Farges-Allichamps

From Wikipedia, the free encyclopedia

Farges-Allichamps
Farges-Allichamps
Le château de la Brosse.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de France
Maire
Mandat
Edith Michelic
2020-2026
Code postal 18200
Code commune 18091
Démographie
Population
municipale
256 hab. (2023 en évolution de +6,22 % par rapport à 2017)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 45′ 34″ nord, 2° 24′ 04″ est
Altitude Min. 142 m
Max. 222 m
Superficie 8,3 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Amand-Montrond
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Amand-Montrond
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Farges-Allichamps
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Farges-Allichamps
Géolocalisation sur la carte : Cher
Voir sur la carte topographique du Cher
Farges-Allichamps
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
Farges-Allichamps

Farges-Allichamps est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cher, la Vilaine et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les « coteaux, bois et marais calcaires de la Champagne Berrichonne » sont une zone spéciale de conservation présentant trois éléments notables : les ensembles de milieux secs des coteaux et plateaux calcaires, les rares zones de marais, mais aussi les végétations liées à la vallée du Cher et des zones alluvionnaires.

Farges-Allichamps est une commune rurale qui compte 256 habitants en 2023. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : le château de la Brosse, un château néo-gothique du XIXe siècle avec parc de chasse, inscrit en 2000 (château, communs, parc, château d’eau).

Localisation

La commune est située à 10 kilomètres au nord-ouest de Saint-Amand-Montrond. Elle est traversée par le Sentier de grande randonnée 41 (GR 41).

La commune a la particularité d'être placée à l'un des centres calculés de la France. L'aire de repos Centre de la France (Farges-Allichamps) de l'autoroute A71 qui passe à l'est du village, a été construite pour représenter ce point. Elle est située à 6 kilomètres au nord de la sortie 8 (Saint-Amand-Montrond)

Rose des vents Rose des vents
Vallenay N Bruère-Allichamps
O    Farges-Allichamps    E
S
Nozières

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 755 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 7,3 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Orval à km à vol d'oiseau[7], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,9 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Farges-Allichamps est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (56,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (56,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (39,1 %), forêts (31,4 %), terres arables (15,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,4 %)[15].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Farges-Allichamps est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher et la Vilaine. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999[18],[16].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Farges-Allichamps.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[19]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,7 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 143 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 143 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et par des mouvements de terrain en 1999[16].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

La commune est en outre située en aval du barrage de Rochebut, de classe A[Note 3] et faisant l'objet d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[23].

Toponymie

Farges : Du mot latin Făbrĭca, avec métathèse, « atelier d'artisan », à l'origine de notre « fabrique », a principalement désigné une forge.

Histoire

Au moment de l'effondrement de la république espagnole, qui provoque la Retirada, d’importantes arrivées de réfugiés espagnols ont lieu. Entre le et le , 3 002 réfugiés espagnols fuyant devant les troupes de Franco, arrivent dans le Cher[24],[25]. Ils sont acheminés en quatre convois à la gare de Bourges[26]. Le château de la Brosse à Farges-Allichamps, colonie de vacances de Colombes, fait partie des lieux choisis pour les héberger[24],[25].

Les réfugiés sont essentiellement des femmes et des enfants, les hommes sont retenus dans les camps du Midi[27]. Ils sont soumis à une quarantaine stricte, du fait des risques d’épidémie[28]. Le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[29]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés au camp de Châteaufer (commune de Bruère-Allichamps)[30].

Les Templiers et les Hospitaliers

Farges-Allichamps est le site d'une ancienne commanderie de l'ordre du Temple puis lors de la dévolution des biens de l'ordre du Temple est devenue une commanderie hospitalière qui faisait partie de la langue d'Auvergne. L'ancienne chapelle des Templiers est à l'origine la chapelle du château de la commanderie et est dédiée à saint Jean de Farges.

La chapelle est couverte d'une voûte surbaissée en lattes et plâtre. Une arcade relie la nef et le chœur. Le clocher est érigé à l'ouest sur les charpentes apparentes. Au début du XVIIIe siècle, Monsieur de Jouffroy, alors propriétaire du château de la Commanderie, annexe au chevet une grande chapelle. Celle-ci est bâtie, dans le style du XIVe siècle, sur le caveau réservé aux membres de sa famille. Elle est chapelle paroissiale jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, avant de devenir la chapelle privée du château puis est cédée à la commune.

Un gros tumulus couvert d'arbres centenaires marque l'emplacement d'un château-fort du XIIIe siècle, siège de la commanderie. En 1580, le domaine est acquis par la famille Jouffroy de Gonsans. La forteresse est rasée, ses dépendances sont converties en un manoir, agrandi au XVIIIe siècle.

De 1879 à 1882 s'accomplit un vaste programme d'extension qui transforme la vieille demeure en résidence d'apparat. Le comte de Jouffroy confie le chantier à Joseph Émile Tarlier (1825-1902), architecte des monuments historiques. Le parc est redessiné, de nouveaux communs sont bâtis et on élève un château entièrement neuf dans le prolongement du manoir.

En 2002, la Commanderie est vendue. Ses toitures nécessitent de lourds travaux. En 2016, à nouveau en vente et en grand péril, elle est acquise par Claude et Mireille Charrier.

Le château neuf est de pur style néogothique, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur. L'escalier monumental, réalisé d'après un dessin de Philibert Delorme, est un exceptionnel morceau de bravoure. Il présente une suite de cent marches de grande amplitude tournant autour d'un noyau évidé en colonnade s'achevant sous une voûte à nervures rayonnantes. La rampe est portée par une balustrade à claustras. Tout un bestiaire d'animaux fabuleux s'agrippe aux colonnes et aux retombées des arcs. Les salles de réception, de proportions majestueuses, sont rehaussées par un riche décor de boiseries et de brocatelles. Les cheminées sont finement sculptées en pierre blanche de Charly ; celle du grand salon est une réplique du palais Jacques-Cœur.

Politique et administration

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1965 Marcel Rousset    
1965 1971 Pierre Louis Maginot    
1971 1983 Jean Michelic    
1983 1988 Jean-François Delplancke    
1988 2001 Yves Barrière GE  
2001 2007 Raymonde Joliduc    
2007   Édith Michelic DVG Retraitée Fonction publique
Réélue pour le mandat 2014-2020[31]
mars 2014 en cours Edith Michelic[32],[33]   Ancienne cadre

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[35].

En 2023, la commune comptait 256 habitants[Note 4], en évolution de +6,22 % par rapport à 2017 (Cher : −1,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
241228275201295271238270285
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302332383399421455448430453
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
416400370365385340338304355
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
272245248204246214216215225
2015 2020 2023 - - - - - -
245253256------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[36] puis Insee à partir de 2006[37].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

  • Au cœur du bourg se situe le centre équestre poney-club le Rio Javar, proposant notamment des balades à cheval, des stages équestres, etc. Ce club hippique est affilié à la Fédération française d’équitation.

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

Related Articles

Wikiwand AI