Métreur en bâtiment, Fernand Lefort adhère au Parti communiste en 1934[1]. Il milite également activement au sein du Mouvement Amsterdam-Pleyel et rejoint l’Union syndicale des techniciens et employés de l’industrie (USTEI). Son engagement syndical lui vaut d’être licencié par son entreprise. Il devient par la suite secrétaire de la section communiste de Saint-Ouen[1].
Membre du conseil municipal après-guerre, il est élu maire de Saint-Ouen en 1945, puis réélu constamment, cédant la fonction à Paulette Fost en 1979. Durant son long mandat, il encourage l'aménagement de la ville qui se dote de nombreux logements et d’équipements scolaires, culturels ou sportifs, et bénéficie de l'extension du métro[1].
Suppléant d'Étienne Fajon aux élections législatives de 1967, il est élu sénateur de la Seine-Saint-Denis le et réélu le , mandat qu'il assure jusqu'au , date à laquelle il ne se représente pas. À la chambre haute, il est nommé membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du règlement et d'administration générale. Il vote contre le projet de loi portant création et organisation des régions en 1972. Il s'engage particulièrement en faveur des anciens combattants[2].