Fauville-en-Caux

From Wikipedia, the free encyclopedia

Communes déléguées limitrophes

Fauville se positionne en Pays de Caux à 42 km du Havre, à 48 km de la préfecture Rouen ; Dieppe est à 51 km, Fécamp à 20 km, Cany-Barville et Lillebonne à 16 km, Bolbec et Yvetot à 13 km.

Fauville-en-Caux se trouve au centre de la commune nouvelle Terres-de-Caux et est entourée des six autres communes déléguées. La seule commune directement limitrophe de Fauville est Hattenville.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Fovilla entre 1177 et 1189, Fouvilla en 1203[2].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». le premier élément Fau- représente un nom de personne comme c'est généralement le cas[2].

Les formes anciennes de tous les Fauville de Normandie montrent que la graphie avec au du premier élément Fau- au lieu de o est moderne et sans doute motivée par la prononciation avec [o] fermé, comme dans fauve ou pauvre. En outre, cet élément n'entretient pas de rapport avec le nom du hêtre fau qui se disait fou et foutel en cauchois. Les formations toponymiques en -ville ne sont jamais composées avec un nom d'arbre.

Tous les lieux Fauville sont situés en Normandie dans la zone de diffusion de la toponymie anglo-scandinave[2]. Ils sont tous mentionnés anciennement sous la forme Foville, cependant Fauville (Manche) atteste également de la graphie Fodvilla en 1225 et en 1320[2].

François de Beaurepaire propose « la ferme de Fótr », anthroponyme scandinave basé sur le nom du « pied » en vieux norrois (cf. anglais foot)[3].

Le pays de Caux est une région naturelle de Normandie appartenant au Bassin parisien.

Histoire

La commune est située sur un territoire connu pour ses anciennes carrières souterraines dénommées « marnières ». Fauville-en-Caux n'échappe pas à cette règle et une marnière[4] fait l'objet de nombreuses recherches en géophysique notamment, avec le soutien de la municipalité. Des investigations au radar en forage par le Cerema, en sismique réflexion par l'Ineris (entre autres) ont permis de tester ces méthodes sur ce site connu grâce à un relevé topographique souterrain précis.

Motte féodale détruite en 1836. En 1219, le seigneur est Pierre de Hotot, qui donne le patronage de l'église aux religieux hospitaliers de la Madeleine à Rouen (le curé de Fauville sera un « curé-prieur » du prieuré de la Madeleine). Les héritiers contesteront la donation, d'où une trentaine d'années de procès. En 1320 la seigneurie passe aux Estouteville, par alliance. En 1677, la duchesse de Longueville est « seigneur-patronne » quand elle offre un ciboire et un « soleil » ciselé (ostensoir), disparus à la Révolution. En 1716, un violent incendie ravage Fauville et son vieux marché. En 1769, lors d'un tremblement de terre, ce sont les princes de Monaco qui sont seigneurs de Fauville. Le marché de Fauville est très ancien (il remonte au XIIe siècle). En 1806, découverte d'une amphore romaine lors de la construction d'une auberge au carrefour des routes de Fécamp et de Cany. Cassée lors des travaux, cette poterie donnera son nom à l'auberge (disparue) et au carrefour : « Le pot cassé ».

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs de Fauville-en-Caux
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1836 1842 M. Deschamps de Boishébert   Conseiller général (1835 → 1842)
vers 1861 vers 1868 Arsène Alleaume    
vers 1874   Charles-Sénateur Olivier    
1904   Paul Jacques Guillebert    
1936   Gaston Sanson    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 juin 1995 Bernard Thélu UDR puis RPR Vétérinaire
Conseiller général (1958 → 1967)
juin 1995 décembre 2016 Jean-Marc Vasse RPR puis
UMP-LR
Cadre supérieur[5]
Vice-président de la CC Cœur de Caux (2008 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[6],[7],[8]
Liste des maires délégués
Période Identité Étiquette Qualité
[9] En cours Bruno Delacroix[10] DVD Enseignant référent handicap

Politique de développement durable

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009[11].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13].

En 2014, la commune comptait 2 192 habitants[Note 1], en évolution de +2,62 % par rapport à 2008 (Seine-Maritime : +0,35 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0971 1701 1751 2631 3941 5151 4901 3141 390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3841 4301 3941 3861 4361 3951 3441 3451 322
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3421 3611 3691 2411 2351 2341 2491 2941 258
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 3631 3661 6451 7511 8711 9372 0472 1132 147
2014 - - - - - - - -
2 192--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Foire avec concours d'animaux de boucherie en février 2010.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI