Famille de La Pomélie
famille noble française originaire du Limousin
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La famille de La Pomélie, anciennement Germain et également appelée Germain de La Pomélie, est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Limousin.
La Jaubert et La Judie
Trois-Portes
Teignac et Meyras
| Famille de La Pomélie | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'azur à une tour d'or surmontée de deux tours d'argent, les trois maçonnées de sable | |
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| Branches | La Pomélie La Jaubert et La Judie Trois-Portes Teignac et Meyras |
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| Période | XVe siècle – XXIe siècle | |
| Origine | Solignac, Limousin | |
| Pays | France | |
| Fiefs tenus | La Pomélie La Jaubert La Judie Trois-Portes Teignac Meyrat Chaverivière Montjoffre |
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| Titres obtenus | Baron | |
| Demeures | Château de la Pomélie Château de Montjoffre |
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| Charges | Maire | |
| Fonctions militaires | Officiers | |
| Fonctions ecclésiastiques | Prévôts et chanoines Prieure |
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| Récompenses civiles | Légion d'honneur | |
| Preuves de noblesse | ||
| Réformation de la noblesse | 1667 | |
| modifier |
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Anciennement établie à Solignac, elle tire son nom de la terre de La Pomélie, située à Saint-Paul, dans l'actuel département de la Haute-Vienne. Ses principaux rameaux ont été associés à La Pomélie, La Jaubert, La Judie, Trois-Portes, Teignac, Meyras, Chaverivière et Montjoffre. Plusieurs de ses membres ont également exercé des fonctions au sein du chapitre de la collégiale Saint-Étienne d'Eymoutiers.
Histoire
Mentions anciennes à Solignac
Plusieurs porteurs du nom Germain sont mentionnés à Solignac dès le Moyen Âge. Jean Germain, qualifié de noble et de damoiseau, demeure à Solignac et épouse Agnette de La Villate, fille de Pierre de La Villate, chevalier. Celle-ci fonde en 1148 un anniversaire dans l'église de l'abbaye de Solignac[1].
Un autre Jean Germain consent une rente à l'abbé de Solignac en 1256 et intervient dans une donation faite à l'abbaye en 1270. Pierre Germain, damoiseau, est mentionné comme sieur de Pouzol en 1272[2].
Ces mentions attestent la présence ancienne du nom Germain à Solignac, sans permettre d'établir une filiation continue entre chacun de ces individus et les représentants postérieurs de la famille de La Pomélie.
Formation du nom de La Pomélie
Hugues de La Roche achète le mas de La Pomélie en 1303. François Germain, originaire de Solignac, épouse le Marie de La Roche et devient seigneur de La Pomélie. Ses descendants conservent ensuite le nom de cette terre[3].
Le Grand armorial de France classe la famille sous l'entrée « de La Pomélie », avec la mention « olim Germain »[4]. La forme Germain de La Pomélie demeure employée dans les travaux généalogiques et les inventaires d'archives consacrés à la famille[5],[6].
Rameaux et terres limousines
La généalogie publiée en 1896 distingue quatre ensembles : les seigneurs de La Pomélie, les seigneurs de La Jaubert et de La Judie, les seigneurs de Trois-Portes, ainsi que les seigneurs de Teignac et de Meyras[7]. Les formes La Jobert ou La Joubertie sont également employées pour La Jaubert. Les nobiliaires associent en outre la famille aux seigneuries de La Garde, La Judie, La Joubertie et Trignac[8].
Gaston de La Pomélie, seigneur de La Pomélie, épouse en 1539 Marguerite de La Vergne. Leur fils Joseph de La Pomélie épouse Antoinette du Bruielhe, également appelée de La Breuille[4]. Le mariage est célébré en 1599 ; Antoinette de La Breuille est fille de François de La Breuille et de Jeanne de Lajaumont. Joseph devient seigneur de Meyrat, à Linards[9].
À Neuvic-Entier, Jean-Joseph Germain de La Pomélie, écuyer, épouse avant 1700 Marie Foucaud de Trois-Portes. La terre de Trois-Portes demeure dans la famille au moment de la Révolution française[10].
En 1753, Jean-Baptiste Germain de La Pomélie, écuyer et seigneur des Trois-Portes, acquiert auprès de Charles, marquis de Vassan, des biens situés à Chaumont et à La Mothe, dans la paroisse de Glanges[11].
Implantation ecclésiastique à Eymoutiers
Plusieurs représentants de la famille exercent des fonctions au sein du chapitre de la collégiale Saint-Étienne d'Eymoutiers aux XVIIe et XVIIIe siècles. Josias de La Pomélie, chanoine, devient prévôt en 1627. Son frère Roland lui succède en 1639, puis leur neveu Melchior de La Pomélie, bachelier en théologie et chanoine, occupe à son tour cette dignité[12].
Joseph de La Pomélie, prêtre et chanoine, est élu prévôt en 1706. Il conserve cette fonction jusqu'à sa mort, le [12].
Antoinette de La Pomélie exerce la fonction de prieure du couvent des Ursulines d'Eymoutiers. Elle meurt en 1666 et fait l'objet d'une notice reprise à la fin du XIXe siècle dans une édition de la Vie de Madame de La Tour de Neuvillars[12].
La Pomélie, Bruchard et Montjoffre
La terre de La Pomélie passe par alliance dans la famille de Bruchard. Jeanne Germain de La Pomélie épouse en secondes noces, le , Pierre de Bruchard, dont les descendants deviennent seigneurs de La Pomélie[3]. Les Bruchard de La Pomélie constituent une famille distincte et portent des armes différentes de celles des Germain de La Pomélie.
Le domaine de Montjoffre, situé à Saint-Denis-des-Murs, passe des Montfrebœuf de Razat aux Guitard, puis à la famille de Carbonnières. Jean-Baptiste Germain de La Pomélie épouse le Jeanne de Carbonnières, qui lui apporte le domaine[13].
Une inscription portée sur une cloche de l'église de Saint-Denis-des-Murs en 1823 mentionne un membre de la famille, désigné sous le nom de Germain de La Pomélie, exerçant la fonction de maire de la commune[13].
Noblesse
François de La Pomélie, seigneur de Teignac, et Josias de La Pomélie, écuyer et seigneur de La Jobert, sont maintenus dans leur noblesse en 1667[4].
Jean-Baptiste-Germain de La Pomélie, chevalier et seigneur de Chaverivière, comparait à Limoges en 1789 lors de l'assemblée de la noblesse du Haut-Limousin convoquée pour l'élection des députés aux États généraux de 1789[14],[4].
La famille est admise à l'Association d'entraide de la noblesse française le [15].
Filiation simplifiée
Les mentions médiévales du nom Germain ne sont pas intégrées à cette filiation, les sources utilisées ne permettant pas de les relier aux différents rameaux de La Pomélie par une chaîne généalogique continue. Les deux ensembles présentés ci-dessous correspondent à des filiations documentées distinctes et ne doivent pas être interprétés comme une seule succession généalogique.
- Jean Germain de La Pomélie, époux de Catherine Green de Saint-Marsault[16]
- Suzanne de La Pomélie (1571-1616), épouse de Jean de La Tour, seigneur de Neuvillars[16]
- Maurilhe Germain de La Pomélie, mentionnée dans le testament de sa mère en 1579[16]
- Josias Germain de La Pomélie, écuyer, seigneur de La Jobert, maintenu noble en 1667, époux de Catherine Bourdicaud[4],[17]
- Jean-Baptiste Germain de La Pomélie, appelé Jean-Joseph dans une notice postérieure d'André Lecler, époux en 1699 de Marie Foucaud de Trois-Portes[18],[10]
- Joseph Germain de La Pomélie, seigneur de Chaverivière, époux en 1733 de Léonarde Germain de La Pomélie[18]
- Jean-Baptiste-Germain de La Pomélie, chevalier, seigneur de Chaverivière, époux le de Jeanne de Carbonnières, dame de Montjoffre[18],[13]
- Antoine-Joseph-Philippe Germain de La Pomélie, l'un des six enfants du couple, cité comme leur fils dans un acte de 1804[19]
- Charles-Marie-Melchior Germain de La Pomélie (1807-1880)[18]
- Marie-Melchior-Paul de La Pomélie (1839-1910), propriétaire du château de Montjoffre, époux de Céline Marie Philippine Malvergne de Lafaye[18],[20]
- Philippe-Marie-Joseph-Charles de La Pomélie (1879-1966), contrôleur général de l'Armée de 2e classe et grand officier de la Légion d'honneur[21]
- Joseph-Marie-Philippe-Camille-Jean de La Pomélie (1888-1916), mort pour la France pendant la Première Guerre mondiale[22]
- Marie-Melchior-Paul de La Pomélie (1839-1910), propriétaire du château de Montjoffre, époux de Céline Marie Philippine Malvergne de Lafaye[18],[20]
- Charles-Marie-Melchior Germain de La Pomélie (1807-1880)[18]
- Antoine-Joseph-Philippe Germain de La Pomélie, l'un des six enfants du couple, cité comme leur fils dans un acte de 1804[19]
- Jean-Baptiste-Germain de La Pomélie, chevalier, seigneur de Chaverivière, époux le de Jeanne de Carbonnières, dame de Montjoffre[18],[13]
- Joseph Germain de La Pomélie, seigneur de Chaverivière, époux en 1733 de Léonarde Germain de La Pomélie[18]
- Jean-Baptiste Germain de La Pomélie, appelé Jean-Joseph dans une notice postérieure d'André Lecler, époux en 1699 de Marie Foucaud de Trois-Portes[18],[10]
Personnalités
- Suzanne de La Pomélie (1571-1616), fille de Jean Germain de La Pomélie et de Catherine Green de Saint-Marsault, épouse de Jean de La Tour, seigneur de Neuvillars[16]. Son père qui avait embrassé le calvinisme la fit élever dans ses idées. Mais elle abjura et même ramena dans le giron de l’église catholique les membres de sa famille. Elle meurt en odeur de sainteté le au château de Neuvillars et est inhumée dans l'église de Saint-Bonnet-Briance[23].
- Josias de La Pomélie, ecclésiastique, prévôt du chapitre de la collégiale Saint-Étienne d'Eymoutiers à partir de 1627 et vicaire général de Limoges. Il assiste le à la bénédiction abbatiale de François de Tautal, nouvel abbé de Grandmont, célébrée dans la collégiale d'Eymoutiers[12],[24].
- Philippe-Marie-Joseph-Charles de La Pomélie (1879-1966), ancien élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, contrôleur général de l'Armée de 2e classe et grand officier de la Légion d'honneur[21].
- Pierre de La Pomélie, président du Centre régional de la propriété forestière du Limousin, puis vice-président du Centre régional de Nouvelle-Aquitaine. Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur par le décret du [25],[26].
Possessions
La Pomélie
Le château de la Pomélie, à Saint-Paul, est le domaine éponyme dont la famille tire son nom. Un état du château et de ses dépendances est dressé en 1620[27].
Trois-Portes
La terre de Trois-Portes, à Neuvic-Entier, entre dans la famille par le mariage de Jean-Joseph Germain de La Pomélie avec Marie Foucaud de Trois-Portes avant 1700. Elle demeure associée à la famille au moment de la Révolution française[10].
Chaverivière
La terre de Chaverivière est associée à Jean-Baptiste-Germain de La Pomélie au XVIIIe siècle. Le fonds La Pomélie conserve des documents relatifs à Chaverivière, à Riberolle ainsi qu'à plusieurs partages et projets de vente intervenus au début du XIXe siècle[19].
Montjoffre
Le château de Montjoffre, à Saint-Denis-des-Murs, est rattaché à la famille par le mariage de Jean-Baptiste Germain de La Pomélie avec Jeanne de Carbonnières en 1766[13]. Les documents relatifs au domaine, à ses successions et à son administration sont conservés dans le fonds La Pomélie des Archives nationales[6]. Marie-Melchior-Paul de La Pomélie y est mentionné comme propriétaire en 1876[20].
Armes
Josias Germain de La Pomélie fait enregistrer ses armes dans l'Armorial général de France de 1696. Elles sont présentées par sa veuve, Catherine Bourdicaud, et blasonnées : d'azur à trois tours, deux en chef d'argent et une en pointe d'or[28],[17].
Une autre formulation donne : d'azur à une tour d'or surmontée de deux tours d'argent, maçonnées de sable[8],[3]. Ces formulations décrivent la même disposition, composée d'une tour d'or en pointe et de deux tours d'argent en chef.
Le blasonnement retenu dans l'infobox est : d'azur à une tour d'or surmontée de deux tours d'argent, les trois maçonnées de sable. Le Grand armorial de France donne une variante tardive dans laquelle les trois tours sont également dites ouvertes de sable[4].
Les Bruchard de La Pomélie, issus de l'alliance de Jeanne Germain de La Pomélie avec Pierre de Bruchard au XVIIe siècle, portent des armes distinctes : d'azur à trois fasces d'or, à une bande de gueules brochant sur le tout[3].
Alliances
Les principales alliances de la famille de La Pomélie sont : de La Roche, d’Aubusson, de David, de La Vergne, de Romanet, de La Teyssonnière, Green de Saint-Marsault, de La Tour, de La Breuille, de Bruchard, de L’Hermite, Bourdicaud, Noualhier, Foucaud de Trois-Portes, de Carbonnières, Malvergne de Lafaye[5],[4],de Chabannes, de Bouillé et de Ganay.
Fonds d'archives
Un fonds La Pomélie est conservé aux Archives nationales sous la cote 633 AP. Il rassemble des documents relatifs à la famille Germain de La Pomélie, à ses alliances et à ses domaines, principalement situés en Haute-Vienne, du XIVe siècle au XXe siècle[6].