novembre 1664 et fut inhumé en l'église Saint-Eustache[20].
- Pierre de Monchy, marié en 1473 à Jeanne de Lannoy, auteur de la branche aînée de Montcavrel[1],[8] († 1702)[17]
Selon certains auteurs, un Guillaume de Monchy, pasteur à Yverdon en 1550, serait issu de la branche de Senarpont et indiqué comme « seigneur de Senarpont »[21]. Ce rattachement ne figure dans aucune des généalogies consacrées à la maison de Monchy[2],[3] et n'est pas repris par René de Belleval dans son Nobiliaire de Ponthieu et de Vimeu (1864)[1]. D'autres sources indiquent simplement au sujet de ce Guillaume de Monchy qu'il appartenait à une « famille protestante du Nord de la France réfugiée au XVIe siècle dans le Pays de Vaud pour cause de religion »[22], sans indication d'un lien avec la maison de Monchy.
Ce Guillaume de Monchy ne figure pas dans la liste donnée par Eugène et Emile Haag dans la France Protestante des onze enfants de Jean de Monchy, seigneur de Senarpont, marié en 1531 à Jeanne de Longueval, lieutenant du roi au gouvernement de Picardie qui rejoignit le protestantisme et abjura publiquement à Dieppe le . Ses deux fils survivants abjurèrent le protestantisme en 1572[23]. René de Belleval dans son Nobiliaire de Ponthieu ne mentionne pas non plus ce rattachement[24].
Armes

Les armes de la maison de Monchy sont de gueules à trois maillets d'or[25],[8].
- Support : deux lions d'or.
- Cimier : une tête de Maure.
- Devise : Virtus in Armis (« La puissance par les armes »)[26].
Selon la tradition, l’écu aurait été attribué lors de la Deuxième Croisade par le roi des Francs Louis VII le Jeune à Dreux II de Monchy, seigneur de Monchy, en récompense d’un fait d’armes accompli au cours de l’expédition. Ses armes figurent dans la Salle des Croisades du Château de Versailles[27].
La branche aînée de Montcavrel a parfois écartelé ses armes de celles des Montcavrel dont elle était l'héritière et portait : écartelé, en I et IV, de gueules à trois maillets d'or (qui est de Monchy), en II et III, de gueules à trois quintefeuilles d'or au chef d'or (qui est de Montcavrel)[25].
Les seigneurs de Senarpont et de Vimes avaient adopté pour brisure tantôt l'écusson de Ligne : d'or à la bande de gueules, tantôt celui de Cayeu : parti d'or et d'azur à la croix ancrée de gueules, qu'ils mettaient en abîme sur leurs propres armes[25].
Seul le rameau de Noroy, issu des seigneurs de Caveron figure au Grand Nobiliaire de Picardie. Sa noblesse fut confirmée le par l'intendant Bignon[25].
Titres
Les différentes branches de la maison de Monchy ont porté les titres suivants[1] :
- Marquis de Montcavrel
- Marquis d'Hocquincourt
- Baron de Vismes
- Marquis de Senarpont
- Comte de Willerval
- Marquis et comte de Monchy
- Vicomte de La Queute
- Baron de Rubempré
- Baron de Sempy
- Baron de Saint-Martin
Personnalités
- Charles de Monchy d'Hocquincourt, marquis d'Hocquincourt dit « le Maréchal d'Hocquincourt » (1599-1658), maréchal de France.
- Georges de Monchy d'Hocquincourt, marquis d'Hocquincourt (1633-1689), fils du précédent, gouverneur de Péronne, lieutenant général des armées du roi, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (1688).
- Armand de Monchy d'Hocquincourt (1638-1679), frère du précédent, comte-évêque de Verdun.
- Jean de Monchy de Montcavrel, marquis de Montcavrel (1577-1638), gouverneur des villes d’Ardres et d'Étaples, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit (1633).
Alliances
Les principales alliances de la maison de Monchy sont[1] : de Picquigny (XIIe siècle), de Montmorency (XIIIe siècle), de Créquy (XIIIe siècle et XVIIe siècle), de Planques (vers 1351), de Cayeux (vers 1411), de Montcavrel (1431), de Montalembert, de Lannoy (1473 et 1655), de Ligne (1481), Picard (1490), d'Abbeville (1500), d'Ailly (1516), de Longueval (1531), de Vaux (1535), de Balsac de Montagu (1570), de Marnix de Sainte-Aldegonde (1574), de Vieuxpont (1586), de Bourbon-Rubempré (1596), Rouxel de Médavy (118), de Bournonville (1622), Martel (1626), Aux Épaules (dit de Laval) de Nesle (1627), de Mailly (1630), d’Estampes de Valençay (1628), de Saint-Blimont (1659), Molé (1660), de Melun (1690), de Pas de Feuquières (1695), d'Estailleur de Chanteraine (1695), Texier d'Hautefeuille (1723), de Berghes, de Nassau-Siegen (1743).