Ferdinand Nathanael Staaff, né le à Stockholm et mort le à Neuilly-sur-Seine[1], est un officier et écrivainsuédois. Il est l'auteur d'un ouvrage sur la littérature française (1859-1864) et traducteur de poésies en suédois.
Entré à l’université d'Uppsala en 1840, il s’engage ensuite comme volontaire au régiment d’artillerie Svea(sv) où il est promu major en 1878[2]. Nommé officier d’état-major en 1853, il est promu major en 1862, lieutenant-colonel en 1867 et colonel en 1876[2]. De 1850 à 1862, il enseigne à l’école militaire de Karlberg(sv) puis est attaché militaire à Paris à partir de 1862 jusqu'à sa mort[2]. À ce titre, il effectue des achats avantageux de matériel militaire pour le compte des forces de défense suédoises et représente le Royaume-Uni lors de plusieurs congrès internationaux. Pendant la guerre franco-prussienne de 1870-1871, il séjourne à Paris et dirige la mission suédoise pendant la Commune. Il résume son expérience à Paris dans un petit ouvrage, Pariserkommunen skildrad af ett ögonvittne (1871)[2]. Il quitte le service actif en 1881.
Staaff est un fin connaisseur de la littérature française[2] et publie Urval ur franska litteraturen (2 volumes, 1859-1864) qui parait à Paris dans une version remaniée et augmentée sous le titre La littérature française depuis la formation de la langue jusqu’à nos jours. Lectures choisies (3 volumes; 5ᵉ éd., 1873-1877)[2]. Cette anthologie connait une large diffusion en France et est utilisée comme ouvrage de référence dans les manuels scolaires[2]. Il traduit également des poésies suédoises et françaises[2].
Il contribue grandement au renforcement des relations culturelles franco-suédoises. Il apporte notamment un soutien actif à ses compatriotes installés dans la capitale française. Lors de la création de la Société de soutien aux Suédois nécessiteux en 1877, il en devient président du comité administratif et participe à la fondation de la Congrégation suédoise de Sofia, dont il est membre du conseil d'église à partir de 1882[2].