Famille de Vandière de Vitrac
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Écartelé : aux 1er et 4e d’argent à la bande d’azur chargée d’un besant d’or, à la bordure d’azur chargée de neuf besants d’or (qui est d’Abzac) ; au 2e d’or à la fasce de gueules accompagnée de six fleurs de lys d’azur (qui est de la Barrière) ; au 3e de gueules à trois léopards d’or[3].
| Famille de Vandière de Vitrac | ||
Armes anciennes. | ||
Armes modernes. | ||
| Blasonnement | D'azur à trois trèfles d'or posées 2 et 1[1],[2] Écartelé : aux 1er et 4e d’argent à la bande d’azur chargée d’un besant d’or, à la bordure d’azur chargée de neuf besants d’or (qui est d’Abzac) ; au 2e d’or à la fasce de gueules accompagnée de six fleurs de lys d’azur (qui est de la Barrière) ; au 3e de gueules à trois léopards d’or[3]. |
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|---|---|---|
| Devise | « Multa saecula⋯ Favores raras » (De nombreux siècles...de rares faveurs) | |
| Période | XVIe siècle – à nos jours | |
| Origine | ||
| Allégeance | ||
| Demeures | Château de Marzac (Tursac), château de la Pomélie (Saint-Paul-d’Eyjeaux), château de Laudonie (Tourtoirac), château de Milon-la-Chapelle, Château de Bellussière (Rudeau-Ladosse) | |
| Récompenses civiles | Ordre national de la Légion d'honneur | |
| Récompenses militaires | Ordre royal et militaire de Saint-Louis | |
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La famille de Vandière de Vitrac, autrefois de Vitrac, est une famille subsistante de la noblesse française originaire du Périgord, de noblesse d'extraction, dont la filiation noble prouvée remonte à 1541. À la suite d'alliances, elle a relevé les noms de la famille de Vandières au XVIIe siècle, de la famille d'Abzac en 1828 et de la famille Grant de Luxolière de Bellussière au début du XXe siècle.
Originaire du Périgord, la famille de Vitrac est reconnue de noblesse d'extraction par un arrêt rendu le à Périgueux par Hélie de Montozon, subdélégué de Claude Pellot, intendant de Guyenne, sur preuves d'une filiation noble remontant à 1541[2] avec Étienne de Vitrac, écuyer, seigneur du Soleil-Couché, marié à Lubersac par contrat du à Madeleine de Bardican[1],[3].
Gontran du Mas des Bourboux écrit que le rameau aîné dit de la Croze, représenté à l'époque des grandes recherches par une veuve et sa fille, fut condamné pour usurpation de noblesse et se désista des prétentions de noblesse, et que le rameau cadet continua la filiation[4].
La famille de Vitrac comparait à l'assemblée de la noblesse à Périgueux en 1789[1] en la personne de « Messire Élie-Bernard de Vitrac, écuyer, seigneur de Vitrac, ancien exempt des gardes du corps du roi, et chevalier de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis, habitant du dit village (Laudonnie, paroisse de Tourtoirac) », lequel constitue pour procureur général et spécial « Messire Pierre vicomte d'Abzac de Limeyrac, habitant en son château de Limeyrac »[5].
La famille de Vandière de Vitrac est subsitante en 2019 avec une cinquantaine de membres[6]. La famille de Vandière de Vitrac est membre de l'Association de la noblesse française[7].
Évolutions du nom de famille
Dans les sources nobiliaires et héraldiques telles que le Grand armorial de France, la famille est référencée sous les dénominations variables de « de Vitrac de Vandières » et « de Vitrac de Vandières d’Abzac », témoignant des alliances successives ayant modifié le patronyme primitif[1].
À la suite de l'alliance en 1670 de Léon de Vitrac, écuyer, seigneur de Saint-Michel, avec Marguerite de Vandières, une branche fixée à Tourtoirac au XVIIe siècle ajoute à son nom celui de la famille de Vandières, originaire de Lorraine et fixée en Périgord[3],[8]. Ce nom évolue et apparaît plus tard à l'état civil sous la forme « de Vandière de Vitrac », notamment à la naissance de Raymond Vandière de Vitrac (1800-1881).
Le petit-fils de Léon, Hélie Bernard de Vitrac (1715-1790), épouse en 1777 en secondes noces Claire d’Abzac de Limeyrat. Leur petit-fils, Raymond Vandière de Vitrac, né Raymond Vitrac en 1800, est adopté en 1828 par son grand-oncle le Chevalier d’Abzac (1747–1831), frère de Claire et dernier héritier mâle de sa branche. Il est autorisé par arrêt de la Cour royale de Paris du à transmettre par cette adoption son nom, ses titres et ses armes, permettant ainsi à une partie de la descendance de relever le nom d'Abzac (devenant ainsi « de Vitrac de Vandières d'Abzac » dans les armoriaux)[1],[3].
Cependant, pour la branche cadette n'ayant pas bénéficié de l'adoption d'Abzac, le nom se fixe différemment à l'état civil. En 1845, à la déclaration de naissance de son fils Antoine Marc, Jean Nicolas de Vitrac se déclare sous le nom de « Jean Nicolas Ludovic de Vandière de Vitrac ». Le nom « de Vandière de Vitrac » remplace alors définitivement l'usage ancien « de Vitrac » pour cette branche.
Enfin, un rameau issu de cette dernière relève le nom de Bellussière à la suite du mariage, en 1919, de Jacques Ludovic Joseph Henri de Vandière de Vitrac (1890–1975) avec Geneviève Grant de Luxolière de Bellussière (1895–1967)[9].
Armes
- D’azur à trois trèfles d’or. (armes anciennes)[1],[6].
- Écartelé : aux 1er et 4e d’argent à la bande d’azur chargée d’un besant d’or, à la bordure d’azur besantée d’or (Abzac) ; aux 2e et 3e d’or à la fasce de gueules accompagnée de six fleurs de lys d’azur (Boniface ou La Barrière) ; sur le tout, de gueules à trois léopards d’or passants gardants (armes modernes)[3].
Propriétés
Plusieurs châteaux sont liés à la famille :
- en Dordogne :
- château de Bellussière à Rudeau-Ladosse, demeure fortifiée dont le donjon, de forme en « fer de lance », remonterait aux XIe siècle–XIIe siècle et qui demeure, au XXIe siècle, entre les mains de la famille de Bruno de Vandière de Vitrac de Bellussière, n’ouvrant ses portes au public que lors de manifestations ponctuelles (Châteaux en fête, Journées européennes du patrimoine)[10],[11],[12] ;
- château de Laudonie à Tourtoirac ;
- en Haute-Vienne : château de La Pomélie et château de Marzac à Saint-Paul-d’Eyjeaux ;
- dans les Yvelines : château d'Abzac à Milon-la-Chapelle, acquis au XVIIIe siècle par le baron Johann de Kalb, transmis à son gendre Raymond de Vandière de Vitrac d'Abzac[13],[14].
- Château de Bellussière à Rudeau-Ladosse (Dordogne).
- Château de Milon-la-Chapelle, dit château d’Abzac.
Liens de filiation entre les personnalités
La filiation suivante est établie selon Le Grand Armorial de France d'Henri Jougla de Morenas[1] et les compléments apportés par les registres des paroisses et de l'état civil :
- Étienne de Vitrac, alias de Vitrat (1520–1581), écuyer, seigneur du Soleil-Couché. En 1541, il épouse Madeleine de Bardican.
- Étienne de Vitrac, écuyer, seigneur de La Verdenie. En 1581, il épouse Françoise de Lestrade de La Cousse.
- Jean de Vitrac (1585–1660) écuyer, seigneur de La Nolphie. En 1623, il épouse Isabeau de Martin.
- Léon de Vitrac (1624-1697), écuyer, seigneur de Saint-Michel (à Tourroirac). Le à Sainte-Foy-la-Grande, il épouse Marguerite de Vandières (1633-1704).
- Jean Élie de Vitrac (1671-1744), chevalier, seigneur de Saint-Michel. Le à Tourtoirac, il épouse Jeanne Roux de Montcheuil (1669-1729).
- Hélie Bernard de Vitrac, seigneur de Saint-Michel, de Laudonie et de Pressac (1715[15]-1790), garde du corps du roi (1731-1768), mestre de camp de cavalerie, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Le à Limeyrat, il épouse Claire d’Abzac de Limeyrat, en secondes noces.
- Antoine de Vitrac (1780[16]-1863). Le 20 frimaire an VII () à Vigeois[17], Antoine Vitrac épouse Anne Meyvière.
- Raymond Vandière de Vitrac (1800-1881), écuyer de Louis XVIII puis de Charles X, maire de Milon-la-Chapelle pendant quarante-trois ans. À la suite de la Révolution de Juillet, il se retire dans sa propriété de Milon-la-Chapelle où il se consacre avec succès à l’agriculture et à l’élevage du cheval. Particulièrement attentif aux progrès techniques, il contribue à la modernisation de l’agriculture par les défrichements, l’irrigation et l’amélioration du matériel, anticipant la méthode anglaise du drainage grâce à l’usage de pierres drainantes dans ses prés. En 1828, il épouse Léonore-Nicette de Kalb, petite-fille du général major Johann de Kalb (1721–1780).
- Frédéric Ernest Vandière de Vitrac d'Abzac (1833-1911). Le à Limoges, il épouse Marie Catherine Alice Dominique Dhéralde[18].
- Albert Vandière de Vitrac d'Abzac (1868-1931)[19],[20].
- Pierre Vandière de Vitrac d'Abzac (1900-1959)[21]. Le à Paris, il épouse Françoise Chastelain.
- Paul de Vandière de Vitrac d'Abzac (1929-2017)[22]. Le à Osthoffen, il épouse Irène Grouvel (1933-2019).
- Claude d'Abzac-Epezy née Claude de Vandière de Vitrac d’Abzac le à Neuilly-sur-Seine, historienne, spécialiste de l’histoire militaire contemporaine.
- Paul de Vandière de Vitrac d'Abzac (1929-2017)[22]. Le à Osthoffen, il épouse Irène Grouvel (1933-2019).
- Pierre Vandière de Vitrac d'Abzac (1900-1959)[21]. Le à Paris, il épouse Françoise Chastelain.
- Albert Vandière de Vitrac d'Abzac (1868-1931)[19],[20].
- Frédéric Ernest Vandière de Vitrac d'Abzac (1833-1911). Le à Limoges, il épouse Marie Catherine Alice Dominique Dhéralde[18].
- Jean Nicolas de Vitrac[23] dit « Ludovic de Vandière de Vitrac » (1816-1890), maire de Saint-Félix-de-Bourdeilles. Le à Vieux-Mareuil, il épouse Laure de Maillard (1824-1890).
- Antoine Marc de Vandière de Vitrac[24] (1845-1917), capitaine de cavalerie. Le à Limoges, il épouse Marie Antoinette Audebert de Lapinsonie (1850-1936).
- Jean Marie Joseph de Vandière de Vitrac (1881-1957), notaire. Le à Clermont-Ferrand, il épouse Simone de Bonniol du Trémont.
- Jean Guy Eugène Joseph de Vandière de Vitrac (1915–1942), officier de marine français. Né le à Clermont-Ferrand, disparu au combat le lors des opérations navales de l’opération Torch au large d’Oran. Enseigne de vaisseau affecté à l’aviso La Surprise, il est reconnu « Mort pour la France » et décoré à titre posthume de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre 1939-1945[25] Une biographie détaillée lui est consacrée sur le site spécialisé Parcours de vies dans la Royale[26].
- Jacques de Vandière de Vitrac de Bellussière (1890-1975). Le à Rocamadour, il épouse Geneviève Grant de Luxolière de Bellussière (1895-1967)[a].
- Christian de Vandière de Vitrac de Bellussière (1920-1992)[28], ingénieur diplômé de l'Institut national agronomique (INA) promotion 1944[29]. Il épouse Françoise de Blois de La Calande. D'où descendance.
- Jean Marie Joseph de Vandière de Vitrac (1881-1957), notaire. Le à Clermont-Ferrand, il épouse Simone de Bonniol du Trémont.
- Henry de Vandière de Vitrac (1863-1934), capitaine de cuirassiers, officier de la Légion d'honneur en 1920. Le à Paris 9e, il épouse Berthe de Martrin-Donos.
- René de Vandière de Vitrac[30] (1900-1940), capitaine de cavalerie, tué au combat le lors de la campagne de France et reconnu « Mort pour la France ». Il fait l’objet d’un article biographique spécialisé dans la revue Traditions et Souvenirs Militaires, qui retrace en détail son parcours, ses actions au feu et les circonstances exactes de sa mort[31]. La commune de Sallertaine (Vendée) lui consacre également une notice historique, rappelant son engagement et son rôle dans les combats de juin 1940[32]. Il épouse Anne Espivent de La Villesboisnet (1909-2002).
- Louis de Vandière de Vitrac, ingénieur diplômé de l'Institut national agronomique (INA) promotion 1959[33]. Il épouse Dominique Audras. D'où descendance[34].
- René de Vandière de Vitrac[30] (1900-1940), capitaine de cavalerie, tué au combat le lors de la campagne de France et reconnu « Mort pour la France ». Il fait l’objet d’un article biographique spécialisé dans la revue Traditions et Souvenirs Militaires, qui retrace en détail son parcours, ses actions au feu et les circonstances exactes de sa mort[31]. La commune de Sallertaine (Vendée) lui consacre également une notice historique, rappelant son engagement et son rôle dans les combats de juin 1940[32]. Il épouse Anne Espivent de La Villesboisnet (1909-2002).
- Antoine Marc de Vandière de Vitrac[24] (1845-1917), capitaine de cavalerie. Le à Limoges, il épouse Marie Antoinette Audebert de Lapinsonie (1850-1936).
- Raymond Vandière de Vitrac (1800-1881), écuyer de Louis XVIII puis de Charles X, maire de Milon-la-Chapelle pendant quarante-trois ans. À la suite de la Révolution de Juillet, il se retire dans sa propriété de Milon-la-Chapelle où il se consacre avec succès à l’agriculture et à l’élevage du cheval. Particulièrement attentif aux progrès techniques, il contribue à la modernisation de l’agriculture par les défrichements, l’irrigation et l’amélioration du matériel, anticipant la méthode anglaise du drainage grâce à l’usage de pierres drainantes dans ses prés. En 1828, il épouse Léonore-Nicette de Kalb, petite-fille du général major Johann de Kalb (1721–1780).
- Antoine de Vitrac (1780[16]-1863). Le 20 frimaire an VII () à Vigeois[17], Antoine Vitrac épouse Anne Meyvière.
- Hélie Bernard de Vitrac, seigneur de Saint-Michel, de Laudonie et de Pressac (1715[15]-1790), garde du corps du roi (1731-1768), mestre de camp de cavalerie, chevalier de l’Ordre royal et militaire de Saint-Louis. Le à Limeyrat, il épouse Claire d’Abzac de Limeyrat, en secondes noces.
- Jean Élie de Vitrac (1671-1744), chevalier, seigneur de Saint-Michel. Le à Tourtoirac, il épouse Jeanne Roux de Montcheuil (1669-1729).
- Léon de Vitrac (1624-1697), écuyer, seigneur de Saint-Michel (à Tourroirac). Le à Sainte-Foy-la-Grande, il épouse Marguerite de Vandières (1633-1704).
- Jean de Vitrac (1585–1660) écuyer, seigneur de La Nolphie. En 1623, il épouse Isabeau de Martin.
- Étienne de Vitrac, écuyer, seigneur de La Verdenie. En 1581, il épouse Françoise de Lestrade de La Cousse.