Famine de 2017 en Somalie
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| Famine de 2017 en Somalie | |
Image satellitaire de la Somalie en novembre 2004, année normale. | |
| Pays | |
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| Période | 2017 |
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La famine de 2017 en Somalie, un des pays les plus pauvres d'Afrique, est la troisième en 25 ans. Elle fait suite à celles de 1991-1992 et de 2011 : cette dernière avait fait 260 000 morts[1]. Elle survient alors que le pays est en guerre civile depuis les années 1990 et qu'une grande partie de la population est déplacée pour fuir les violences des milices Chababs[2]. De à , 700 000 personnes ont fui leurs foyers pour des camps de déplacés[3]. Cependant, la cause immédiate de cette crise alimentaire n'est pas le conflit mais la sécheresse[4]. Moins catastrophique que celle de 2011, la famine se termine en [5].
Le , le président Mohamed Abdullahi Mohamed, élu le 16 du même mois, décrète l'état de « catastrophe nationale » et fait appel à l'aide internationale[1]. Au printemps 2017, le taux de malnutrition général de la région est supérieur à 30%[6]. 3,2 millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence. La sécheresse, la pauvreté et l’insécurité ont chassé plus de 1,8 million de personnes sur les routes de l’exil[7]. Près d’une personne sur six n’a plus de foyer"[8]. La moitié des habitants, soit 6,2 millions de personnes, attendent une aide alimentaire d’urgence selon l’Organisation Mondiale de la Santé[2]. Le nombre d’enfants qui souffrent de malnutrition aiguë est de 1,4 million[9]. La saison des pluies, qui commence en avril, est anormalement faible et n'arrose que le nord du pays, le centre et le sud restant démunis[3].

La disette favorise la propagation de maladies comme le choléra, la rougeole et des diarrhées aiguës[1]. De février à , le choléra touche 45 000 personnes et fait 738 morts dans 15 des 18 régions du pays[3]. Une conférence internationale, tenue le à Londres, prévoit un plan pour restaurer l'autorité de l’État somalien et mettre fin à la famine et à la guerre. Pour rétablir la sécurité, la Mission de l'Union africaine en Somalie, force armée de 22 000 hommes fournis par plusieurs pays africains, voit son mandat prolongé mais devra quitter le pays en . Les résultats sont incertains et le pays survit par l'aide de la diaspora somalienne, estimée à 1,3 milliard de dollars par an, plus que par l'aide internationale, qui ne dépasse pas 1 milliard[10]. Le nombre de personnes déplacées passe de 1,6 à 2,5 millions de personnes[5].