Farhad Mehrad(en persan: فرهاد مهراد) (, Téhéran - , Paris[1]), aussi connu sous le nom de Farhad, est un célèbre chanteur iranien, leader de la scène rock iranienne dans les années 1970.
Il grandit en Iraq où il apprend l'arabe. Passionné de musique, il n'a pas pu suivre de formation. Il se produit dans des cafés et restaurants[2]. C'est dans ce contexte qu'il se fait remarquer et devient le chanteur du groupe les Black Cats(en)[3] de 1966 à 1968[4]. En 1969, il réalise son premier single, «Mard tanha» («L'homme solitaire»), en persan, sur une musique composée par Esfandiar Monfared Zadeh[2],[4]. Farhad est célèbre pour sa chanson Jomeh pour le film Khodahafez Rafigh(en) sorti en 1971[5]. Avant 1979, plusieurs de ses chansons expriment une critique politique[6] et lui valent d'être arrêté[7]. C'est le cas de la chanson Jomeh («Vendredi»), composée en référence à l'attaque d'un poste de police à Siahkal par un groupe de guérilla[2].
Mais le style occidental de sa musique et les thèmes liés à la justice sociale qu'il aborde dans ses chansons ne sont pas du goût du régime issu de la révolution islamique[7]. Après 1979, il se voit interdire tout enregistrement pendant une dizaine d'années[8]. Il lui faut attendre les années 1990 pour pouvoir publier un album. Ce sera Khab Dar Bidari(en) («Rêves éveillés»), le premier album de musique de style occidental sorti depuis 1979 en Iran[8]. Le titre est une référence au poète Juan Ramon Jimenez. Il comporte une interprétation de «Hey, That's No Way to Say Goodbye» de Leonard Cohen[7].
Il donne des concerts à l'étranger dans les années 1990. Il crée un nouvel album, Barf, qui n'obtient les autorisations nécessaires qu'après l'élection du président réformateur Mohammad Khatami[2].
Après deux ans de soins, d'abord en Iran, puis à Paris, il meurt le à l'âge de 58 ans, d'une hépatite[9]. Il est inhumé à Paris[4].