Ferdinand Oreille, comme deux de ses demi-frères — Henri d'Artois, «l'Enfant du miracle» et Charles de La Roche[2] —, est un fils posthume de Charles Ferdinand d’Artois (1778-1820), duc de Berry.
Sa mère, Virginie Oreille (1795-1875), danseuse à l’Opéra, le reconnaît par un acte passé le devant maître Esnée, notaire à Paris[3]
Ferdinand est le deuxième des trois enfants de Virginie Oreille qui épousa François Touchard (1795-1880) en 1843:
Charles Oreille de Carrière (1815-1858)
Ferdinand Oreille (1820-1876)
Pauline Touchard (1834-1908)
À ce qu’indique Christophe Brun, Ferdinand Oreille ne se fit jamais appeler Oreille de Carrière contrairement à son frère aîné Charles[4].
Charles et Ferdinand Oreille sont donnés tous deux comme des «enfants naturels non reconnus» du duc de Berry[5].
Charles et Ferdinand portent chacun l’un des deux prénoms usuels portés par leur père Charles-Ferdinand d'Artois.
Le bon Duc fut des plus féconds.
Il était pour la bagatelle:
C’était là son unique fonds.
La cour s’en scandalisa-t-elle?
Quand vint ce prince-là:
«Pour le coup, voilà la merveille,
Dit Louis dix-huit à la Du Cayla:
Nos enfants sont faits par l’Oreille[7]!»
Le couple a une fille, Léonie Marie Pauline Oreille (1861-1923), qui épouse en 1884 l’avocat Jules Challamel (1853-1927): une descendance subsiste de nos jours.
Carrière
Ferdinand Oreille de Carrière fait ses études au lycée Bourbon[8] (actuel lycée Condorcet). Il s'engage comme volontaire dans l'armée en 1840. Puis il intègre Saint-Cyr le - promotion du Tremblement, et y sort en 1844 comme sous-lieutenant au régiment de chasseur à cheval.
↑Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon: 1256-1987; éditeur: Villeneuve-d'Ascq: Patrick Van Kerrebrouck, 1987; description: 795 pages, 28 cm, volume IV de la collection «Nouvelle histoire généalogique de l’Auguste maison de France» (ISBN2-9501509-0X), pages 712: notices sur Charles et Feedinand in pages 712-713: section «Enfants naturels non reconnus de Charles Ferdinand, duc de Berry».
↑Confer Molière, l’École des femmes, acte 1 scène 1: «Elle était fort en peine, et me vint demander, Avec une innocence à nulle autre pareille, Si les enfants qu’on fait se faisaient par l’oreille.»
↑Lefeuve, Histoire du lycée Bonaparte (collège Bourbon), par Lefeuve., Dépôt de la publication, (OCLC457882066, lire en ligne), p. 243 et 244
Sources, bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
Patrick Van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon: 1256-1987; éditeur: Villeneuve-d'Ascq: Patrick Van Kerrebrouck, 1987; description: 795 pages, 28 cm, volume IV de la collection «Nouvelle histoire généalogique de l’Auguste maison de France» (ISBN2-9501509-0X), pages 712: notice «Ferdinand Oreille de Carrière», in pages 712-713: section «Enfants naturels non reconnus de Charles Ferdinand, duc de Berry»
Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry, 1778-1820: père du comte de Chambord, Jean-Jacques Boucher, Fernand Lanore, 2000, p.242.
André Castelot, La Duchesse de Berry, d’après des documents inédits, Volume 1 de Présence de l’histoire, Librairie académique Perrin, 1963.