Famille de Boutray

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Fondation
PaysFrance
Titres obtenusBaron de Galluis (depuis 1830)
Famille de Boutray
Image illustrative de l’article Famille de Boutray
Armes de la famille
Fondation
Période XVIe siècle - XXIe siècle
Pays France
Titres obtenus Baron de Galluis (depuis 1830)
Charges échevin de Paris
Preuves de noblesse
Autres Anoblissement en 1758

La famille de Boutray est une famille subsistante de la noblesse française, originaire d'Île-de-France. Elle est anoblie en 1758 par l'échevinage de la ville de Paris.

Possiblement d'origine anglaise puisque la première orthographe du nom était Bouthrays, la famille est d'abord très majoritairement établie à Paris. Elle compte plusieurs générations de marchands merciers autour du faubourg Saint-Honoré. Par la suite, au gré des alliances, une partie de la famille s'implante durablement dans le nord-ouest de la France.

Titres de noblesse

Jean Olivier de Boutray (1691) est anobli par son élection à la charge de premier échevin de Paris le [1] ; il comparaît à l’assemblée de la noblesse de Paris en 1789.

André-Marie-Felix de Boutray (1770-1848), receveur général des finances, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, est créé baron héréditaire par lettres de 1830[2] sur institution de majorat[3]. Il se qualifiait de « baron de Galluis »[4].

Filiation (de 1550 à 1900)

La filiation prouvée remonte à 1550[5],[6],[2],[7].

D'extraction bourgeoise et marchande, la famille occupe à partir du XVIIIe siècle des charges dans l'administration locale à Paris et en Mayenne et compte compte également de nombreux militaires dans ses rangs.

  • Raoul Boutray, dit « Rodolphus Boeterius »[8] (1550 à Châteaudun - 1630), étudiant à Vendôme, puis avocat au Grand Conseil de France. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages en latin dont La Vie d’Henri IV en 18 volumes, Lutetia en 1611[9], l'histoire de L'incendie et de l’embrasement du Palais de Paris en 1618 réédité en 1879 par Hippolyte Bonnardot[10]. Il épouse Marie Gillot.
    • Robert Boutray (vers 1595 - vers 1650). Il épouse Louise Huron.
      • François Boutray (vers 1620 -). Le , il épouse Jeanne le Roux.
        • René Boutray (1654 à Paris - ), marchand mercier. Il épouse Catherine Geneviève Musnier.
          • Jean Olivier Boutray ( - ). Bourgeois de Paris, il habite rue du Faubourg-Saint-Honoré, il est secrétaire du marquis d’Arpajon, puis grand garde du corps des marchands mercier, greffier en chef du grenier au sel, quartinier de la ville de Paris et conseiller du Roi. Le , il est anobli par son élection à la fonction de 1er échevin de la ville de Paris. Il épouse Anne Duchapt (1699-1754) puis Marie de Cyrano de Bergerac.
            • Jacques Simon de Boutray ( à Paris - à son domicile 160, rue des Tournelles à Paris). Avocat au parlement, écuyer et conseiller du roi, puis trésorier payeur général en l'hôtel de ville de Paris, il participe à l’assemblée de la noblesse en 1789. Il est incarcéré pendant la terreur. Il épouse Marguerite Péan de Saint-Gilles (sans postérité) en 1765 puis en secondes noces Marie Houzé de la Boulaye (1749-1827)
              • André Marie Félix de Boutrayde Boutray ( à Paris - à Galluis), sous-lieutenant au régiment de Bourgogne, il émigre en 1791 et sert dans l’armée du duc de bourbon puis dans l’armée anglaise du général lord Mora. Il est de retour en France en 1796 et sert dans l’armée française jusqu’en 1801. Il est nommé trésorier payeur général du département de Mayenne, en 1814 et créé baron héréditaire par lettres patente du . Il achète et réside au château de Galluis et à Paris quai Voltaire. Il épouse Marie Victoire Deschamps (1761-1819). Veuf, il épouse le en secondes noces la nièce de sa première épouse : Victoire Nicole Charlotte Deschamps de Saint-Julien (1798-1891)[11].
                • Ernest de Boutray ( à Paris 10[12] - en son château de Galluis). Conseiller d’arrondissement du canton de mont l’Amaury et maire de Galluis pendant de nombreuses années, il épouse Marie Léonie Coustou (1830 -1904) à Paris le [13],[a].
                  • René de Boutray ( à Versailles - à Amiens). Il épouse en 1883 Berthe Baudry de Monteville (1860-1948).
                    • Jacques de Boutray ( à Amiens - au château du Breil à Lourmais), militaire et aviateur, il combat pendant les Première et Seconde Guerres mondiales, maire de Granville (1919-1923)[14]. Il épouse en 1913 Geneviève Gilbert (1889-1971), dont descendance.
                    • Gérard Marie Eugène de Boutray ( à Amiens - mort pour la France en mer le , personnalité militaire de la Manche. Capitaine au long cours, il épouse Françoise Gilbert le au Val-Saint-Père. Le couple a trois enfants et réside à Urville. Il entre dans la Marine à la proclamation de la guerre. Il est enseigne de vaisseau commandant le patrouilleur-arraisonneur Saint-Hubert lorsque son bâtiment saute sur une mine larguée par le sous-marin UC-26 à un mille au nord-ouest du port de Cherbourg. L'ensemble des dix-sept marins composant l'équipage disparaît. La mention « Mort pour la France » lui est attribuée. Il est inhumé au carré militaire du cimetière de Cherbourg.
                  • Guy de Boutray ( à Galluis - à Versailles). Le à Nielles-lès-Ardres, il épouse Marie Thérèse de Hauteclocque[b].
                    • William de Boutray ( à Nielles-lès-Ardres - à Versailles). Le à Versailles, il épouse Charlotte de La Barre de Nanteuil.
                    • Olivier Robert Marie Ghislain de Boutray ( à Nielles-lès-Ardres - à Paris). Il épouse Simone Lambrecht[15].
                • Henri de Boutray ( à Paris - à Versailles). Le , il épouse Ernestine Pajot de Juvisy (1827-1890).
                  • Odette Marie Catherine Armande de Boutray ( à Versailles - à Chaumes-en-Brie). Le à Paris, elle épouse Jean Louis Napoléon Eugène de Massa (1875-1946), 4e duc de Massa, fils de Philippe de Massa.
                  • Henri Marie Ernest Gaston de Boutray ( au château de l’Huisserie (Mayenne) - au château de Crenille à Chaumes-en-Brie), officier d’infanterie. Il épouse en 1879 Catherine de Pierre de Bernis (1857-1937).
                • Alexandre de Boutray ( à Paris - au Château du Rocher Portail). En 1849, il épouse Clémence Pillaut du Homme (1829-1883). Il fait l’acquisition du château du Rocher-Portail.
                  • Pierre de Boutray ( à Versailles - au château du Rocher-Portail), président du syndicat agricole départemental et de la société hippique d'Ille-et-Vilaine. En 1891, il épouse Pauline Clausse (1865-1950).
                    • Hubert de Boutray ( au Rocher-Portail - au château de Tiregand). En 1918, il épouse Cécile de la Panouse (1893-1965)[c].
              • Nicole de Boutray ( à Paris - à Paris). Le , elle épouse Charles Pierre Vignon (1766-1839), avocat au Parlement de Paris, jurisconsulte, marguillier de la paroisse Saint-Germain-l'Auxerrois, administrateur de l'hôpital des Petites Maisons.

Personnalités nées après 1900

Xavier de Boutray naît le à Versailles[16] de l'union de William de Boutray et de Charlotte de La Barre de Nanteuil. Ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr (1946-1948)[17], il choisit les troupes coloniales et sert en Indochine puis en Algérie. Revenu en France, affecté aux troupes de marine, il sert au 21e régiment d'infanterie de marine puis commande le Groupe d'instruction des troupes de marine (GITDM) à Fréjus. Titulaire de trois citations, il est officier de l'ordre national de la Légion d'honneur et de l'ordre national du Mérite[18]. Il est promu général de brigade en 1985[19]. Il est maire de Saint-Macaire-du-Bois (Maine-et-Loire) de 1985 à 1995. Il épouse Anne Beaussant[20]. Il meurt le à Saint-Macaire-du-Bois[21].

Marie de Boutray, née le [22] petite fille de Xavier de Boutray (ci-dessus) est docteur en médecine. Chirurgienne maxillo-faciale, elle est spécialisée en chirurgie reconstructrice. Chercheuse associée dans l'équipe robotique chirurgicale du Laboratoire d'informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (LIRMM)[23], elle publie les résultats de ses recherches depuis 2012[24] et en 2024, elle soutient la thèse Développement des ostéotomies robot-assistées sur lambeau libre de fibula en reconstruction mandibulaire : de la planification aux ostéotomies guidées en 2024[25]. Elle est responsable de l'équipe médicale « Chirurgie reconstructrice de la face » au Centre hospitalier universitaire de Montpellier[26]. En duo avec son collègue, Vincent Daïen, elle reçoit le « Guilhem d'or » de la ville de Montpellier, l'objectif de ce prix étant de « valoriser des personnalités plutôt méconnues du grand public afin de leur offrir un coup de projecteur mérité. »[27] ainsi que le prix du meilleur second film de la Société française d'ophtalmologie pour leur chirurgie d’ostéo-keratoprothese[28]. Courant 2025, avec son collègue, elle démarre une suite d'opérations exceptionnelles devant permettre à un patient de retrouver la vue grâce à une prothèse fabriquée à partir d'une de ses dents[29],[30]. Puis fin 2025, elle fait la une du magazine Le Point pour l'issue positive de ces opérations ayant permis au patient de retrouver la vue[31],[32].

Châteaux et demeures

Château du Rocher Portail.

La famille possède :

Alliances

Principales familles alliées : Plessis d'Argentré - Beauregard (Turquet de) - Beaussant - Boëssé - Bremond d'Ars - Brugière (Soulet de) - Chalain (Blandin de) - Chanterac (La Cropte de) - Charette de la Contrie - Chavagnac - Coincy (Cornut de la Fontaine de) - Courcel (Chodron de) - Coustou - Cyrano de Bergerac - Deschamps de Saint-Julien - Duchapt - Durand (de la Villejegu du Fresnay)- Fontbrune (Sicre de) - Gilbert - Halgouët (Poulpiquet du) - Hauteclocque - Hautefeuille (Boudoux d') - Henry - Homme (Pillaut du) - Houzé de la Boullaye - Kersauson de Pennendreff - de Lapanouse - Langumier - Lavalette (Labretoigne de) - Le Moniès de Sagazan - Leprince-Ringuet - Leteneur - Ménégaux - Martin - Martinez Diaz - Mesnil Gaillard (Amyot du) - Montlaur (Villardi de) - Montagu - Monteville (Baudry de) - Nanteuil (La Barre de) - Nugent - Pajot de Juvisy - Péan de Saint-Gilles - Perrin - Portzamparc (Urvoy de) - Ribou (Bossoreille de) - Rusquec (L'Estang du) - Saint Exupery - Saint Remy (Gaudin de) - Sampigny (Husson de) - Saxcé - Touati - Trudon des Ormes - Villepin (Varanguien de) - Vespieren - Villèle - Vignon - Witasse-Théry.

Armes

Pour approfondir

Notes et références

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