Il est considéré comme l'un des artistes d'avant-garde de la peinture valencienne de l'après-guerre, représentée par le Grupo Z qu'il a fondé avec ses compagnons d'études Carmen Pérez Giner, Jacinta Gil, Manuel Benet, Custodio Marco, Manuel Gil, José Vento et Ricardo Zamorano (les « ocho » qui ont participé à l'exposition fondatrice en ). Ont aussi fait partie ou été invités dans ce mouvement des artistes tels que Eusebio Sempere, Vicente Beltrán Grimal(es) et Rafael Pérez Contel(es)[2].
Il développe lors de cette étape initiale une «neo-figuration très dissoute[3]» et une grande richesse chromatique propre, marquée par l'environnement lumineux de ses lieux de travail dans les provinces de Valence et de Alicante et, en contraste, par les natures mortes.
Il obtient en 1946 son premier prix important, la médaille d'Art universitaire, avant de recevoir en 1948 le prix de Rome[N 1]. En 1949, il obtient une bourse de la province de Valence pour son œuvre plastique, Figura, et part se perfectionner à Madrid.
Dans les années 1950, Montañana se rend à Paris suivre une formation de gravure à l'École nationale supérieure des beaux-arts, où il a comme professeur Édouard Goerg[1]. Bien qu'il séjourne régulièrement en Espagne[N 2], il s'installe définitivement dans la capitale française. Il prend part au mouvement artistique La Jeune Peinture et reçoit en 1963 le prix Othon Friez pour ses gravures exécutées en France.
A Paris, son art évolue vers une «abstraction gestuelle[7]» sans perdre la force du chromatisme et la propreté de ligne qui l'a toujours caractérisé[3].
En 2005, alors qu'il se rend à Valence où il doit préparer son discours de réception à l'Académie royale des beaux-arts de San Carlos qui vient de l'élire en tant que membre, il meurt soudainement le à bord du train aux abords de Figueras[1],[6].
Il reçoit le titre de membre académique à titre posthume.
↑(es) Miguel Cabañas Bravo, La política artística del franquismo: el hito de la Bienal Hispano-Americana de Arte, Editorial CSIC, , 750p. (ISBN978-84-00-07586-6, lire en ligne), p.358.