Famille de Salins-la-Tour
famille noble originaire de Franche-Comté
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La famille de Salins-la-Tour est une famille noble éteinte originaire du Jura, son berceau est la ville de Salins-les-Bains. Elle ne doit pas être confondue avec d’autres familles « de Salins » subsistantes.
| de Salins | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | D'azur à la tour d'or maçonnée de sable. | |
|---|---|---|
| Période | XIIe siècle — XIVe siècle | |
| Origine | Jura | |
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Plusieurs familles ont porté le nom de Salins, dont les seigneurs de Salins issus de Aubry Ier de Mâcon, puis Gaucher IV de Mâcon[1],[2], les familles de Salins-la-Bande et Salins-Vincelles[3].
Histoire
La famille prend le nom de Salins, en Franche-Comté, dont elle est originaire[4].
Le plus ancien membre connu serait Humbert de Salins, dit de la Tour, chevalier, probable cadet des sires de Salins[5]. Il est cité en 1170, avec son père Wide, lors d'une donation faite par Étienne de Bourgogne à l'abbaye de Château-Chalon[4]. Dunod de Charnage a prétendu, rappellent Beaune et Arbaumont (1864), que « sa descendance établie en Lombardie n'est rentrée en Franche-Comté qu'au commencement du XIVe siècle »[4]. Elle serait « passée en Lombardie, du temps de l'empereur Frédéric Ier, elle y a demeuré jusque sur la fin du XIIIe siècle, que Dimanche de Salins, appelé Dominucus dans les titres latins, retourna à Salins et s'y fixa » (t. III, p. 149).
Dimanche ou Dominique Asinier de Salins-la-Tour, dit le Lombard, vivant en 1319, est considéré comme le descendant d'Humbert, sans que la filiation entre les deux ne soit prouvée[5]. Plusieurs actes conservés aux Archives départementales du Doubs mentionnent « Dimanche Asinier, d’Asti » (1305) ou encore « Dimanche Asinier, lombard de Salins/lombard salinois » (1321)[6]. Just Tripart, dans sa Notices sur la ville et les communes du canton de Salin (1881), considérait que « d'après d’autres écrivains [sans les préciser] [Otton ou Othenin de Salins-la-Tour, seigneur d’Aresches] était tout simplement le fils d’un roturier appelé Dominique Asinier, lombard, originaire d'Ast ». Ulysse Robert (1902-1907), inspecteur général des bibliothèques et des archives, indiquait que « Le nom de sa famille était Asinier. Il était lombard et était banquier à Salins. »[7].
La filiation attestée débute avec Dimanche ou Dominique jusqu'au tout début du XVIIe siècle[5]. Un rameau s'est implanté en Bourgogne où l'on perd sa trace au siècle suivant[5].
Armoiries
Généalogie
Branche aînée
Dimanche ou Dominique Asinier de Salins-la-Tour, (? - 1336/41), banquier Italien originaire d'Asti, chevalier, seigneur de Marchaut, Pleure et Saint-Martin. Dimanche va s'installer à Salins où il occupe les fonctions de trésoriers des salines. En 1319, il n'est encore qu'écuyer à une cérémonie d'hommage. Malade et redoutant la mort, il rédige en 1333 son testament, choisissant d'être inhumé dans la Collégiale Saint-Anatoile de Salins[8].
Mariage et succession[8] :
Il épouse Isabelle, dame de Marchaux, fille d'Othon de La Roche et de Clémence de Montferrand, de qui il a :
- Jean qui suit,
- Otton/Othenin, (? - après 1370), chevalier, seigneur d'Arèsches, il épouse Guillemette de Montsaugeon,
- Ancel/Anselme, il crée la branche de Montferrand-le-Château,
- Guillaume, chanoine de Besançon,
- Hugues, il crée la branche de Rans,
- Guye, elle épouse Guillaume de Champdivers, chevalier, de qui elle aura Jean,
- Alix, (? - après 1325), elle épouse en premières noces Guillaume d'Oiselet, chevalier et seigneur de Flagey, puis en secondes noces Guillaume Grasset de Chafoy, chevalier, de qui elle aura Jean et Guillaume,
- Jeannette, elle épouse Thierry de Mailley, chevalier, de qui elle aura Guillemette,
- Guillemette, (? - après ), elle épouse Pierre IV d'Estavayer, chevalier, de qui elle aura Wilhelm (ou Guillaume) et Jehan,
- Guyette, religieuse à Besançon.
Jean de Salins-la-Tour, (? - après 1382), chevalier, seigneur de Poupet et Flacey[8].
Mariages et succession[8] :
Il épouse Mahaut, (? - avant 1366), fille de Thiébaud III de Belvoir et de Jeanne de Montfaucon, de qui il n'a pas d'enfant, puis en secondes noces il se marie avec Marguerite, fille d'Étienne II de Coligny, de qui il a :
- Henri qui suit,
- Étienne qui suivra,
- Huguenin/Hugues, (? - ), il meurt à la bataille de Nicopolis,
- Jeanne, elle épouse Jean de Chauvirey, (? - 1359),
- Huguenin, fils naturel, châtelain de Montmoret en 1395.
Henri de Salins-la-Tour, (? - 1400), chevalier, seigneur de Poupet, Flacey, Boy, Yvrey, Combelle et Sezenay, chambellan du duc Philippe II de Bourgogne. Il participe à la bataille de Nicopolis[8].
Mariage et succession[8] :
Il épouse Huguette, fille de Jacques de Grandson et de Marguerite de Vergy, de qui il a Antoinette, (? - 1439/40), dame de Saubertier, de Balançon et de Corconday, elle épouse Jean de Rye de qui elle a Jean (seigneur de Dissey, proche de Mouthier-en-Bresse), Louis (seigneur de Saubertier), Antoine (chanoine de Besançon) et Louise (elle épouse Jean de Saux, seigneur du Meix).
Branche de Poupet
Étienne de Salins-la-Tour, (? - après 1413), deuxième fils de Jean de Salins-la-Tour. Chevalier, seigneur de Poupet, Flacey, Beaufort, Presilly, Yvrey, Boy, Combelle, Sezenay, Saubertier, Chamblans, la Pivodière, Dissey et la Tour de Seurre[8].
Mariage et succession[8] :
Il épouse Louise, (? - 1440), dame d'Ougney, fille de Mathey de Rye et de Béatrix de Vienne, de qui il a :
- Louise, (1400 - ?), dame de Poupet, elle épouse Charles de Clermont, fils de Geoffroy II baron de Clermont,
- Renaude, dame de Flacey, elle épouse le Lancelot de Luyrieux,
- Guigone, (1403 - ), demoiselle de Poupet, elle épouse en 1421 Nicolas Rolin,
- Antoinette, elle épouse en 1431 Jacques Bouton, (? - 1479), seigneur du Fay.
Branche de Montferrand-le-Château
Anselme/Ancel de Salins-la-Tour, (? - 1391), troisième fils de Dimanche de Salins-la-Tour. Chevalier, seigneur de Montferrand, Vaugrenans, Marchaux, Belmont, Villersfarlay et l'Abergement, ministre du comte de Flandre et de Bourgogne[8].
Mariage et succession[8] :
Il épouse en 1358 Jeanne, (? - après 1408), dame de Montferrand, fille de Jean de Montferrand et de Marguerite de Vaugrenant, de qui il a :
- Antoinette, dame de Vaugrenant, Montferrand, Pleurre, Marchaut et Montservin, elle épouse en premières noces Rodolphe, (vers 1356 - 1400/01), fils de Rodolphe IV de Gruyère et de Marguerite d'Alamandi, puis en secondes noces le Jean de Vergy, (? - ), seigneur d'Autrey[9]
- Jeanne, elle épouse Girard de Terniers.
Branche de Rans
Hugues de Salins-la-Tour, (? - 1365), cinquième fils de Dimanche de Salins-la-Tour. Chevalier, seigneur de Rans, Pleurre, Saint-Martin et la Barre, capitaine des salines de Salins[8].
Mariage et succession[8] :
Il épouse Gilette, (? - après le ), fille de Poinsard de Rans et de Catherine de Cromary, de qui il a :
- Jean qui suit,
- Marie, elle épouse Guillaume de Sandon.
Jean de Salins-la-Tour, (? - après 1436), chevalier, seigneur de Rans, Pleurre, Saint-Martin, la Barre et Eschevenon[8].
Mariage et succession[8] :
Il épouse en premières noces en 1387 Jeanne de La Palud, puis en secondes noces avant le Jeanne de Domcey, enfin en troisièmes noces Jeanne de Domecy.
Du premier mariage il a :
- Jean qui suit,
Du second mariage il a :
- Guillaume, seigneur de Domecy, il crée la branche de Corabœuf,
- Jeannette, elle épouse le Pierre de Drée, (? - 1465),
Du troisième mariage il a :
- Philiberte, elle épouse Henri d'Emars.
Jean de Salins-la-Tour, (? - vers 1457), seigneur de Rans.
Mariage et succession :
Il épouse en 1430 Isabelle, fille d'Ogier d'Anglure et d'Alix de Toucy-Bazerne, de qui il a Guillaume qui suit.
Guillaume de Salins-la-Tour, (1433 - 1467/69), seigneur de Rans.
Mariage et succession :
Il épouse vers 1462 Jeanne de Poncy de qui il a :
- Guillaume,
- Louise, elle épouse Étienne de la Palud.
Guillaume de Salins-la-Tour, (? - vers 1527), chevalier, seigneur de Rans[8].
Mariages et succession[8] :
Il épouse en premières noces le Jacqueline, fille d'Emart Bouton et d'Anne d'Oiseley, puis en secondes noces Jeanne, fille de Philippe de Vienne et de Catherine de La Guiche. De Jacqueline il a :
Branche de Corabœuf
Guillaume de Salins-la-Tour, écuyer, seigneur de Domcey, fils de Jean de Salins-la-Tour et de Jeanne de Domcey[8].
Mariage et succession[8] :
Son épouse est inconnue, il a :
- Étienne qui suit.
Étienne de Salins-la-Tour, écuyer, seigneur de Corabœuf[8].
Mariages et succession[8] :
Il épouse en premières noces Philiberte, fille de Jacques du Bois et de Marie de La Tournelle, puis en secondes noces Claudine, fille de Jean de Montjeu et de Philiberte Pioche. De Claudine il a :
- Jean, dit "le Viel", qui suit,
- Jean, dit "le Jeune", seigneur du Vernois et de Mercey, il épouse vers 1500 Catherine, fille d'Alexandre de Saulx de Vantoux.
- Antoine, doyen de Baume et official de Chalon,
- Louise, elle épouse en premières noces Étienne de La Palud, puis en secondes noces Claude de Saulx de Vantoux,
- Guyette, elle épouse Erard de Saint-Ligier.
Jean de Salins-la-Tour, dit "le Viel", écuyer, seigneur de Corrabœuf[8].
Mariage et succession[8] :
Il épouse en 1478 Charlotte, fille de Jean de Clugny et d'Huguette Porteret, de qui il a :
- Jean qui suit,
- Anne, (? - ), elle épouse Alexandre d'Edouard, (? - ),
- Suzanne, elle épouse Antoine de La Colonge.
Jean de Salins-la-Tour, écuyer, seigneur de Corrabœuf[8].
Mariage et succession[8] :
Il épouse vers 1540 Jeanne, fille de Jean de Choiseul, de qui il a Anne.
Personnalités
- Guigone de Salins, Dame de charité, fondatrice avec son époux des Hospices de Beaune.
- Étienne de Salins, chanoine-comte, au sein du Chapitre de Saint-Jean de Lyon ()[10].