Fernand Kerkhofs, né à Bruges le et mort à Ixelles le [1], est un journaliste, une personnalité du monde des affaires et un résistant lors de la Seconde Guerre mondiale.
Fernand Janvier Kerkhofs, né à Bruges le , est le fils de Camille Kerkhofs, notaire, et d'Esther Demaseure.
À peine diplômé docteur en droit, il prend part à la Première Guerre mondiale comme volontaire de guerre, notamment lors de missions effectuées en Angleterre[2].
Il fait du journalisme au journal l'Écho de la bourse avant de devenir directeur du service information de la Société de Bruxelles pour la finance et l’industrie (Brufina), holding d'investissements issu de la Banque de Bruxelles[2].
Recherché par la Gestapo, il quitte la Belgique en 1941 avec Jean Moens et parvient en Espagne où il est incarcéré pendant six mois au camp de Miranda. Parvenu à Londres via Gibraltar, il suit un entraînement de parachutisme en 1943 et effectue peu après des missions au Congo belge, au Caire ou ailleurs. En 1943, alors qu'il s'entraînait en vue d'un parachutage en Belgique, il se luxe gravement le genou et doit être amputé de la jambe. Il a été fait major de l'ARA (Agents de Renseignement et d'Action)[6].
Après la guerre, il reprend un temps ses activités au service information de la Brufina.
Diminué par ses blessures de guerre, il s'éteint le et reçoit des funérailles à l'église Saint-Adrien à Ixelles avant d'être inhumé dans le cimetière de Bruges[7].
Hommage et distinctions
En 1949, Fernand Kerkhofs est nommé lieutenant-colonel à titre posthume par le prince régent Charles de Belgique.