Fernand Wibaux (né le à Paris et mort le à Brunoy[1]) est un haut fonctionnaire français, acteur important des relations entre la France et l'Afrique francophone des indépendances au milieu des années 1980[2].
Docteur en droit, Fernand Wibaux entre à la Libération au ministère de l’Intérieur. Chef de cabinet de Gaston Defferre, alors ministre de l'Outre Mer, c'est lui qui rédige la loi-cadre de qui prépare les indépendances.
Directeur général de l’Office du Niger de 1956 a 1960 puis consul général de France à Bamako, il est nommé ambassadeur au Mali de [4] à 1964. Il prend en charge la direction de l'Office Central d'Accueil Universitaire de 64 à 68, puis est nommé ambassadeur à Fort-Lamy (N’Djaména, Tchad) de 1968 à 1974. Il se voit ensuite confier la direction des affaires culturelles et sociales au ministère de la Coopération de 1974 à 1976, avant d’être nommé directeur de cabinet du ministre de la Coopération Jean de Lipkowski (janvier-).
Il a également été ambassadeur à Dakar de 1977 à 1983 et, enfin, à Beyrouth de 1983 à 1985[5], ainsi que Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie du au , au plus fort des « Événements » qui voient s'opposer violemment partisans et opposants à l'indépendance de cet archipel.