Fernand Marc
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Fernand Marc, né à Paris le , mort à Paris le , est un poète français, beau-frère de l'éditeur et traducteur Henri Parisot.
Fernand Marc naît le dans le 14e arrondissement de Paris. Certaines de ses œuvres furent illustrées par Marc Chagall.
Avec son ami éditeur Louis Tschann, il fit publier de jeunes poètes (parmi lesquels Gisèle Prassinos) dans les Feuillets de Sagesse et Anthologie de la poésie vivante.
Dans un envoi autographe signé en forme de poème, Paul Éluard écrit :
son oiseau, c'est le roitelet
Qui chante avec ses oreilles
Et dont chaque feuille résonne
Son oiseau
Ses oiseaux ce sont ses poèmes.[1]
Il meurt le à l'Hôpital Notre-Dame de Bon-Secours, et est enterré au Cimetière de Montrouge dans le 14e arrondissement de Paris.
Feuillets de Sagesse - Anthologie de la poésie vivante
Le cercle se réunissait dans le quartier de la Porte d'Orléans et de Montparnasse à Paris et « publiait des Feuillets qui allaient devenir de véritables petites éditions où l'on trouverait la signature de Jean Rousselot, Yanette Delétang-Tardif (1934), Jean Follain, Edmond Humeau (1936), Gabriel Audisio, Michel Manoll (1937), René Guy Cadou, Marcel Béalu, Guillevic (1938). Et surtout des poètes que le bruit du surréalisme avait tendance à occulter [...] André Salmon, Pierre Reverdy, Max Jacob, Pierre Mac Orlan, Léon-Paul Fargue »[2]. « La tendance poétique de Sagesse », écrivait Fernand Marc, « évolue du nouveau classicisme défini par Jules Romains et Georges Chennevière, au modernisme des Lampes à arc. Sagesse s'éloigne autant des formes traditionnelles que d'une poésie dont les images sont trop souvent des rébus. Sagesse veut une poésie sobre, vraie, humaine... »[3]
En 1937, la revue publie Sur le Champ de Tristan Tzara (Feuillet no 31), et Des taches dans le vide (no 32) de Hans Arp ou Jean Arp, qui fait ainsi paraître ses premiers textes écrits en français. Une traduction des poèmes de Federico García Lorca paraît la même année, un an après la mort tragique de leur auteur[4].
Orientalisme
Fernand Marc contribue à la revue La Pensée bouddhique de la Société des Amis du bouddhisme, fondée en 1929.
Quoiqu’ayant, comme le note Louis Aragon, « signé avec tout un groupe de jeunes gens des manifestes contre la répression aux colonies »[5], il s'est toutefois refusé à toute forme de poésie engagée, à la différence d'Aragon qui le lui reprocha : « Mais comprendra-t-il qu'il ne suffit pas de trouver et de dire que les condamnations de Saïgon sont révoltantes [...] un homme doit cesser de se réserver une zone expérimentale à l'abri des perturbations de l'activité de classe, fût-ce sous le prétexte de la poésie ? »[6].
Non seulement Fernand Marc s'est toujours refusé à la poésie révolutionnaire que préconisait l'auteur de La souris rouge, mais il renoncera même à tout engagement poétique après la Seconde Guerre mondiale pour se consacrer aux études orientales. Du bouddhisme, il retient un respect profond de la vie animale et pratiquait le végétarisme.