Fernand Faure, né le à Ribérac (Dordogne) et mort le à Paris, est un économiste et homme politique français.
Reçu avocat en 1873, docteur en droit et agrégé en 1878, il enseigne l'économie politique à la Faculté de droit Douai, de 1877 à 1880, puis à Bordeaux, où il a contribué à refonder la Société d'économie politique de cette ville en 1874. Vice-président du cercle girondin de la Ligue de l'enseignement, franc-maçon du Grand Orient[1], il est élu député de la Gironde en 1885 à l'âge de 32 ans, au scrutin de liste, sur celle des républicains opportunistes. C'est alors un républicain modéré, mais proche des radicaux[1]. Il intervient fréquemment dans les discussions budgétaires à la Chambre des députés. C'est alors un libéral libre-échangiste, de gauche. Il fait partie en des fondateurs du groupe parlementaire des libertés économiques avec des députés comme Frédéric Passy ou Yves Guyot[2]. Il suit ce-dernier en 1887 dans deux de ses créations éphémères, l'Association pour la défense des droits individuels et la Ligue pour la séparation des Églises et de l'État par les communes. Il entre en 1888 à la Société d'économie politique de Paris[3].
Il épouse en Laure Donnat, fille de Léon Donnat, conseiller municipal de Paris, radical et libéral, et président de la libre-échangiste Ligue des contribuables et des consommateurs[4].
Maire du 16earrondissement de Paris en 1912[1], il dirige en 1914 le secrétariat économique et devient chef de cabinet du ministre des finances Paul Painlevé en 1917. Malgré de nombreuses candidatures, il ne retrouve un mandat parlementaire qu'en 1924, en étant élu sénateur de la Gironde. Il meurt en 1929, en cours de mandat.