Famille de Montagny
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La famille de Montagny, est une famille éteinte de haute noblesse du canton de Fribourg.
Belmont
Seedorf
Châtonnaye
Villarzel
Oleyres
Defferra de Forel
| de Montagny | |
| Allégeance | Maison de Zähringen Maison de Savoie Évêque de Lausanne |
|---|---|
| Vassaux | Prez Belmont Seedorf Châtonnaye Villarzel Oleyres Defferra de Forel |
| Demeures | Château de Montagny |
| Charges | Bailli de Vaud |
| Fonctions ecclésiastiques | Prieur de Payerne Chanoine à Avignon |
| modifier |
|
Les Montagny ne sont pas apparentés à la famille patricienne des Montenach de Fribourg.
Histoire
La famille de Montagny, dont on toruve les graphies Montagne, Montagnai, Montagni, Montagny[1], est originaire de Montagny-les-Monts, dans le canton de Fribourg[2]. Elle est issue des seigneurs de Belp-Montagny[2], une famille baronale du landgraviat de Bourgogne, des XIIe siècle et XIIIe siècle[3]. Les seigneurs de Montagny pourraient avoir un de parenté avec les sires de Faucigny. Une alliance matrimoniale entre les deux familles est « probable »[4]. Les anciens généalogistes la donnaient pour issue des Estavayer[5]
Les Montagny font partie de la vingtaine de lignages qui composent durant la seconde moitié du XIIe siècle « la couche supérieure de l'aristocratie laïque exerçant des droits seigneuriaux » dans le pays de Vaud[6].
À la mort de Berthold V de Zähringen, les Montagny tentent d'obtenir l'avouerie héréditaire de Payerne. L'évêque de Lausanne participe aux négociations. Le , un acte est signé au palais épiscopal de Lausanne[7].
Les Montagny sont dans le camp de l'évêque de Lausanne lors de la guerre de ce dernier contre le seigneur de Vaud Louis Ier de la maison de Savoie, qui dure de 1296 à 1300[8].
En 1314, ils prêtent hommage à l'évêque de Lausanne[9].
En 1326, Guillaume de Montagny tente de restaurer la puissance de sa famille sur Payerne avec l'aide de son frère Aymon, prieur du monastère, et Pierre d'Aarberg, ce qui provoque l'intervention du bailli épiscopal de Lausanne Guillaume d'Arbignon[10].
Vassaux
En 1355, les seigneurs de Châtonnay sont vassaux des Montagny[11].
Les donzels Guillaume de Villazel et Conon de Châtonnay doivent l'estage, un service de garde effectué au château du seigneur, aux seigneurs de Montagny[12].
Au service de la maison de Savoie
Au cours de l'administration savoyarde du Pays de Vaud, plusieurs membres de la famille sont au service des Savoie et trois d'entre-eux occupe la charge de bailli[13].
Selon Jäggi, Guillaume Ier est bailli de Vaud en 1299, tandis que pour Andenmatten[14] il occupe cette charge en 1293 et le bailli de 1299 serait Rodolphe de Neuchâtel[14] . Aymon III, fils du précédent, est bailli de Vaud de 1321[2] ou 1322[14] à 1323. Guillaume II, fils du précédent, occupe le même office de 1324 à 1328[15],[14].
Extinction de la famille

La famille s'éteint avec Jacques (attesté de 1491 à 1493), fils d'Humbert[2].
Possessions
La seigneurie de Montagny comprend environ 25 villages[16].
En 1268, les Montagny vendent leurs biens en Lavaux à Jean de Rue[17].
En 1276, l'évêque Guillaume de Champvent inféode des biens au seigneur de Montagny[18].
Filiation
- Guillaume Ier († )[2],
- Aymon III († ), ∞ Agnès de Grandson-Belmont,
- Guillaume II († ),, ∞ Catherine de Neuchâtel,
- prieur de Payerne (1326-1336),
- Jean (vivant entre 1328 et 1340), hospitalier de Saint-Jean en France,
- Gérard (vivant entre 1340 et 1355), hospitalier de Saint-Jean en France,
- Rodolphe (vivant 1317 et 1326), chanoine de Toul (Lorraine),
- Guillaume (vivant 1330), religieux à Hettiswil.
- Aymon III († ), ∞ Agnès de Grandson-Belmont,
Personnalité
- (?) Thibault (Theobaldus), probablement issu de la famille, prieur de Payerne (vers 1184-avant 1212)[19] ;
- Guillaume Ier († ), seigneur de Montagny, bailli de Vaud (1290, 1293, 1299)[2];
- Aymon III († ), fils du précédent, chevalier, seigneur de Montagny, bailli de Vaud (1321-1323)[2];
- Guillaume II († ), fils du précédent, chevalier, seigneur de Montagny, bailli de Vaud (1324-1328);
- Aymon († apr. ), frère du précédent, prieur de Payerne (1326-1336)[2],[19].
Sceaux et armoiries
Les armes de la famille se blasonnent d'un palé et d'un chef, toutefois les émaux ne sont pas clairement connus[20]. Le plus ancien sceau conservé remonte à 1239[20].
Selon les auteurs :
- palé de gueules et d'or, au chef d'argent, Della Chiesa (Fiori di Blasoneria, 1655)[21],
- un écu palé de gueules et d'or, selon l’Armorial de Fribourg[22],
- un palé d'argent et d'azur, au chef d'argent (Dictionnaire du canton de Fribourg, t.II p.48)[21],
- un écu palé d'argent et d'azur, au chef de gueules, selon l’Armorial vaudois[21],[22],
- de gueules et d'or, au chef d'argent, selon l’Armorial vaudois de Galbreath (1936), qui mentionne deux, trois ou quatre pales[23],
- de gueules et d'argent, au chef d'or (Armorial Universel de Conrad Grünenberg (de))[21],[23].
Les armoiries de la famille sont présentes à côté de deux personnages, le chanoine Jean de Montagny et son demi-frère, Antoine, sur Couronnement de la Vierge d'Enguerrand Quarton[1].
L'écu palé rappelle plusieurs familles installées dans la région du lac de Neuchâtel, comme les Grandson, les Champvent, les Bossonnens, les Estavayer les La Sarraz ou encore les Vuippens[5]. Cette ressemblance héraldique souligne une proximité familiale ou de vassalité[5]. Certains auteurs soulignent également la ressemblance avec l'écu des Faucigny[4].
Timbré d'un heaume de face, cimier de deux cornes[1]. Le Musée de Fribourg conserve une pierre dégradée du manoir familial qui avait été déposé dans un jardin de Montagny-la-Ville[1]. Datant de la fin du XIVe siècle ou de la première moitié du siècle suivant, la sculpture représente « un écu penché, timbré d'un heaume à lambrequins, cimé de deux cornes dotées de trois annelets »[1].