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Fedir Tchernik (en ukrainien: Федір Іванович Черник/ Fedir Ivanovych Tchernik 14.03.1894-18.11.1918) Il est l'un des commandants de la guerre soviéto-ukrainienne
Il a terminé ses études au lycée de Przemyśl en 1913, où il fut membre de l’association Sokil. Il s’est ensuite inscrit à la faculté de droit de l’université de Lviv.
À partir de 1914, il a servi dans les rangs de l'Unité des fusiliers de la Sitch. En 1915, dans le village de Svystilnyky, dans le cadre de la préparation des recrues autrichiennes, il a organisé et dirigé des cours ukrainiens pour mitrailleurs des Tirailleurs siches. À partir de , il fut commandant de la centurie de tir rapide (centurie de mitrailleuses) de la Légion des Tirailleurs siches, avec le grade de khoroujnij (porte-étendard). Il participa à de nombreux combats de la Première Guerre mondiale et se distingua particulièrement lors des combats sur le mont Lysonia. À l’été 1916, il reçut la médaille argentée autrichienne-hongroise «pour bravoure» (Tapferkeitsmedaille).En , il fut fait prisonnier par les Russe empire lors de la bataille de Potoutory. Interné comme prisonnier de guerre au camp de Simbirsk, il s’en évada et rejoignit Kiev[1].
En , Tchernyk fut l’un des organisateurs du détachement galicio-boukovinien des Tirailleurs siches, qui devint par la suite le corps de Kiev des Tirailleurs siches de l’armée de la République populaire ukrainienne. Commandant de la 1re centurie du détachement galicio-boukovinien des Tirailleurs siches, qui fut la première unité de cette formation à recevoir son «baptême du feu» le sous Bakhmatch, il devint ensuite commandant de la centurie de mitrailleuses du premier kurin des Tirailleurs siches, puis du département de mitrailleuses du premier régiment des Tirailleurs siches, et enfin de la centurie de mitrailleuses du détachement séparé des Tirailleurs siches. Dans l’armée de l’URP, il obtint le grade de sotnik (capitaine). Il participa activement à la répression de l’insurrection bolchevique de janvier 1918 à Kiev. On lui attribue la célèbre phrase «Le chemin vers Lviv passe par Kiev», qu’on a plus tard prêtée à Yevhen Konovalets. Il prononça ces mots devant les combattants de l’UNR aux abords de Kiev, à la veille de la bataille de Motovylivka. Il trouva la mort lors du soulèvement anti-hetman de la Direction à la fin de l’année 1918, au cours de cette même bataille de Motovylivka. En raison de sa mort, la Direction de l’URP reporta la date de la signature de l’Acte d'unification, qui unifiait la République populaire ukrainienne et la République populaire d’Ukraine occidentale en un seul État[2].
Pendant longtemps, l’existence de Tchernyk fut occultée en URSS et le lieu de sa sépulture dans le parc Mariinsky à Kiev fut dissimulé derrière le monument à Nikolaï Vatoutine[3].