Famille de Charnières
From Wikipedia, the free encyclopedia
La famille de Charnières est une famille éteinte de la noblesse, originaire de l'Anjou.
| Famille de Charnières | ||
Armes de la famille | ||
| Blasonnement | D'argent à trois merlettes de sable. | |
|---|---|---|
| Période | XIVe siècle-XXe siècle | |
| Origine | ||
| Demeures | Logis seigneurial de Charnières, Château de la Bouchefolière | |
| modifier |
||
Éteinte en ligne masculine en 1959, elle s'est éteinte en 2014 en ligne féminine.
Histoire
La famille de Charnières tire son nom du logis seigneurial de Charnières, situé à Quelaines, entre Laval et Château-Gontier, fief qu'elle possédait encore en 1650. Le , l'archiviste[1][réf. incomplète] de Maine-et-Loire citait leur maison « comme une de celles dont le nom appartient moins encore à l'Anjou qu'à la France ».
La famille possédait une quarantaine de fiefs en Anjou, Bretagne, Maine et Poitou.
À fin du XIIIe siècle, on voit le fief de Charnières aux mains d'un Johan de Charnières, son premier ascendant connu[n 1].
Le plus ancien ascendant connu de la famille de Charnières est, Johan de Charnières, Ier du nom, écuyer, seigneur de Charnières, du Vergier[n 2], du Breil-Raoul et autres lieux, lequel vivait en 1290 et ne mourut qu'après 1358. Il avait épousé, vers 1310, N... Chalopin[réf. nécessaire].
Personnalités
- En 1552, René de Charnières était sénéchal de la Trésorerie d'Anjou[2].
- En 1570, François de Charnières, sieur de la Babinière, capitaine des Gardes de François, fils de France et duc d'Anjou, époux de Marie de Goubys, mort sans postérité en 1586 ou 1587[3].
- 1573, René de Charnières, grand prévôt provincial des maréchaux de France, en Anjou[n 3].
- 1568, Jean de Charnières, écuyer, seigneur de la Bouchefolière, de la Belinière, du Bignon, de la Cuche et de la Poissonnière, conseiller au Parlement de Bretagne, nommé le , reçu le suivant, résigne son office le et obtient le titre de conseiller honoraire le de la même année. Il soutint des procès contre ses cadets et contre le chapitre de l'église d'Angers, en 1560, 1579, 1587[5].
- 1729, Félix-Armand de Charnières, chanoine du chapitre royal de l'église du Puy-Notre-Dame[6].
- 1763, Charles François Philippe de Charnières, capitaine de vaisseau et chevalier de Saint-Louis. Il est l'inventeur du mégamètre, une lunette astronomique pour mesurer, en mer, la distance de la lune aux étoiles, et publia divers ouvrages. Il mourut à bord de l'Indien, le [7].
- 1785-1830. Charles de Charnières, officier de marine, démissionnaire en 1792, maire de Saumur en 1828[8][réf. incomplète].
- 1826, Charles-Théodore de Charnières, officier de dragons en 1826, démissionnaire en 1830[9].
Liens de filiation entre les personnalités
- Jean de Charnières épouse Marie Chalopin.
- Jean II de Charnières, chevalier, seigneur de Charnières, du Vergier, du Breil, de la Baronnière, en Houssay, et de certains héritages en Saint-Sulpice, à cause de sa mère. Il prit alliance avec Thomasse le Connestable[n 4]. Sa qualité de chevalier est vérifiée dans un acte fait, le , entre lui et Guillaume Corbin, chevalier, seigneur de Bourgeau[n 5], paroisse d'Astillé, qui acquit de Jehan de Charnières une pipe de vin de rente annuelle et perpétuelle contenant 25 jalais, mesure d'Anjou. Ils eurent de leur mariage quatre enfants.
- Marie de Charnières ;
- Jean de Charnières, écuyer, sieur de la Girardière, du Grand-Vau, du Pois et de la Foucayère ou Fouqueyre, qui épousa, vers 1390, Jeanne du Moulin, fille de Gervais du Moulin et de Jeanne du Jarry ;
- Guillaume de Charnières, écuyer, sieur de Chauné, de la Frioullière, de la Burelière ou Bourrellière et de la Tuffière, marié, vers 1400, à Jeanne d'Aubert, dame de la Tuffière, de la Burelière et de la Frioullière, mort en 1437 ou 1438.
- Agnès de Charnières, femme, vers 1385, de Georges de Bellanger, écuyer, sieur du Houssay, paroisse de Saint-Sauveur, laquelle demeurée veuve est dénommée, à cause de la Houssaye, ou du Houssay, dans l'aveu de Château-Gontier que Jean Ier d'Alençon, rendit, en 1413, au duc d'Anjou, quoique le Houssay ne fut tenu de cette baronnie que par le moyen de Jean III de Quatrebarbes, IIIe du nom, seigneur de Bouillé, Loichon, etc.
- Macé de Charnières, écuyer, seigneur de Charnières, du Breil, du Vergier et du Bois, paroisse de Houssay, maison présentement ruinée et dont il ne reste plus de vestiges[n 6]. De son alliance, qui n'est pas connue, Macé de Charnières eut trois enfants.
- Jean III de Charnières, seigneur de Charnières, de la Baronnière, du Verger, de Minzé et du fief de l'Erraudière, paroisse de Châtelain, près Château-Gontier, fut secrétaire de René d'Anjou, roi de Jérusalem et de Sicile, et duc d'Anjou, et greffier de l'Ordre du Croissant lors de son institution, en 1450[n 7]. Jean de Charnières fit offre de foy à la seigneurie de Châtelain, à raison de Minzé. Sa qualité de secrétaire de René d'Anjou se vérifie par le compte qu'il rendit à ce duc et roi, ayant administré et gouverné, partie de sa dépense extraordinaire l'espace d'un an 11 mois et 20 jours, commençant le 6 août 1443, lequel compte fut arrêté et signé par le Roi[10]. Quant à celle de greffier de l'ordre du Croissant, elle est connue par les actes et conclusions faits et arrêtés au conseil de cet ordre, enregistrés et signés de Jean de Charnières, le 22 septembre 1450[11][réf. incomplète]. Jean III de Charnières, donna, en 1477, procuration à Gilles de Charnières, son fils, pour rendre, par déclaration, les lieux de la Rabellière et de la Cyronnière à messire Jean du Perrier, chevalier, seigneur du Plessis Balusson, de Cheffes, Chambellay, et de la terre des Vignes, à cause de Renée de Bagatz, son épouse, femme, en premières noces, de Henri de Villeblanche, baron de Brond[11].
- Jean de Charnières eut deux femmes : la première, Catherine Auvré, dame de Minzé, fille unique de Guillaume, sieur de Minzé et de l'Erraudière, fils puiné de Colin Auvré, seigneur de la Guenandière et de Longuefuye, et la seconde, Jeanne N... , dont il eut des enfants, savoir, du premier lit, Gervais de Charnières, seigneur de Minzé, dont il rendit obéissance à Châtelain, le 12 juin 1447, mort célibataire avant son père; et Gilles de Charnières, 1er du nom, qui suit. Du second lit, sortirent : Philippe de Charnières, qui fit branche[11], et trois filles, Marie, Guillemine et Isabeau qui furent religieuses. On les trouve citées dans un partage du 25 octobre 1512[12].
- Gilles Ier de Charnières, écuyer, seigneur de Charnières, de la Baronnière, du Deffay, en Saint-Jean-sur-Mayenne, de Minzé et, en partie, de la baronnie d'Azé[n 8], à cause de sa première femme, acquit, en 1474, de Jean Denouault, la part où ce dernier était fondé au Grippail[11]. Il fut appelé, en 1479, aux assises du Plessis-Brochard pour reprendre ou délaisser le procès de feu Jean de Charnières, son père, à raison de la Rabellière, et rendit aveu de Minzé à Louis de Rohan, prince de Guémené, en 1483. Il épousa, en premières noces, par contrat du 14 août 1461, ou, suivant la généalogie de Quatrebarbes, du 12 juillet, devant Cordereau, notaire, Jeanne de La Roë, fille de messire Jacques de la Roë, chevalier, baron d'Azé, et de Jeanne de Thorigné, sœur de Catherine, femme de Gilles II de Quatrebarbes, sieur de Bouillé, et il en eut deux enfants. De son second mariage avec Michelle du Boisgamas, dame du Deffais, suivant contrat du 12 juillet 1475, Gilles 1er de Charnières eut quatre enfants, Gilles II de Charnières, René, François et Julien, tous les trois prêtres, ainsi que le constate un partage noble du 23 octobre 1512[n 9]. Gilles de Charnières et Michelle de Boisgamas fondèrent et dotèrent la chapelle de Charnières, par acte passé devant Rabeau, notaire à Château-Gontier, le .
- Gilles II de Charnières, chevalier, baron d'Azé, seigneur de Charnières, de Minzé, la Baronnière, du Deffais, de la Randoullière, de l'Ecottaye et de la Paneterie, fut gentilhomme servant de Charles IV d'Alençon, pair de France et comte du Perche. Déjà lung de noz gentilzhommes, ses vertus, sa noblesse, vaillance.... ses bons et agréables services, nous font le retenir, par ces présentes, pour l'ung de nos escuiers, disent les lettres dans lesquelles le duc Charles lui accorda ce nouveau titre, le 7 juillet 1510.
- Gilles Ier de Charnières, écuyer, seigneur de Charnières, de la Baronnière, du Deffay, en Saint-Jean-sur-Mayenne, de Minzé et, en partie, de la baronnie d'Azé[n 8], à cause de sa première femme, acquit, en 1474, de Jean Denouault, la part où ce dernier était fondé au Grippail[11]. Il fut appelé, en 1479, aux assises du Plessis-Brochard pour reprendre ou délaisser le procès de feu Jean de Charnières, son père, à raison de la Rabellière, et rendit aveu de Minzé à Louis de Rohan, prince de Guémené, en 1483. Il épousa, en premières noces, par contrat du 14 août 1461, ou, suivant la généalogie de Quatrebarbes, du 12 juillet, devant Cordereau, notaire, Jeanne de La Roë, fille de messire Jacques de la Roë, chevalier, baron d'Azé, et de Jeanne de Thorigné, sœur de Catherine, femme de Gilles II de Quatrebarbes, sieur de Bouillé, et il en eut deux enfants. De son second mariage avec Michelle du Boisgamas, dame du Deffais, suivant contrat du 12 juillet 1475, Gilles 1er de Charnières eut quatre enfants, Gilles II de Charnières, René, François et Julien, tous les trois prêtres, ainsi que le constate un partage noble du 23 octobre 1512[n 9]. Gilles de Charnières et Michelle de Boisgamas fondèrent et dotèrent la chapelle de Charnières, par acte passé devant Rabeau, notaire à Château-Gontier, le .
- Perrine de Charnières, dame de la Gadellenaye et de ·la Harière ou Charière, mariée à Jean de la Giraudière, écuyer, suivant contrat du 3 juillet 1437;
- Guillemette, dame du Herrier, femme de Guillaume Preutin ou Preten, sieur de Festillé, par contrat du 26 novembre 1428.
- Jean II de Charnières, chevalier, seigneur de Charnières, du Vergier, du Breil, de la Baronnière, en Houssay, et de certains héritages en Saint-Sulpice, à cause de sa mère. Il prit alliance avec Thomasse le Connestable[n 4]. Sa qualité de chevalier est vérifiée dans un acte fait, le , entre lui et Guillaume Corbin, chevalier, seigneur de Bourgeau[n 5], paroisse d'Astillé, qui acquit de Jehan de Charnières une pipe de vin de rente annuelle et perpétuelle contenant 25 jalais, mesure d'Anjou. Ils eurent de leur mariage quatre enfants.
La descendance s'est éteinte en ligne masculine en 1959, et en 2014 en ligne féminine[13]. La lecture de l'ouvrage de Gustave Chaix d'Est-Ange[14] et celle des actes d'état civil permet d'établir la filiation suivante :
- Charles François Philippe de Charnières ( à Nueil-sur-Layon - en mer). Le à Nantes (paroisse Saint-Nicolas), il épouse Catherine Louise Portier de Lantimo.
- Mondet Jean Charles de Charnières ( au château du Preuil à Nueil-sur-Layon - à Nueil-sur-Layon), officier de Marine, maire de Saumur de 1828 à 1830, maire de Nueil-sur-Layon. Le à Saint-Just-les-Verchers, il épouse Agathe de La Selle d'Echuilly.
- Charles Théodore de Charnières ( à Nueil-sur-Layon - au château de la Grise à Nueil-sur-Layon), officier de dragons. Le à Le Boupère, il épouse Marie Joséphine Victoire Frotier de Bagneux.
- Charles Ernest Marie de Charnières ( à Nueil-sur-Layon - à Nueil-sur-Layon). Le à Rennes, il épouse Gabrielle Julie Léon des Ormeaux.
- Jean Edouard (Edmond) de Charnières ( à Nueil-sur-Layon - à Lausanne). Le à Paris 8e, il épouse Jacqueline Jeanne Myrrha de Lapisse (substitué en Jacmont). Le couple divorce le . Le à Lyon 5e, il épouse Marie Hélène Andrée Colette Baguenault de Puchese (1910-1994).
- Charles Ernest Marie de Charnières ( à Nueil-sur-Layon - à Nueil-sur-Layon). Le à Rennes, il épouse Gabrielle Julie Léon des Ormeaux.
- Charles Théodore de Charnières ( à Nueil-sur-Layon - au château de la Grise à Nueil-sur-Layon), officier de dragons. Le à Le Boupère, il épouse Marie Joséphine Victoire Frotier de Bagneux.
- Mondet Jean Charles de Charnières ( au château du Preuil à Nueil-sur-Layon - à Nueil-sur-Layon), officier de Marine, maire de Saumur de 1828 à 1830, maire de Nueil-sur-Layon. Le à Saint-Just-les-Verchers, il épouse Agathe de La Selle d'Echuilly.
Armes
Les armes de la famille sont : D’argent à trois merlettes de sable, posées deux et une[13] et sont représentées dans l'ouvrage de Charles René d'Hozier[15].
Pour approfondir
Bibliographie
- Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, t. X : Cha-Chu., Evreux, imprimerie Charles Herisseys, (lire en ligne), p. 33-35.
. - Louis Marie Henri Guiller,Recherches sur Changé-les-Laval, tome 2, [lire en ligne].
- Charles René d'Hozier, Armorial général de France, volume 33 (généralité de Tours : Touraine, Anjou, Maine), p. 13, [lire en ligne].
Articles connexes
Liens externes
- Arnaud Clement, La Noblesse française, édition 2024, p. 314, [lire en ligne]
