À la fin des années 1970, Shiqaqi rompt avec le mouvement islamique égyptien car pour lui la priorité doit être donnée à la résistance contre Israël. Fortement influencé par la révolution iranienne, Shiqaqi considérait la révolution islamique comme un modèle pour le monde arabe. Shiqaqi a également été le premier Arabe sunnite à écrire, en , un livre défendant l’ayatollah Rouhollah Khomeini et la révolution iranienne: Khomeini. La solution islamique et l’alternative. L'ouvrage, qui déplait autant aux autorités égyptiennes qu’aux Frères musulmans, est immédiatement interdit et son auteur est emprisonné pendant quatre mois[1].
Fathi Shiqaqi est expulsé d’Égypte en direction de la bande de Gaza en 1981 à la suite de l'assassinat d'Anouar el-Sadate. Cela le pousse à organiser, avec Abdelaziz Awda, les premières structures du Jihad islamique palestinien (JIP) à Gaza. Fathi Shiqaqi a été arrêté et condamné par Israël à un an de prison en 1983, et à trois ans de plus au début de l'année 1986 pour ses activités politiques.
Après le déclenchement de la première intifada en , en , Shiqaqi a été expulsé de Gaza vers le Liban où il réorganise le JIP et tisse des liens avec le Hezbollah.
En 1993, il s’oppose aux accords d'Oslo. Pour lutter contre ces accords, Fathi Shiqaqi joua un rôle majeur dans la création de l'Alliance nationale, en 1994, qui était une coalition de huit mouvements, dont le JIP et le Hamas, qui rejetaient les accords d'Oslo. Shiqaqi défendait l’union nationale de toutes les fractions opposées à un accord avec Israël.
Il est assassiné de cinq balles dans la tête par des agents israéliens à Malte en [2] au retour d'un voyage en Libye où il avait rencontré Mouammar Kadhafi.
Références
12François Ceccaldi, «Le Jihad islamique en Palestine», La Vie des idées, (lire en ligne, consulté le )
↑«A Gaza, le Jihad islamique sort immensément populaire de son combat en première ligne», Le Monde, (lire en ligne)