Fanny Howe

écrivaine américaine From Wikipedia, the free encyclopedia

Fanny Quincy Howe (née le à Buffalo (État de New York) et morte le à Cambridge (Massachusetts)[1]) est une poète, romancière, nouvelliste, essayiste et professeure d'université américaine.

Décès
(à 84 ans)
Cambridge (Massachusetts, États-Unis)
Nom de naissance
Fanny Quincy Howe
Nationalité
Faits en bref Naissance, Décès ...
Fanny Howe
Fanny Howe en 2012
Biographie
Naissance
Décès
(à 84 ans)
Cambridge (Massachusetts, États-Unis)
Nom de naissance
Fanny Quincy Howe
Nationalité
Formation
Beaver Country Day School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Mark De Wolfe Howe (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Mary Manning (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Danzy Senna (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Distinctions
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Biographie

Jeunesse et formation

Fanny Howe[2] est la fille de Mary Manning (en) [3](1905-1999), immigrée irlandaisenouvelliste, critique de théâtre et scénaristemetteur en scène et productrice de cinéma venue s'installer à Boston en 1935, et de Mark de Wolf Howe[4](1906-1967), juriste qui devient avocat avant d'enseigner le droit constitutionnel à Harvard.

Mark de Wolf Howe[5] est issu d'une vieille famille de Boston[6] qui peut faire remonter sa lignée aux Pilgrim's[7] (en anglais : Pilgrims, on ne rajoute pas d’apostrophe pour former les pluriels en anglais).

Le couple Manning-Howe a eu trois filles : Fanny, Susan et Helen Howe[8].

En 1933, Mark de Wolf Howe est admis au barreau du Massachusetts, la famille Howe s'installe à Boston, puis il est nommé en 1937, professeur de droit  à l'University of Buffalo School of Law. Sa famille s’installe à Buffalo dans le quartier d'Allentown. Après la nomination de Mark de Wolf Howe à l'Université Harvard en 1945, la famille s’implante dans le Massachusetts à Cambridge.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Mark Howe est mobilisé et durant cette période, Fanny est élevée par sa mère et sa sœur aînée Susan.

Le couple Manning-Howe fait connaitre à ses trois filles divers artistes, les encourage à participer à divers échanges politiques (féminisme, égalité des droits civiques, etc.)[9] ; ce bouillonnement d'idées aiguise le regard de Fanny sur la vie sociale et politique et la confirme dans son envie d'écrire[10].

Carrière

Après avoir obtenu son Bachelor of Arts à l'Université Stanford, Fanny Howe occupe différents postes d'enseignante : au MIT, à l'Université Tufts, à l'université du Massachusetts, etc. Elle est professeur émérite à l'université de Californie à San Diego[11], après y avoir enseigné la création littéraire[12].

Son écriture est marquée par ses divers engagements dans le mouvement des droits civiques, la guerre du Viêt Nam, l'émancipation des femmes, le christianisme progressiste[13],[14], l'expérience mystique notamment celle d'un autre auteur littéraire américain Thomas Merton[15],[16] et celle de la philosophe française Simone Weil[17],[18].

Vie privée

Elle épouse en 1968 l'écrivain afro-américain Carl Senna[19], avec qui elle a eu trois enfants, dont la romancière Danzy Senna (en)[20]. Ils divorceront en 1976[21], mais Fanny déclarera[10] « ma peau est blanche, mais mon âme ne l'est pas »[13].

Fanny Howe réside à Cambridge dans le Massachusetts[9].

Œuvres

Recueils de poésie

Romans et nouvelles

Théâtre

  • (en-US) Co-écrit avec Kier Peters, The End, Littoral Books, , 96 p. (ISBN 9781557131454),

Essais

  • (en-US) Economics, Flood Editions, , 136 p. (ISBN 9780971005945),
  • (en-US) The Wedding Dress: Meditations on Word and Life, University of California Press, , 181 p. (ISBN 9780520238404)[24],
  • (en-US) The Winter Sun: Notes on a Vocation, Graywolf Press, , 220 p. (ISBN 9781555975203, lire en ligne),

Œuvres traduites en français

  • Nord profond, éd. Mercure de France, 1997, trad. par Michelle-Viviane Than Van Khai[25].
  • O’Clock, éd. Grèges, 2009, trad. par Vincent Dussol [25].

Archives

Les archives de Fanny Howe sont déposées à la bibliothèque de l'Université Stanford[26].

Prix et distinctions

Bibliographie

  • (en-US) Romana Huk, « "A single liturgy": Fanny Howe's "The Wedding Dress" », Christianity and Literature, Vol. 58, No. 4, , p. 657-693 (37 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Steven Toussaint, « Fanny Howe's revelation », sur Jacket 2, ,
  • (en-US) Joshua Glenn, « Bewildered in Boston », Hilo Brow, (lire en ligne),
  • (en-US) Kim Jensen, « Fanny Howe », Bomb Magazine, (lire en ligne),
  • (en-US) Olivia Hull, « Acclaim Received, Never Sought for Poetic Soul », The Vineyard Gazette, (lire en ligne),
  • (en-US) Kathleen Rooney, « All the Stream That’s Roaring By », sur Los Angeles Review of Books, ,
  • (en-US) Cynthia Cruz, « Second Childhood », The Rumpus, (lire en ligne),
  • (en-US) Daniel Simon, « Editor’s Pick: Second Childhood by Fanny Howe », World Literature Today, (lire en ligne),
  • (en-US) Bill Corbett, « Fanny Howe on Race, Family, and the Line Between Fiction and Poetry », Literay Hub, (lire en ligne),
  • (en-US) Lucas J. Giese & William Harren, « An Interview with Fanny Howe », Studio One, volume 42, , p. 10-15 (6 pages) (lire en ligne),
  • (en-US) Ange Mlinko, « A Nameless Vocation: On Fanny Howe », in The Nation[31], 2009,
  • (en-US) Janelle Adsit, « The Winter Sun: Notes on a Vocation » in Colorado Review, 2009[32],
  • (en-US) Albert Gelpi, « Emily Dickinson’s Long Shadow: Susan Howe & Fanny Howe » in The Emily Dickinson Journal, volume 17, n° 2, 2008[33],
  • (en-US) Leonard Schwartz, « Fanny Howe in conversation » in Jacket2, 2004[34],
  • (en-US) Scott Bentley, « On the Day the Blood Let Fall : The Mastery of Mystery in Fanny Howe’s [SIC] and Forged » in Jacket 2, 2004[35].

Notes et références

Liens externes

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