Fernand Valnet

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Décès
(à 53 ans)
Neuengamme
Nom de naissance
Fernand Joseph Valnet
Nationalité
Fernand Valnet
Biographie
Naissance
Décès
(à 53 ans)
Neuengamme
Nom de naissance
Fernand Joseph Valnet
Nationalité
Activité
MilitaireVoir et modifier les données sur Wikidata

Fernand Joseph Valnet (La Bretenière, le Neuengamme, 1945) était un résistant français et passeur vers la zone libre. Un rapport de la gendarmerie de Poligny, de , fait état d'environ 10 000 personnes exfiltrées dont 600 prisonniers évadés, et 60 000 lettres transportées[1]. Arrêté par la Gestapo en , il est déporté en août, et meurt début 1945.

Fernand Valnet est né le à La Bretenière (Doubs), étant marchand de fourrages de profession et ancien combattant de la Première Guerre mondiale[2],[3]. Résistant durant la Seconde Guerre mondiale[4],[5],[6],[7], il officie comme passeur le long de la frontière avec la Suisse[8],[9],[10],[11],[12],[13].

Opérant entre Vadans et Poligny, entre et , Fernand Valnet aurait fait passer environ 10 000 personnes[14]dont 600 prisonniers évadés, et 60 000 lettres[15]. Pour passer la ligne de démarcation, il parcourait 10 à 15 km à pieds, précédés et suivis de trajets en car ou train pour faire la liaison avec les villes. Agissant quasi quotidiennement, dans les 2 sens, il encadrait des groupes de 12 à 70 personnes assisté d'un autre passeur en serre-fil[16].

Il est arrêté une première fois, le , incarcéré à la citadelle de Besançon, et condamné à trois ans de travaux forcés, mais parvient à s'échapper pour gagner Poligny[8] ; il est arrêté de nouveau, en , écope de trois années de prison, mais est rapidement libéré[8]. Après avoir été inquiété 5 fois, il abandonne l'activité de passeur pour devenir membre de l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA)[17], sous l'égide du colonel Jean Maurin[8]. Agent de liaison pour le Doubs, il assure la transmission de messages et la collecte d'informations. Des contacts avec des groupes clandestins, seront également pris, depuis Besançon, avec des antennes jusqu'à Épinal et Nancy[8].

Le , dnoncé par unefemme d'un village voisin, il est arrêrté par la Gestapo à Cendrey. Interrogé et torturé à Besançon, il ne parle pas. Déporté le au camp de Wilhelmshaven, puis transféré le à Neuengamme avec 420 autres malades, où il disparait[18],[2],[3],[8],[19]. Sous-lieutenant FFI déclaré Mort pour la France, il reçoit la Légion d'Honneur comme Chevalier, la Croix de guerre avec palme, la Médaille de la Résistance[2], et est également inscrit sur le monument aux morts de La Bretenière et dans la crypte de Notre-Dame de la Libération[3] à Morre.

Partage des passages en zone libre avec Paul Koepfler

Notes et références

Liens externes

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