Fance Franck commence par suivre des études de poésie contemporaine française et anglaise à Harvard.
Elle ouvre son premier atelier à New York dans le Village où elle fréquente Jasper Johns, Rauschenberg, John Cage, Merce Cunningham…
En 1950, après avoir fait l'expérience de la sculpture en terre lors de son premier séjour à Paris, elle étudie à l'École des beaux-arts de Boston.
Fance Franck fait ses débuts en céramique en s'inspirant fortement de l'œuvre de Francine Del Pierre, dont elle est le premier disciple. Leurs pièces sont, en règle générale, montées au colombin (et non pas tournées). Elles porteront cette technique à un degré très élevé, arrivant à créer des céramiques d'une légèreté incomparable.
Au décès prématuré de Francine Del Pierre en 1968, Fance Franck commence à s'émanciper en pratiquant une recherche constante de nouvelles formes, toujours inspirées de l'influence extrême-orientale. Elle a un niveau d'exigence technique très élevé et fait un important travail sur les émaux. Elle maîtrise la technique de la porcelaine artisanale qu'elle consolide par une longue collaboration avec la Manufacture de Sèvres ainsi qu'avec celle d'Arita, au Japon.
Un travail soutenu sur la céramique chinoise l'amène à redécouvrir la formule du rouge de cuivre Ming, dit «rouge frais» ou «sang de sacrifice», réservé alors à la famille impériale.
Dans la dernière partie de son œuvre, Fance Franck crée de nombreuses pièces «ternaires» à motifs géométriques trinitaires.
Publication
En 1963, Fance Franck a traduit de l'anglais, avec Marguerite Buchet et Francine Del Pierre, Le Théâtre de l'absurde(The Theatre of the Absurd) de Martin Esslin (Paris, Buchet-Chastel; réédité en 1992)[2].
Exposition rétrospective
Une grande rétrospective de l'œuvre de Francine Del Pierre et de Fance Franck a été organisée, au début de l'année 2004, à la mairie du VIe arrondissement de Paris.