Famille de Saussure
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| Famille de Saussure | ||
Armes de la famille. | ||
| Blasonnement | Bandé contre-bandé d'or et de sable | |
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| Origine | Lorraine | |
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La famille de Saussure est une famille subsistante de la noblesse lorraine, et dont une branche, passée à la Réforme protestante au XVIe siècle, s'est établie en Suisse. Une autre branche s'est établie aux États-Unis.
Origines
La famille de Saussure trouve son origine en Lorraine[1],[DHS 1],[2].
Le Dictionnaire historique de la Suisse ne mentionne que Saulxures, sans autres précisions[DHS 1], alors qu'il existe plusieurs paroisses du même nom dans la région. Un article du Pays lorrain (1913)[3] ou encore le professeur Joseph, auteur d'une biographie sur Saussure, indiquent que le premier membre de la famille est né à Saulxures-lès-Nancy[2] (banlieue de Nancy). Les Saussure auraient par ailleurs possédé les terres de Saulxures-lès-Nancy et de Saulxures-lès-Vannes[3]. Le site de la Bibliothèque de Genève, dans sa notice de présentation des archives familiales, cite quant à lui Saulxures-sur-Moselotte[4] (Vosges). Cette dernière est également retenue par l'écrivain Michel Arrivé, auteur d'un ouvrage (2007) sur Ferdinand de Saussure[5].
Jacques Augustin Galiffe (1776-1853), historien et généalogiste suisse, dans son second volume de ses Notices généalogiques sur les familles genevoises où il consacre une notice à la famille, précise « il est probable du reste que celle-ci n'adopta le nom qu'elle porte actuellement que depuis la concession par le duc de Lorraine du fief de Saulxure à Mongin de S. »[6]
Le plus ancien membre connu de la famille serait un certain Chouel, parfois écrit Schouel, natif de Saulxures-lès-Nancy[3],[2]. Ce dernier est seigneur de Monteuil[2]. Mongin (ou Mengin) Chouel, son fils[2], reçoit en fief du duc de Lorraine, Saulxures[6]. Ce dernier est anobli par le duc René II de Lorraine, en 1503[DHS 1],[3],[2] (« anobli sans finances, par lettres du duc René II, données à Neufchâteau le 22 janvier 1503 »[3],[2]). Jacques Augustin Galiffe indique que le duc de Lorraine octroie à la famille ses armes, le [6]. L'érudit suisse Henry Deonna, dans son article Lettres de noblesse et d'armoiries de familles genevoises (1917), indique que « le diplôme n'est plus en possession de la famille et elle n'en connaît pas de copie », seule subsiste une « attestation d'armoiries et de noblesse datée de 1629 et signée Palliot », possession de la famille, dans lequel le cimier diffère de l'ancien[7].
À partir de 1503, Mongin est dit de Saussure, il est écuyer et seigneur de Monteuil et de Dompmartin, conseiller auprès des ducs de Lorraine[6]. Il est également gouverneur de la Bollenville, ainsi que Grand fauconnier de Lorraine[6],[2]. Il épouse Catherine Warin, fille du seigneur de Clémery, avec qui il a onze enfants[8],[2].
Eugène Haag, dans son ouvrage La France protestante (1846-1859), indique qu'Antoine de Saussure (1514-1569), fils de Mongin, est possesseur, des seigneuries de Monteuil, Dommartin, Torcy, Epié, Sauvoy, Fonlenex, St-Martin, Lanfrancourt, Remaulcourt, en Lorraine[9]. Jacques Augustin Galiffe ne mentionne que Dommartin, Espié, Monteuil, Tuzel et Sauvoy[8].
Implantation en Suisse (XVIe siècle)
Antoine de Saussure (1514-1569) passe à la Réforme. Il fuit et se réfugie d'abord à Strasbourg avant de passer en Suisse et s'installer à Lausanne[DHS 1],[8],[2]. Différentes sources, dont une généalogie familiale du XVIIe siècle, rapportent qu'il est reçu bourgeois gratis de cette ville en 1556[4],[DHS 1],[2].
Antoine de Saussure épouse Antoinette d'Augy (ou Angy), dame de Sorcy[8], avec qui il a neuf enfants[9],[10]. L'aîné Claude est seigneur d'Espié et de Tuzel, il retourne s'installer en Lorraine[10]. Il est à l'origine de la branche aînée de la famille[9]. Le second fils, Jean († ), est écuyer et seigneur de Dompmartin, et coseigneur de Boussens[9],[10]. Il est à l'origine de la branche cadette[9].
Elie de Saussure (1602-1662), arrière-petit-fils d'Antoine et seigneur de Morrens, est reçu bourgeois de Genève en 1635[DHS 1],[11]. Il est l'auteur de la branche genevoise[DHS 1].
Implantation aux États-Unis d'Amérique (XVIIIe siècle)
Henri de Saussure (Henry DeSaussure en anglais, † ), issu de la branche de Lausanne, part s'installer à Charlestone (Caroline du Sud), vers 1730[12]. William Harper, auteur d'une notice sur son petit-fils Henry William de Saussure (1841), indique que Henri de Saussure émigre dans le district de Beaufort, en Caroline du Sud, à proximité de Coosawhatchie[13]. Les quatre fils d'Henri participent à la guerre d'indépendance[12]. Seul Daniel survit aux combats, il est le père de Henry William de Saussure (1763-† )[12],[13].
Personnalités
- César-François de Saussure (en) (1705-1783), dit le Turc, écrivain de voyage[14].
- Nicolas de Saussure (1709-1791), agronome et politicien.
- Horace Bénédict de Saussure (1740-1799), alpiniste et naturaliste.
- Henry William de Saussure, parfois DeSaussure (1763-1839), juriste américain[15], petit-fils de Henri de Saussure (1709-1763)[12],[13].
- Albertine Necker de Saussure (1766-1861), fille d'Horace Bénédict de Saussure, pédagogue, essayiste et traductrice, épouse du botaniste Jacques Necker (1757-1825).
- Nicolas Théodore de Saussure (1767-1845), frère de la précédente, chimiste et botaniste.
- William Ford De Saussure (en) (1792-1870), fils de Henry William, sénateur à la Chambre des représentants de Caroline du Sud.
- Victor de Saussure (1797-1869), officier du génie suisse, carrière administrative dans ce domaine du génie civil[DHS 2].
- Théodore de Saussure (1824-1903), militaire et homme politique suisse.
- Henri Louis Frédéric de Saussure (1829-1905), entomologiste et minéralogiste suisse.
- Hippolyte de Saussure (1859-1926), militaire et fonctionnaire suisse, devenu préfet du district de Lausanne (1832-1834), ainsi que député au Grand Conseil vaudois (1835-1837)[DHS 3] ;
- Henri de Saussure (1859-1926), peintre et graveur.
- René de Saussure (1868-1943), frère du précédent, philosophe, mathématicien et espérantiste.
- Ferdinand de Saussure (1857-1913), frère du précédent linguiste.
- Léopold de Saussure (1866-1925), frère du précédent, officier de marine, astronome, sinologue[DHS 4], chevalier de la Légion d'honneur.
- Jacques de Saussure (1892-1969), fils de Ferdinand, diplomate[DHS 5].
- Raymond de Saussure (1894-1971), frère du précédent, psychanalyste[DHS 6].
- Hermine Seyrig de Saussure (1901-1984), fille de Léopold de Saussure, navigatrice, spécialiste de Jean-Jacques Rousseau.
- Éric de Saussure (1925-2007), peintre et membre de la communauté de Taizé[DHS 6].
- Jean de Saussure, fils de René de Saussure, pasteur à la cathédrale Saint-Pierre de Genève et l'un des pères spirituels de la communauté de Taizé[DHS 7].
- Thierry de Saussure (1934-2019), fils de Jean de Saussure, psychanalyste et théologien suisse.
- Delphine Seyrig,(1932-1990), actrice française, fille d'Hermine de Saussure et de l'archéologue Henri Seyrig, petite-fille de Léopold de Saussure et arrière-petite-fille de Henri Louis Frédéric de Saussure.
- Horace Bénédict de Saussure
- Henry William de Saussure
- Albertine Necker de Saussure
- Nicolas-Théodore de Saussure
- Henri de Saussure
- René de Saussure
- Ferdinand de Saussure
- Léopold de Saussure
- Thierry de Saussure
Alliances
Les principales alliances de la famille de Saussure sont : Warin, d'Augy (ou Angy), Faesch, Necker, etc.
Armes
Les armes des Saussure se blasonnent ainsi : parti par barre, bandé et contrebandé d'or et de sable de 8 pièces. Timbré d'un casque taré de face à 8 barreaux — Cimier : un faucon essorant[6].
Possessions
- Château de Vufflens[DHS 1] (Suisse), acquis par mariage et toujours dans la famille
- Maison de Saussure (nom local : Maison Lullin ou Hôtel Lullin), 24 rue de la Cité à Genève, Suisse.
- Le château de Vufflens
- Maison de Saussure (nom local : Maison Lullin ou Hôtel Lullin)