Fernand Maillocheau
From Wikipedia, the free encyclopedia
10 novembre 1946
IIe Constituante
Ire (Quatrième République)
| Fernand Maillocheau | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (5 ans, 7 mois et 27 jours) |
|
| Élection | 21 octobre 1945 |
| Réélection | 2 juin 1946 10 novembre 1946 |
| Circonscription | Vienne |
| Législature | Ire Constituante IIe Constituante Ire (Quatrième République) |
| Groupe politique | COM |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Verrières (Vienne) |
| Date de décès | (à 68 ans) |
| Lieu de décès | Gouex (Vienne) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF |
| Profession | Exploitant agricole |
| modifier |
|
Fernand Maillocheau, né le à Verrières (Vienne) et mort le à Gouex (Vienne), est un homme politique français.
Fils d'un petit exploitant agricole, Fernand Maillocheau perd sa mère à l'âge de cinq ans. Il est d'abord élevé par ses grands-parents maternels, agriculteurs, avant de retrouver le foyer paternel.
Mobilisé en 1914, il reçoit une blessure au combat en , qui le laisse en partie invalide. Il est rendu à la vie civile en 1919 avec la croix de guerre.
Il exerce alors divers métiers dans sa petite commune de Gouex, avant de reprendre l'exploitation paternelle dans les années 1930.
Il adhère au Parti communiste en 1935, et est élu maire dans la foulée. Candidat aux législatives de 1936 dans la circonscription de Montmorillon, il n'obtient que 7,7 % des voix, et se désiste en faveur du candidat socialiste, qui est battu par un radical indépendant.
En 1937, il est candidat malheureux aux cantonales, à Lussac-les-Châteaux.
Mobilisé en 1939, il est ensuite déchu de son mandat municipal du fait de son appartenance au parti communiste. Il parvient à traverser la période de l'occupation sans autre difficulté qu'une brève arrestation en .
Réélu maire de Gouex à la Libération, il figure en seconde position sur la liste communiste, derrière Alphonse Bouloux, pour l'élection de la première constituante, en , et est élu député. Il est réélu en mai, puis . Il perd cependant son mandat, du fait des apparentements, en 1951. Sa candidature aux sénatoriales de 1952 n'est pas fructueuse.
Au sein du parti, il apparaît comme un modèle du communisme municipal, son action étant vantée par Jacques Duclos pendant le XIVe congrès du parti, en 1956. Celle-ci est par ailleurs mise en avant dans la revue communiste Regards en .
Ce mandat de maire est d'ailleurs le seul qu'il conserve. Il est à plusieurs reprises (1945, 1949, 1955 et 1961) candidat aux cantonales, ainsi qu'aux sénatoriales de 1958 et 1959, sans succès.