Fernand Bidault

écrivain et journaliste sportif From Wikipedia, the free encyclopedia

Fernand Bidault, né le à Orléans dans le Loiret et mort pour la France à Mâcon dans le département de la Saône-et-Loire, le , est un écrivain et l'un des premiers journalistes sportifs français du XXe siècle. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

Décès
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MâconVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Fernand Jean Charles BidaultVoir et modifier les données sur Wikidata
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Fernand Bidault
Biographie
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Voir et modifier les données sur Wikidata (à 35 ans)
MâconVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Fernand Jean Charles BidaultVoir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Jeunesse et formation

Fernand Jean Charles Bidault, né le à Orléans[1], est le fils de Fernand Charles Bidault (1855-1886), ferblantier-zingueur et de Marie Joséphine Juliette Auclair (1856-)[2].

Malgré la mort prématurée de son père, il fait des études brillantes au lycée de d'Orléans de 1884 à 1898. Boursier de l'État en 1893[3], il obtient le prix d'honneur de rhétorique en 1896, le deuxième prix de dissertation française au concours général en 1897[4] et le deuxième prix de philosophie au concours général en 1898[1]. Il fait sa dernière année d'études au lycée Michelet à Vanves et passe sa licence de lettres à la Sorbonne[1].

Il fait son service militaire au 69e régiment d'infanterie de décembre 1900 à septembre 1901[5].

Pionnier du journalisme sportif

À sa sortie du lycée, il entre comme rédacteur au journal Le Vélo, puis le quitte pour fonder avec Victor Breyer L'Écho des sports[1].

Admis comme rédacteur au Ministère des travaux publics à Paris, il est attaché à la Direction des mines, puis à celle des chemins de fer[1].

Sportif accompli, il pratique la course à pied, le tennis et le rugby, « commandant même pendant plusieurs années l'équipe 2e du Racing Club de France »[1]. Après avoir été président de l'Union sportive du lycée d'Orléans, il est second vice-président du Sporting Club universitaire de France en 1902[6] et cofondateur et administrateur du journal sportif L'Auto[7].

Comme plusieurs membres de l’équipe de rédaction de L’Auto, il collabore à La Vie au grand air où il écrit la rubrique « Rugby » de 1906 à 1914[8]. Il collabore au quotidien L'Intransigeant où il publie un article dans la rubrique « La vie sportive » tous les lundis à partir de juillet 1907[9],[10]. Dans La Voiturette et La Revue de l'automobile, il écrit des textes humoristiques sur les débuts l'automobile.

Le , lors du combat de boxe organisé à Cabourg qui voit s'affronter Georges Carpentier et Arthur Evernden, c'est lui qui tient le chronomètre, en qualité de journaliste sportif et rédacteur en chef de Cabourg Gazette[11].

Au début de 1912, il intègre la rédaction et le conseil d'administration de L'Écho des sports[12].

Dans son essai consacré à L'Avenir de la littérature sportive, publié en 1913, Georges Rozet écrit que son « confrère Fernand Bidault s'est fort exercé à ce genre silhouettes de sportsmen, descriptions mi-exactes, mi-fantaisistes de tous les sports, analyses ironiques des attitudes physiques ou morales propres à chacun d'eux, il a produit par centaines de ces notations courtes et pittoresques qui ont peut-être plus fait pour vulgariser le goût sportif chez ses lecteurs que les articles gravement techniques. Footballeurs, boxeurs, tennismen, rinkeurs, etc., il les a tous caricaturés à la façon dont les dessinateurs américains caricaturent la vie sportive, grâce à une connaissance exacte du geste propre à chacun d'eux. Avec une blague très parisienne, mais en même temps avec une solide compétence et une réelle tenue littéraire, il s'est plu à décrire les mille joies, les mille soucis, les vertus théologales et les manies professionnelles des piqués du sport »[13].

Mort pendant la Première Guerre mondiale

Mobilisé le 2 août 1914 et atteint d'arthrite au genou, il ne part au front avec le 331e régiment d'infanterie[14] que le [5].

Une semaine après, le à la Bataille de Vauquois, Fernand Bidault est blessé d'une balle qui lui traverse le genou et lui brise la jambe. Évacué à l'hôpital de Neufchâteau[15] puis à l'hôpital temporaire no7 de Mâcon, des soins inappropriés provoquent une infection de ses blessures (gangrène) et sa mort le [14],[16]. Il est inhumé à Orléans[17].

Citations sur le rugby

  • « La guerre, cette pâle image du rugby… »[18]
  • « Le football rugby est un jeu de hasard, comme la belotte, la roulette et le baccara, mais il ne se joue pas dans un cercle : il se joue dans un rectangle, autant que possible en plein air. Il a pour but de donner de l’importance, dans chaque ville, à quelques citoyens incolores, chargés de l’organiser. Il a également pour buts deux paires de poteaux, réunis par une barre transversale […] Le matériel se compose en outre : d’un ballon ovale en peau de saucisson (de Lyon) ; de deux équipes de quinze joueurs qui n’en font que treize en réalité, puisqu’il y a deux demis et quatre trois-quarts ; d’un arbitre, de préférence sourd, myope et paralytique chargé de siffler les joueurs ; enfin, de quelques milliers de figurants chargés de siffler l’arbitre »[19].

Œuvres principales

Ouvrages

  • La Tactique du Football Rugby, 1907
  • La Méthode du Lawn-Tennis, 1908
  • À l'Âge de fer, 1909
  • Voyage aux Dolomites et aux lacs italiens, 1910
  • La Tactique du football association, conseils pratiques, avec Fernand Canelle

Publications dans des revues et journaux

Décorations

Hommages

Bibliographie

  • Léon Baranger, Anthologie des Écrivains Morts à la Guerre - 1914-1918, t. 1, Amiens, Edgar Malfère, coll. « Bibliothèque du Hérisson », , « Fernand Bidault 1879-1914 », p. 90-92
  • Maryline Prévost, Mairie d'Orléans, « Fernand Bidault, de l'encre à la boue des tranchées », Orléans.mag, no 144, , p. 40 (lire en ligne [PDF])
  • Benoît Caritey (Directeur), La fabrique de l'information sportive : L'Auto (1900-1944), Reims, EPURE, Éditions et presses universitaires de Reims, , 448 p. (ISBN 978-2-37496-102-6, DOI 10.34929/79sj-t281, lire en ligne)

Références

Liens externes

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